Eléments. Retracer nos Constellations Queer.

Avez-vous commencé votre voyage dans les Constellations Queer?

Les anneaux Eléments encerclent la Planète des Esprits. Leur composition est dévoilée dans la vidéo. Voici aussi la version écrite des textes canalisés.

Terre

Le Lieu te parle. Ecoute l’endroit. Ecoute la terre. Communique. Fais-toi connaître. Laisse-lui des présents. Ecris tes messages sur les feuilles tombées.

Le lieu est vivant. Le lieu ne cesse de respirer, de partager, de transmettre. Le lieu sait. Les esprits qui l’habitent ou le traversent sont là depuis si longtemps, les genius locorum.

Le lieu est multiple. Il est abondant. Ses expériences sont riches. Ses demandes sont nombreuses.

Mes orteils caressent la terre. Mes talons se font racines. Je me connecte à toi. Tu m’as acceptée. Je me connecte à ton infinie sagesse. Je pousse. Mes feuilles caressent le vent. Je suis présente.

J’offre un peu de salive à ta sève. Elle coule sur le tronc. Tu absorbes un peu de mes offrandes.

Dans le doute, je peux me tourner vers toi. Après avoir noué une relation avec toi, après avoir obtenu ta permission, en cultivant le respect envers toi, je peux me tourner vers toi.

Tu me dis ce dont tu as besoin. Je cherche un peu de ce dont j’ai besoin

Tu fais apparaître tes messages sous forme de signes : un caillou, une floraison inattendue à l’endroit où je dépose des offrandes, une abeille laissant un peu de pollen sur mes bras.

Je t’abreuve de nectars. Je te chante des poèmes. Les corneilles me répondent. Les fruits tombent auprès de moi. Tu me parles sous forme de messages. On ne me prend pas au sérieux. Tes messages sont tout le sérieux dont j’ai besoin.

Un jour, moi aussi, je serai un signe. J’aurai une signification dans ton jardin.

Air

Oh, la joie !

La joie, la joie, la joie !

Etendue de nuages. Atmosphères sauvages. Toisons étalées dans les prés. Sauts à travers les dimensions.

Ivres de joie, nous dévalons la pente. La guimauve nous comble de douceur. Sous nos doigts, la texture de ses feuilles glisse. Elle nous procure du plaisir. Elle stimule notre imagination.

Nous dévalons la pente. Nous ne connaissons pas d’obstacles. Tout peut être franchi par les béliers. Au son de nos sabots, nos rondes nous enivrent. Le vertige et l’extase provoquées par nos courses et nos danses nous propulsent.

Nous sommes à la porte. Nous vivons sur le seuil. C’est de là que nous parlons. C’est de là que nous écrivons. Nos paroles sont rares mais précieuses. Elles ne peuvent capturer la joie.

La joie se vit. La joie tourbillonne.

Nous remontons la pente jusqu’au portail. Nous sommes sur le seuil. Ponctuellement, nous parlons. Alors, nos voix portent les échos des mystères.

Ponctuellement, nous dévoilons. Nos formules dévalent la pente. Elles stimulent les imaginations. Elles bondissent au travers des dimensions.

Nous sommes le seuil. Nous sommes l’atmosphère. Nous sommes la voix des nuages.

Feu

Bondir dans le feu sacré. Activer le changement. Initier la révolution. Transcender la décence. N’avoir que faire des conventions. Incarner le feu.

Prendre le risque, puisque c’est ce qui nous rapproche. Traverser les frontières qui visent à nous séparer. Unifier nos existences fracturées. Nous ne sommes pas séparé-e-s de l’univers. Nous ne sommes pas séparé-e-s des éléments. Nous ne sommes pas séparé-e-s de demain.

Nous tempêtons. Bondir au-dessus du feu sacré. Allumer le changement. Deviner la révolution. Transcender les essences. Avoir le feu pour sécrétions. Incarner le 0, le Foun et le 21, le Monde. Faire le tour des constellations. Passer le flambeau. Chercher à se rapprocher. Inlassablement. Incarner le feu.

Eau

J’écoute le bruit des chutes. Les cascades prennent mon cœur. Je défile. Je rejoins les torrents. Je me brise sur les rochers. Je retrouve la mer.

Je fonce. Je fonce.

La neige fond. Elle rejoint le flux. De la source à la mer. Je rejoins le flux. Je le laisse. Je me fonds en lui.

Je guette les possibles. Je glisse au cours de l’eau. Mes écailles transpercent l’eau. Je me sépare du flux.

J’écoute les informations. Je canalise. Les goûts, les odeurs, les sons, les sensations, les formes. Je canalise. Dans l’eau, je me fonds. Dans l’eau, je trie les informations. C’est l’informe puis le courant des verbes.

Verbiages. Je suis le courant. Dévale la cascade, suis les torrents, rejoins la mer. Viens. Je suis sans âge. Ce que tu captes, ce que je capte, les informations qui ici se transforment : ce sont les possibles.

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