Le tirage dont tu es l’héroïne (mais pas jusqu’au bout)

Rappelle-toi de mon tirage à tiroirs de la badasserie! Il s’agissait de te laisser le choix entre plusieurs carte à l’issue de chaque vidéo afin de tisser ton histoire.

Il y a quelques mois, j’ai essayé de donner une suite à ce « concept » de tirage dont tu es le héros ou l’héroïne. Et puis, j’ai étais interrompue en cours de tirage. Ce n’était pas possible de reprendre le fil sans perdre toute l’énergie propre à cet instant précis. Et voilà, les vidéos sommeillent dans mes archives.

Sauf que c’est fun quoi, les tirages dont tu es l’héroïne. Je te partage quand même ce qu’il en reste.

A l’issue de la première vidéo (ci-dessous), inutile de choisir le parcours orange: il n’existe pas. 🙂

Si tu optes pour le parcours vert, tu trouveras ici le tirage et puis ensuite soit le jaune ici, soit le bleu ici. Et sur cette page les photos des deux parcours verts pour passer plus de temps avec les cartes.

Si tu optes pour le parcours bleu, tu trouveras le tirage par ici. A la fin de ce parcours, je te propose de poursuivre en bleu ou en jaune. Je n’ai pas eu l’occasion de filmer le parcours jaune car j’ai dû accompagner un-e pote aux urgences. Du coup, le bleu est là et les photos là-bas. Si le défi du jaune « ce qu’il y a autour » t’intéresse en complément, attrape un tarot ou connecte-toi à une appli gratuite pour poursuivre le tirage à ta sauce 🙂

5 de coupes: tu as le droit de pleurer

Tu t’accroches à ces deux coupes qui te pèsent tandis que « quelqu’un.e » s’obstine à te vider.
Quelle est cette ombre qui agit dans ton dos ? Quel est ce schéma qui se reproduit compulsivement ? Pourras-tu faire volte-face et ne plus subir ?
Pour l’instant, seul le poids de tes coupes te préoccupe. Cette tristesse est continue. Le poids de tes larmes ? Le poids de quelles larmes ?
Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de craquer. Tu as le droit de t’effondrer. Tu as le droit de ni rien comprendre. Tu as le droit de ne pas y arriver. Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de pleurer.

Le corps des sorcières (pas la figure de la… j’en baye aux corneilles)

C’est un des villages les plus ruraux de la région. Les plus consanguins et bloqués dans des habitudes quoi. Dans le courant des années 90, un mouvement de jeunesse local a pris l’initiative de faire (re)vivre la tradition d’Halloween. On voyait alors la fête comme une curiosité américaine vaguement inspirée de traditions européennes. On disait, comme pour tout ce qui venait des Etats-Unis: c’est commercial. Le commerce ne s’embarrasse pas des traditions païennes dans les villages ruraux. Il s’ancre dans les faux semblants catholiques. On fait ça bien. Halloween, on se méfiait, c’est commercial.
Toujours est-il que la sauce a pris. En quelques années, le petit festival a gagné en ampleur pour attirer des visiteurs de toute la région. Après la récolte de bonbons par les enfants, un parcours était organisé à travers le bois du village, le parc du château, gracieusement ouvert par Monsieur le Comte (sans rire). Et puis la fête se clôturait sur un grand feu de joie autour d’un monstre, d’une sorcière ou… Enfin, sûrement une sorcière, c’est le genre de feu qui met en joie.
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15 ans. J’avais adoré le film The Craft et j’essayais d’entraîner mes ami-e-s dans des séances de spiritisme au succès mitigé. Là où j’avais trouvé une inspiration qui me chamboulait, les autres s’amusaient. Pour Halloween, les filles de mon âge dans le mouvement de jeunesse devaient se charger d’une petite mise en scène en continu dans le bois: des sorcières. J’avais convaincu les autres de venir vêtues comme de véritables sorcières, celles du film The Craft. J’étais trop emballée. Sauf qu’elles se sont ravisées, bien conditionnées au patriarcat, mes « camarades » sont venues armées de balais, de chapeaux pointus et de nez crochus. Elles se sont plu dans la caricature tandis que j’essuyais les moqueries pour mon « accoutrement ». J’ai compris ce jour d’Halloween que je ne serai jamais bienvenue dans la région où j’ai grandi. J’ai su que survivre serait partir. Quelque part, quelque chose me disait encore et encore: les seules sorcières qui valent ici sont celles qui font rire, marionnettes qui masquent le féminicide commis par les hommes. La descendante des sorcières qu’on a bel et bien brûlé a trop de feu, bien trop de feu, beaucoup trop de rage, pour rester sur ces terres.
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A quelques dizaines de kilomètres de là, dans la région d’où est originaire la branche paternelle de mon arbre généalogique et mon nom de famille, les archives de procès pour sorcellerie ont été retrouvés il y a aussi quelques dizaines d’années. On a surfé sur la vague en mode office du tourisme: parcours dans le village et les bois alentour, festival des sorcières,etc. Les vieilles aux nez crochus et aux chapeaux pointus y étaient célébrées, hideuses anachroniques, charmantes légendes pour faire rire les enfants. Je suis allée en classe verte là-bas avec l’école vers 10 ans. C’est tout ce que j’en ai retenu. Les vieilles sorcières effrayantes et marrantes, sauf pour la bière locale. Elle porte le nom de la seule des femmes torturées et exécutées qui n’était pas une dame âgée, la seule exploitable commercialement. L’identité visuelle de cette bière (qui existe en version bio, rural correctement exploitable, d’ailleurs on ouvre des herboristeries pour bobos): une silhouette pin-up maigre, aguicheuse, nue, sur un balai et sous son chapeau pointu.
A part ça, il y a une flopée de livres et d’ateliers qui vont sortir sur la « figure de la sorcière » là. Figure, en anglais, ça veut dire silhouette. Une figure est une coquille vide. La figure de la sorcière est une construction du patriarcat.
Le corps de la sorcière est un enjeu féministe. Le corps des sorcières. Ses pratiques, ses voix, ses ambiguïtés, ses complexités, ses fluidités, ses puissances, ses vulnérabilités, ses orgasmes, ses écrits, ses rituels, ses manifs, ses complots, ses hackings, ses combats, ses intonations, ses handicaps, ses sécrétions, ses projections, ses décisions, ses hululements, ses soubresauts, ses nausées, ses régénérations, ses cycles, ses rêves, ses psychoses, ses chansons, ses dégénérations, ses ébullitions.
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Annonce de service :-)

