Le 10 de pentacles et l’if

Les ifs sont des portails ancestraux. Ils gardent et protègent. Ils transmettent des clés, des missions, du courage, des poisons et des ruses. Les ifs garantissent la stabilité sous nos pieds. Ils assurent résistance et résilience en répandant de nouvelles poussent dès que la survie s’imposent.

Historiquement, dans plusieurs traditions, ils veillent aux entrées des cimetières ou auprès des tombes (fais défiler pour plus d’images). Ces arbres poissonneux sont associés aux sorcières et à la Reine des Sorcières, la déesse Hekate.

La pression La fragmentation La rétractation Les subtilités Les membranes Les illusions La réalité

My eyes bleed
Reluctantly
Constantly
Are my eyes bleeding?
How could I tell there’s so much smoke

My nails scratch the wooden surface
I don’t have any nails left
My fingers scratch the bottom of the ocean
Restlessly

Il y a des étoiles autour de ma tête
Je les aperçois du coin de l’œil
Puis elles disparaissent
Est-ce ainsi que mes yeux saignent
Ou est-ce que mes lubies naissent
Lubriques essaims qui tournoient autour de ma têtes
Les abeilles se rendent dans les abysses

What is this name that bees whisper in my slee
Why do I answer to it
The kind of dog I used to be
Why wouldn’t you trust me
My eyes get tired of all of my questions
(Lend me a question mark)
I hear a buzzing
Am I going to wake up?

Les trompettes me réveillent me percent les tympans
Pourquoi les membranes ne m’ont-elles jamais protégée ?

Tout cela relève de l’illusion

Somnambule Funambule Âme qui roule dans le fumier
Tout cela relève d’une réalité

Je suis la membrane qui palpite
J’agite la main (sans ongles)
Auprès de mon oreille
Est-ce que j’entends
Qu’est-ce que je sers

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Avec le 5 de coupes, le deuil de la chevaleresse de bâtons

Le deuil de cette chevaleresse enhardie
La poétesse guerrière
L’idéaliste téméraire
L’assoiffée d’absolu
La désirante sans complexe
La passionnée qui s’enflamme
Son corps qui exulte
Le deuil
S’accorder le droit de pleurer
Sans récriminations
Sans réprimandes
En limitant les regrets
La tristesse s’infiltre
Chaque cellule hurle
Le deuil de cette chevaleresse
Le réconfort d’une infusion d’aubépine
Se couper le doigt au bout de l’épine
Contempler le liquide qui s’écoule
Fusionner avec la tristesse
Dialoguer avec
Le fantôme de cette poétesse

Processions

Un texte canalisé en août lors de l’espace sacré Fête des Moissons de Valiel Elentari

Rester dehors pour regarder les étoiles. Nemoralia, perséïdes, assomption, cosmogonies. Souvenirs.

Où étions-nous ?
C’était un jour comme un autre
ordinaire
l’air piquait un peu
à part ça, ordinaire

Je me revois là-bas
Le sentiment d’absence
de vide
de circonstance
Les visages de circonstance
Les villages en transe

On avait chaud

Le ciel se déchire
se fissure
Abyssal

Tu descends ou tu montes ?
C’est la valse des psychopompes
Marie entourée de ses anges
Portée par les nymphes

Nous marchions, transpirantes
accablées par la chaleur
et les flambeaux
…… Les flambeaux

Les étoiles filantes dessinent le ciel
Des bouts de nous

On a laissé des traces
On s’est laissées dans les trances
On s’est laissées aller
Tu te souviens de mon odeur

Dans les noms que je te donne

Catalogue de curiosité (…)

On entend les sons du monstre du lac
Ce soir on n’a pas peur, même si on crève de trouille

Je suis poussée sur tes épaules

On me porte
en procession

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Les sorcières embrassent les peurs

Witches are beings who embrace fears. When the world burns, we hug fear.
With great bravery, we serve the Queen, Hekate.
Even through death.

