Méditation avec les fleurs de sureau

Une prière/méditation le sureau en fleur. Ce n’est pas encore la saison, je livre un vieux texte. Le sureau, en particulier l’essence de fleurs de sureau que j’ai récoltée l’année passée, m’appelle en ce moment. Dans la forêt, il y a 10 jours, les feuilles de sureau commençaient à apparaître. L’arbuste de sureau, au niveau du folklore, a une réputation proche de l’aubépine. Il abriterait des fées par exemple. Les baies de sureau, récoltées à la fin de l’été, participent aux remèdes anti-grippaux. Elles ont des propriétés anti-virales. Ce n’est peut-être pas pour rien que le sureau m’appelle ces jours-ci! T’inquiète, je ne prétends pas que c’est un remède au covid19 hein, mais simplement: la sagesse et l’esprit des plantes font partie de notre environnement. Alors, cette méditation pourrait te faire du bien – comme elle m’en fait!

La plante est si belle avec ses premières fleurs. Avec ses grappes comme des réseaux. Une toile. Le dos des mains parallèle à la terre, j’ouvre progressivement mes doigts. Le sureau monte si haut. Il cherche la lumière. Il s’élance. D’ici, assis-e sur le sol, on voit comme il est haut. Toutes ces multitudes sont connectées : ancêtres, guides, esprits des arbres, racines, sorcières. Des branches forment des arches. Des ponts. On n’est pas seule, on n’agit jamais pour soi uniquement, on est en connexion. On reçoit et on transmet. C’est la responsabilité des sorcières.

Les arches abritent les fées, les elfes, les présences. La multitude. Iels disent que la sagesse n’a jamais cessé d’être là. Elle vit. On vit. Hécate aussi. On est connectées. On reçoit. On transmet. Je ne suis pas que la descendant-e, je suis aussi l’ancêtre qui transmet. J’ai un devoir. Une responsabilité. Comme le sureau. Comme tout.

On ne distingue pas le tronc. Les branches s’emmêlent au sapin. Les épines mortes du sapin s’accrochent aux grappes de fleurs. Des jeunes pousses de sureau émergent près du tronc du sapin. Ça persiste. Ça vit de partout. De la cime aux racines. Des arches aux jeunes pousses. Multiple.

Jamais seul. Abri. Abri des hiboux, des hérissons, des fouines, des ramiers, des pies, des moineaux.

Je sens sous la terre, les racines. Ou les sources, ou le tout. Ce qui se nourrit, ce qui circule. Ce qui persiste. Dans le ciel un petit oiseau tournoie autour d’une mouette.

Les petites fleurs de sureau : on n’est jamais seule. On n’est jamais trop petites. On n’est jamais impuissantes. On a la force de nos interconnexions. Immuables. Mutantes. Fluides.

Liminalité du sureau. A la croisée des mondes. Comme Hécate, la porteuse de torches, la gardienne des clés, la guide, la psychopompe, l’oracle. Tout là-haut, sous l’arche, des racines, des pousses. Persistance.

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