10 de pentacles. Invalidité, in/stabilité, caps.

Le 10 de pentacles évoque la stabilité, la sécurité, un équilibre matériel qui soulage et satisfait, des accomplissements professionnels rassurants.

Après notre excursion d’hier, le syndrome d’Ehlers-Danlos a repris ses droits… en pire que plus tôt dans la semaine. Avec une maladie chronique aussi fluctuante, la gestion des cuillères constitue un apprentissage constant. On croit qu’on a bien cerné ses resources. Et puis, ça foire d’un coup. L’équilibre entre une activité physique régulière qui limite les douleurs et les moments où la douleur agit trop pour ça, c’est périlleux. L’hypermobilité n’est pas sans risque.
Je ne regrette pas mes escapades de la semaine, rythmées par des tissus conjonctifs capricieux. Je peux me reposer en attendant ma séance de kiné hebdomadaire.

Mais le 10 de pentacles me rappelle qu’il ne s’agit pas exclusivement de mon corps. Après un an d’incapacité de travail, je bouge vers le statut qu’on appelle en Belgique « invalidité », ou maladie de longue durée comme disent les politiques qui nous méprisent.
J’aimerais pouvoir tirer les cartes professionnellement un jour, à défaut de pouvoir me plier aux nécessités du salariat à nouveau, à défaut de pouvoir travailler de nombreuses heures par semaine. J’aimerais bosser, mais pas parce que les politiques pensent qu’on est des merdes de feignasses hein.

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Le Monde est ma carte de l'année 2019. Exigeante, elle requiert d'évoluer. Accomplir et aller plus loin. Me renouveler. Elle me force à me remettre en question (et pas exclusivement par du blabla superficiel). Elle pousse à éprouver toujours plus ce qu'est l'intégrité. Faire tomber le superflu. Me dénuder de certaines de mes parades. Elle me rappelle que je ne peux pas me détourner d'un monde qui s'effondre. Je dois être présente. Ne pas baisser les bras. 🌒 Concrètement, ces jours-ci, ça consiste à être nettement moins présente sur Instagram (même si ça ne se ressent pas dans mon rythme de publication) pour revenir au fond, plus qu'à la forme. J'espère profiter de la saison de la Vierge (mon cher ascendant) pour avancer sur certains plans. #theastarot #tarot #cartomancie #queertarot #cartomanciennequeer #lemonde

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Le 10 de pentacles, c’est aussi un cycle. Quelque chose qui s’achève. Avec cette date symbolique, finie la peur permanente des rendez-vous chez le médecin conseil (aussi compréhensif soit-il). Et quelque chose qui se libère dans mon esprit par rapport à mon travail. Par rapport aux angoisses accumulées, à la saturation, aux crises. Un cap incontestable, même si je n’en cerne pas encore tous les enjeux. Et même si la précarité reste de mise. Même si on vit en sursis dans un système handiphobes.

Une année en partie passée à stresser quant à la pérennité de notre logement temporaire. Désormais, c’est un peu moins flou de ce côté. On se sent bien chez nous et ça, c’est très 10 de pentacles non ?
Un cap… En un an, j’ai beaucoup appris sur mon corps et sur son fonctionnement. Je maîtrise mieux l’impact du stress sur mes symptômes. J’essaie de le gérer pour continuer à fonctionner. Je limite ce qui m’épuise ou m’angoisse. La kiné me soulage. Mes traitements s’améliorent. On ne me bourre plus d’antibiotiques parce qu’on ne comprend pas mon corps. Un cap…

Quand on a une maladie génétique qui ne nous lâchera pas, je suppose que les étapes nous marquent différemment. Le 10 de pentacles ne fonctionne pas tout à fait pareil. Je regarde cette image… Je ne peux pas faire confiance à mes chevilles. Qu’est-ce que la sécurité dans un corps auquel on ne peut pas faire confiance, foncièrement instable ? J’en sais rien. Je sais que je suis en phase avec lui. Je l’aime. J’en suis fière. J’en profite quand je le peux et tant que je le peux.
En fait, même si cette journée a été dure, même si je ne sais pas où je vais, le 10 de pentacles résonne.

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My hands/waist ratio is the best and so is yours, darling! 💜 Outfit picture in front of a zodiacal door! It's more than 30°C outside. My skirt is an invitation for autumn, my favourite season. It's from @hellbunnyofficial. They're great for fat size. Not too fat though, I wear the biggest size, a UK 4XL. It shouldn't be so hard to access clothing when you're fat. Après ces considérations sur l'impact de la grossophobie et de la haine des gros.ses sur nos existences, en particulier au-dessus de la taille 54, le cyclamen ! Avec une jupe automnale par grande chaleur, on aura compris quelle est ma saison préférée! 🍃🍂🍏🎃🍎🍇🍐 Les cyclamens sauvages ont attiré mon attention aux pieds des arbres (bein oui, je n'avais jamais vu des cyclamens sauvages, j'avoue). J'ai ainsi découvert qu'ils commencent souvent à fleurir début septembre, annonçant l'automne tout comme les primevères le printemps. Ça rend la chaleur moins désagréable 😉 (ça et le fait que mon #syndromedehlersdanlos a décrété que mes articulations avaient froid de toute façon cette semaine !) OK, je retourne lire pour tenir ma promesse de prendre du recul d'insta pour quelques jours ! Photos par mon instabutchpouse @rose_butch #fatliberation #libérationdelagrosseur #fatactivism #perfectangle #lagrosse #grosseetfière #radicalfatty #ehlersdanlos #cyclamen #taillegrosse #fatshion #queerfatshion #fatfemme #queerfemme #gouinitude

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