Les sorcières sont des êtres qui vivent avec la peur. Au compost, en offrandes pour la transformation, les angoisses, mais non les peurs. Les sorcières sont les êtres qui embrassent les peurs. Quand le monde s’embrase, nous etreignons la peur.
Courageuses, nous servons Hekate, la grande reine.
Même à travers la mort.
Avec un peu d’amour et de soin, ces peurs font des miracles.

(extrait d’un texte canalisé avec ma divinité tutélaire, Hekate, le jour de Samhain, lorsque la conjonction entre la lune et uranus était au plus proche)

As de bâton. L’étincelle de défiance

Defying the world with your passions Defying yourself with your passions
Defining your purpose

Une flamme qu’aucun vent n’éteint
Ta motivation
Tes convictions
Ta vibrance unique

Standing in the way of injustice
Fueling acts with defiance
Nourishing your flame with convictions

Face aux tornades il y a
Irrésistibles
Ton énergie
Ta provocation
Et surtout ton engagement
Tu défies, tu nargues, tu attaques

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Veillée mortuaire – Samhain

Canalisé lors du recueillement « veillée mortuaire du 1er novembre » proposé en live sur youtube par la magnifique @valielelentari

Prendre part à la nuit. 
Quartiers de pommes, morceaux de lune.

Prendre part aux départs. 
Enfin, prendre part aux départs qui n’ont jamais eu lieu
Les yeux embrumés

Il y a cette colère qui colle, qui colle, qui s’accroche à nos non-adieux

Cet amour qui transcende les conflits
Les générations, les convictions

Je me défais de toi
Je reviens à toi

Ils dansent dans nos ombres
Ils épient nos danses
Epis de blés sur faire-part surannés

Je te fais part de mon désarroi
Je prends part au repas
Comme si toutes ces années n’avaient rien défait
Comme si elles ne faisaient que nous rapprocher

Ton pas dans mon pas dans ton pas dans mon pas
Les chemins de traverse, les détours
Les déviations proclamées comme des ruptures
Tu reviens

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La Mort, la saison du scorpion

Que vas-tu sacrifier pour pouvoir continuer sans le poids de ce qui te retient en arrière? Qu’est-ce que la saison du scorpion, le signe veillant sur la carte de la Mort, te demande de laisser derrière toi ? Comment honorer le deuil et l’intense douleur qui s’inscrivent dans un processus qui fait intimement partie de nos vies ? Comment reconnaître quotidiennement ce qui nous encombre ou qui a tout simplement fini son chemin avec nous pour le laisser au compost ? Comment le faire dignement mais résolument ? Comment reconnaître ce qui s’y accroche, le respecter, mais ne pas lui laisser la main ? Écoute tes réponses.

Reine d’épées. Une survivante

La Reine d’épées

Une épée dans la tête
Une chouette sur l’épaule
Une auréole

Et

Est-ce un diadème ou mille dagues
Plantées tout autour de sa tête ?

Tiare ou poignards ?

C’est une survivante
Rien ne peut l’abattre
S’il faut être spectre, qu’elle en soit ainsi
Le sceptre planté dans le crâne

Je suis apparue dans la brume
aux aurores
parée d’or
Flanquée d’hiboux et de dagues
Couronné de dagues
Rayonnante

Les secrets, je les emportais dans la nuit, drapés d’or, arrangés dans les linges ordinaires

Le temps ne m’aura pas rendu l’innocence

Mes larmes ont encore le goût du sang
Autant que de la mer

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N’aie pas peur de chanter!

N’aie pas peur de chanter ! Laisse s’exprimer ta voix ! Que ton voyage chante !
Ta voix est indomptable. Elle ne vibre pas sur la fréquence dictée par les entreprises qui détiennent les réseaux sociaux. Elle ne cherche pas le like. Elle provoque le courroux. Elle en a rien à foutre.
Elle atteint les êtres qui font communauté avec toi. Le cri de la louve dans la nuit rallie la meute.

Les hymnes d’un chœur sauvage s’élèvent. Les voix indisciplinées émanent de nos corps révoltés. A l’assaut des forteresses ! Nous passons les clés.