L’Impératrice. Du paradis à la lune sombre

La lavande apaise
L’achillée protège
L’échinacée renforce
Les ronces, remparts, gardent les passages
Je me perds dans l’instant

Me poser sur une tige fragile
Me sentir solide
Tellement chez moi
Que les angles pour atterrir
Et décoller en toute fluidité
N’ont pas de secret

Ni les graines qui nourrissent l’âme
Ni les parfums qui enchantent la vie

Ces jours où
La Beauté est le remède
Ces jours où
Je me cache ici

Déjà pourtant
La Lune Sombre appelle
De derrière la haie de ronces
Elle me soulève
Adieu, décor paradisiaque

J’emprunte toujours un peu
Écorces de fortune
Suspendues à ma peau nue
Les millefeuilles de la protectrice achillée
La tendresse savante de la lavande
Le courage de l’échinacée
Dont le cœur n’oublie pas de remonter

Je descends dans les lieux de décomposition
De tourments et de pièges incontournables
La Lune Sombre appelle
Je reviendrai, je remonterai

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