Les grobidoux,

Pendant l’été, je ne suis pas dispo sur fb et je poste peu ici. Je viens de faire une mise à jour du blog avec du contenu partagé sur Instagram. Je suis passée en mode privé pour l’instant mais n’hésitez pas à m’envoyer une demande pour avoir accès à un peu plus de contenu tarot, sorcière, militantisme gros et tout: @cathoutarot !

Bisous

Fille de coupes: autel

Maintenir un autel modifie mon rapport à la propreté et au rangement. Ma spiritualité de sorcière (et le partage d’un appartement avec un chaton) m’ouvre à la purification, aux « énergies » et à leur circulation, et à l’impact de tout ça. Merci au Thea’s tarot ! J’ai tiré la fille (reine) de coupes à ce sujet. Fort à propos 🙂
Si vous recevez les newsletters de #littleredtarot vous aurez constaté que cet extraordinaire tarot lesbien féministe va être réédité pae @metonymypress. Pour la première fois depuis 1984!

Tirage de Lammas

Saison. En route vers la partie la plus chouette de l’année. Celles où les voiles se font fins. Le héron, roi de coupes, roi des ruisseaux, auprès du vieux saules, les pattes dans les fossés, entend monter les murmures. Bientôt, tu glissera à toute allure dans les veines, les nervures, les courants, comme l’anguille, la cavalière des rivières. La fluidité est en vue. Pas emmagasiner mais saisir et foncer. Mais d’abord, la fête, les hommages, la gratitude. C’est Lammas. Qu’as-tu engrangé jusqu’ici ? Qu’as-tu laissé tomber ? À quoi fais-tu de la place en abandonnant ? 4 d’arc. On se réjouit 😊☀️

Deux et trois d’épées: la confiance comme force

Sometimes you need to let your guard down and speak your truth, your most shadowy truth, from the bottom of your heart. And sometimes, it’s the most complicated thing to do. 🔹 Il arrive qu’il faille cesser de te cacher derrière tes barrières et trouver le courage de parler, parler ta vérité, depuis les profondeurs, depuis tes parts d’ombres. 🔹 Ça fait mal, même si tu pratiques la vulnérabilité radicale. Il reste toujours des pans de murs pour planquer des blessures. 🔹 You may try to apply radical vulnerability as often as you can, there are always some walls to hide the fears and wounds you wouldn’t share. 🔹Sometimes you need denial and defenses and it’s fine. But sometimes only honesty will get you through it. 🔹Il arrive que tu aies absolument besoin de ton déni, des tes refoulement et de tes boucliers. C’est pas un problème. Et puis parfois seule la sincérité pourra te porter au travers de tes problèmes. 🔹 It’s not about being strong. It’s not about harnessing your fears. It’s about trust through pain, doubts and depression. It really is the hardest thing to do. But you deserve to trust yourself. And some other people. 🔹II ne s’agit pas d’être fort.e. Il n’est pas question de contrôler tes peurs. Il s’agit de confiance, à travers toutes ces souffrances, ces doutes, cette dépression. C’est super dur à accomplir, mais tu sais quoi ? Tu mérites de t’offrir ta confiance. Et de l’offrir à certaines autres personnes.

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