La grande prêtresse

A la croisée des mondes
Dans le flou qui n’est pas organisé par des procédés binaires
Là où viennent se précipiter les idées
Là où se dissipent les convictions
Là où s’épanchent des blocs trop concentrés
Perméabilité

Il y avait trop d’entraves
Trop de manières de bien penser
Bien communiquer
Bien s’engager
Il y avait un souci de la forme
Aux dépends du fond
Un principe persistant
Il y aurait un fond et il vaut mieux rester en surface
Procédés binaires

La prêtresse
Elle n’est pas superficielle
Ni toi
Alors pourquoi aspirer à être lisse
C’est pas ainsi qu’on se faufile entre les mondes
Diffus, bordélique, en vrac
Mais pas lisse
Non conforme

Elle a longtemps été un espace de stockage
Elle captait des informations
Des données
Des courants
Des esprits
Qui venaient se déposer là
S’installer
Persistance Lire la suite « La grande prêtresse »

Des hauts et des bas

Vite vite. Des hauts et des bas. A l’euphorie succède la tristesse. La déprime fait place à une vision très claire. Une lucidité instable. Ne pas s’y fier. Impasse. En suspens. Au-dessus du vide. En transition. Hypomanie. Endurance. Brûler et s’effondrer. Trembler de passion. Frissonner d’enthousiasme. Pleurer de peur. Ne plus se reconnaître. Danser. Inonder le sol de ses larmes, incapable de se relever. Trop vite.

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Tirage Petit Lenormand

Les pistes que tu as dégagées commencent à se faire concrètes. Tes efforts débouchent sur une dynamique de bon augure. Seulement, alors qu’on entre dans le mois du signe du Taureau, tu te dis que la stabilité que tu devras peut-être sacrifier t’es trop précieuse.

Même si ça n’est qu’un sens de la stabilité, c’est déjà ça. Tu penses aux « réformes » fascisantes du gouvernement. Les droits sociaux qu’on détricote. Tu es terrifiée par l’apathie qui caractérise les masses. Tu te souviens quand l’énergie du désespoir menait à la rébellion. Mais tu ne vois que de l’abattement. Tu te sens vidé.e. Alors, la stabilité a du bon, même si les choses qui se mettent en place dans ta vie t’excitent à fond. Lire la suite « Tirage Petit Lenormand »

L’Ermite du Wooden Tarot

L’Ermite. Témoin d’un autre rythme. Vestige d’une autre époque. Promesse du renouveau. Elle s’est couchée là parce que la saison était venue. Son horloge biologique ne mentait pas. Symbiose. Capacité à écouter. A se coucher. Elle s’est couchée là, sous les branches et sur la mousse. Dans son plaid aux motifs feuillus. Elle s’est enroulée dans son cocon de fortune. Elle a adapté sa respiration au rythme de la caverne. Bien profondément sous la montagne. Là où gisent les cristaux de roche. Là, où ils sont posés sur son oreiller. Elle a adopté le rythme qui lui convenait. Intransigeante. Elle a su sur quoi caler son rythme. Intuitivement ou instinctivement. Lire la suite « L’Ermite du Wooden Tarot »

3 de coupes – l’amitié!

L’amitié ! Ses modalités varient en fonction de ta personnalité.

Si t’es super people, il y a forcément quelques potes dont tu te sens plus proche dans ton énorme réseau – ta liste « ami-e-s proches » parmi tes 2318 contacts facebook. D’ailleurs, rien ne dit que les ami-e-s avec qui tu accroches bien sont celles que tu vois toutes les semaines ni les gens en vue dans ton milieu. Tu éprouves un sentiment de liberté à partager des choses fortes avec des proches moins impliqué-e-s dans ton quotidien. Si tes ami-e-s évoluent aussi dans ce milieu, ce sont les personnes avec qui tu n’as pas besoin de masque ou qui ne projettent pas plein d’attentes sur toi. Tes ami-e-s t’aiment pour TOI. Pas pour tes toiles, ton blog, tes soirées, ton look, ton carnet d’adresses, tes sous, ta baisabilité. Pas parce que tu leur sers de caution en mode : j’ai un ami noir, je fréquente des trans, je connais bien la classe populaire.

Si tu es du genre à ne te sentir bien qu’en compagnie d’une poignée d’ami-e-s trié-e-s sur le volet Lire la suite « 3 de coupes – l’amitié! »

La Force

« Viser la lune, ça me fait pas peur. Même à l’usure, j’y crois en corps et en chœur » . (ou quelque chose comme ça).

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Tu as le feu du feu. Le plus brillant. Le plus chaud. Ton feu me fait penser à ceux qu’on allum(ai)t aux grandes célébrations païennes : des feux qui attirent la lumière, qui remercient les ancêtres, qui écartent la poisse, qui louent le soleil revenu, qui brûlent nos regrets, qui emportent nos échecs. Il te réchauffe. Il est sous contrôle. Il crépite autant que ta persévérance. Il digère tous les bouts de papier que tu lui as confié. Les bouts de papier sur lesquels tu as inscrit tes rêves les plus incroyables, ceux sur lesquels sont notés les schémas dont tu veux te débarrasser, ceux qui portent juste le nom d’une personne qui t’a fait du mal à laquelle tu renonces à t’accrocher. Il crépite. Tu le fixes. Sa force t’envahit. Tu es une battant-e. Tu peux compter sur toi-même. Tu connais bien ce qui t’empêche d’avancer. Tu gères tout ça. Et tu apprends qu’on ne peut pas toujours avancer. Tu considères la relativité du progrès pendant que tu contemples ton feu. Tu t’interroges sur le côté cyclique des choses. Lire la suite « La Force »

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