La Grande Prêtresse et La Lune. Raz-de-marée

Dans ma tête, cette publi ressemblerait à quelque chose de subtil sur les inondations qui viennent en rêve. Les raz-de-marée qui déferlent. Le vent qui mugit. Se sentir toute petite face à l’univers. Rester sidérée. Ou courir pour en échapper.

Ce serait à propos des rêves où le flot de l’eau recouvre tout et comment au fil des années ils se sont avérés annonciateurs d’un épisode au mieux dépressif au pire psychotique. Ma santé mentale emportée par le courant.

Cette publi parlerait du passe-droit que m’a accordé la Grande Prêtresse au fil des ans : je peux soulever le voile et tremper le bout des orteils dans ses eaux profondes.

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J’articulerai un truc complexe sur le fait que La Lune, c’est pas forcément savoir nager. Juste plonger avec la peur. Et revenir. Je dirais quelque chose de très sensé sur toutes ces années durant lesquels j’ai cru ne jamais revenir de la folie. J’ai voulu crever, je l’ai tenté souvent, pour lui échapper.

Quelque part, la Grande Prêtresse est terrifiante. Implacable. Tu passes à tes risques et périls. Elle te poursuivra jusqu’au bout du désespoir de La Lune si elle estime que tu as outrepassé tes droits. Elle est une des incarnations de l’intériorisation du trauma quand tu la retrouves au clair de La Lune. La voix de la rage. Le souffle de ce qui a survécu, mais qui n’a pas de mots pour la violence dont il a réchappé.

wp-15870238500801450955105266195409.jpgLa Grande Prêtresse, elle te défie d’ouvrir sa coquille ou son grand livre bling bling pour trouver les mots. Sa froideur te paralyse. Si elle te met en garde au sujet de La Lune, c’est peut-être pour ton bien, ou peut-être parce qu’elle sait que l’Interdit tu crèveras juste d’envie de le braver. Elle te met à l’épreuve. On dit qu’elle est passive, la Gardienne. C’est étrange.

Dans ma tête, cette publi, c’est pas ça. C’est sur les apparitions d’oiseaux magiques. Sur les sources. Et la mer qui engouffre. Et puis, c’est ça en vrai, parce que La Grande Prêtresse et La Lune, elles s’embarrassent pas des « dans ma tête », de la cohérence, de comment ça fait du sens. Elles ressemblent aux eaux paisibles, les plus fracassantes. Celle qui bouillonnent de l’intérieur. Derrière.


This should be a well-articulated post about floods, being taken by the sea, prophetic dreams, mental health, the weird landscapes of the Unconscious. It could be about the Guardian, risks, madness, trauma, surviving. About knowing you’ll never be safe but living like it doesn’t matter. It could be. I’d like it to be. The Moon and The High Priestess however are beyond words and careful articulation. I surrender to the non-sense. It totally makes sense. I dive into the mysteries.
Somewhere in the background of my pictures there’s a kingfisher, a spring, big goddess energy, synchronocity too unlikely to believe. This should be about healing. It is. In my own peculiar language. Birds speak it too. An ancient goddess answers to it. Maybe it does make sense after all. It’s about how little and how brave we are. It’s about surrendering to the stream. 

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