La grande prêtresse

A la croisée des mondes
Dans le flou qui n’est pas organisé par des procédés binaires
Là où viennent se précipiter les idées
Là où se dissipent les convictions
Là où s’épanchent des blocs trop concentrés
Perméabilité

Il y avait trop d’entraves
Trop de manières de bien penser
Bien communiquer
Bien s’engager
Il y avait un souci de la forme
Aux dépends du fond
Un principe persistant
Il y aurait un fond et il vaut mieux rester en surface
Procédés binaires

La prêtresse
Elle n’est pas superficielle
Ni toi
Alors pourquoi aspirer à être lisse
C’est pas ainsi qu’on se faufile entre les mondes
Diffus, bordélique, en vrac
Mais pas lisse
Non conforme

Elle a longtemps été un espace de stockage
Elle captait des informations
Des données
Des courants
Des esprits
Qui venaient se déposer là
S’installer
Persistance
Au fond
Dans les organes
Autour
Au bout
Dedans
Partout
Infiltrés
Indélogeables
Et puis, elle a capté
Double sens
Un : elle a pigé
Deux : elle est devenue une antenne
Cerner le signal
L’amplifier
Le porter
Le transmettre
Et puis s’en décharger

Le laisser partir à la croisée des mondes
En l’orientant
Ou en le propulsant sans viser
Elle sait désormais
Servir de canal
Vaisseau
Vecteur

Sans se laisser infecter
Intoxifier,
Scléroser

Elle est à la croisée des mondes

Moins attachée aux identités
Davantage flottante dans la fluidité
La prêtresse

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