4 d’épées, Cavalière de bâtons, Justice

Dans un entre-deux. Envie de s’arrêter. Le tourbillon continue. Impossible de faire un break. Aucune pause ne ressemble plus à une pause. Dans un instant en suspens. Regarder le monde qui défile. Sentiment d’irréalité. L’orage continue. Plus rien ne nous repose vraiment. Les pauses ressemblent à de la dissociation. Tandis que le brouhaha continue.

S’embraser. Retomber comme un soufflé. S’exciter. Les envies s’essoufflent. La motivation dégringole. Se motiver. La déception d’ores et déjà tapie dans un coin de nos esprits. Monter sur ses grands chevaux. Ils se dégonflent, ballons de baudruche, illusion en mode trop bon filtre.

On est dans de beaux draps. Y en a marre de laver son linge sale en communauté. Y en a marre de s’emporter, se déballer, démonter sur la place publique. On est dans de beaux draps.

Derrière la Justice, le drap fait écran. De fumée ? Pour occulter la lumière qui nous consume, les feux de la rampe qui nous crament les rétines.

Avec la Justice, tout est prétexte à projeter : nos rêves, nos vulnérabilités, nos échecs, nos histoires, nos générations, nos pierres d’achoppement. Nos espoirs. Elle les pose sur la balance. A terme, il faudra trancher. Là, tout de suite, on est soulagé-e-s que la justice soit dans les parages. 

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