Les réseaux sociaux. 2 d’épées

Je ne sais plus comment être sur les réseaux sociaux. Les lanceur-ses d’alerte confirment que le groupe facebook est encore plus violent que tout ce qu’on savait déjà.

Il ne s’agit plus seulement de ne pas alimenter cet égrégore qui retire le pire de nous-mêmes. Il en va de la lutte contre la montée du fascisme, dans laquelle l’entreprise joue un rôle affolant. Bien sûr, il en va de l’exploitation et de la sécurité des données. Tout ça et plus encore. Chaque jour davantage. Plus de dossiers, de manipulation, de morts. 

La nausée. Au-delà du malaise, cette question persistante: que me dit mon intégrité? Je connais la réponse. Tu la connais sans doute aussi. Mais il y a cette illusion bien entretenue que nos existences dépendent de notre présence ici. Une dépendance construite année après année. Biopolitiques. Et de l’impossible subsistance en capitalisme pourrissant.

On se décompose. Je le ressens comme ça. C’est dur à accepter. Et l’indispensable rêve de régénération en capitalisme pourrissant.

Malaise.
Comment se révolter? Pas ici. Pas là où l’indignation nourrit la matrice nourrit les complotismes nourrit le fascisme nourrit toutes les haines. Dont celle de soi. Compensée par une chimérique rédemption que nous offrirait instagram: poster plus, acheter plus, se comparer encore, s’assimiler mieux, encore, encore. 

J’ai la révolte facile. Je ne sais plus comment exister ici. Les rouages de la machine ne m’épargnent pas. Même si je les observe depuis longtemps. Je suis dedans. Il n’y a pas d’extérieur au capitalisme.

Derrière ce que me dit mon intégrité, il y a aussi le dedans de ce qui est ici. Les comments et pourquois. Le timing et les alternatives. Et toi et toi.



J’ai décidé de ne pas trancher dans l’immédiat. L’immédiateté, un autre produit néolibéral. Je peux décider de me distancer de la notion d’urgence. La lenteur est résistance.

Je rentre dans la saison du Scorpion avec mes questionnements, avec la certitude qu’ici plus rien ne sera comme avant pour moi. Je prends le temps de creuser, de disséquer, de constater ce qui se déroule dans le humus. Mon Saturne en Scorpion me tend une horloge qui tourne sur cet autre rythme. Mon Mars en Scorpion me donne le courage d’embrasser l’intégrité. Et toi, dis-moi?

PS: Cette réflexion articulée m’est venue à la suite d’un message de La Grande Prêtresse.

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