7 d’épées. Qui approprie et qui se réapproprie?

Le 7 d’épées nous demande:

Ah, un « vol »? Mais quel « vol »? Quels sont ceux qu’on condamne et ceux qu’on juge légitime?

Quelle affirmation de soi juge-t-on trop osée? Pourquoi quand certaines personnes s’affirment, on estime qu’elles piquent quelque chose au détriment d’autrui? Qui est condamné.e? Qui se sent menacé.e et qui est stigmatisé.e? Qui s’accroche à ses privilèges?

Qui se réapproprie des ressources ou de l’espace pour survivre? Qui s’approprie historiquement? Qui s’octroie quelque chose parce que, si yel ne le fait pas, ce seront toujours les mêmes qui possèdent, qui contrôlent, qui dominent, qui décident à leur place? Pourquoi la violence des opprimé-e-s est-elle pointée du doigt tandis qu’on fait fi de la violence constante des oppresseurs à laquelle elle ne fait que s’opposer?

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Représentations des corps gros

Pourquoi diffuser des images de personnes grosses par les personnes grosses? Comment représenter des corps gros? Qu’est-ce que le privilège mince? La haine systémique des gros-ses? Les discriminations que nous rencontrons quotidiennement? En quoi est-ce lié aux représentations des gros-ses dans les médias ou dans l’art?

En novembre 2019, Corps Cools m’a invitée à prendre la parole lors d’un gros drink and draw, une soirée de dessin de modèle vivante grosse! J’y ai lu des textes et j’ai animé une discussion dont voici une version podcast (enregistrée préalablement au cas où je n’aurais pas pu être présente). Bon, ok, pseudo podcast parce que j’ai rien édité ni monté 😀

Les textes

Tu peux écouter dans l’ordre

  1. Je m’exprime à travers la nudité en tant que grosse (à 0’00)
  2. Où sommes-nous3’55)
  3. Mes cuisses8’10)
  4. En conclusion: représentations des gros-ses12’10)

Si tu cliques sur les liens ci-dessus, tu peux aussi lire directement les textes.

Mes réflexions sur le thème

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Avec quelques photos, je prends le temps de revenir sur la soirée de dimanche. Quand on milite pour les droits des personnes grosses, on réalise vite que les représentations sont un des plus gros problèmes. Dans les films, livres, clips, séries, bd, médias, pubs… Les gros.ses ne sont pas ou mal représenté.es : déshumanisé.es, fainéant.es, avachi.es dans un canap', entrain de manger, malades, faire-valoir, sales, bêtes, sur-sexualisées, gourmand.es, méchant.es, tristes… (florilège de préjugés non-exhaustif). Pourtant, les représentations construisent notre inconscient collectif. Alors c'est assez logique : si on montre les gros n'importe comment, l'inconscient collectif sur les gros est n'importe quoi. Mais le truc pas du tout formid' c'est que ces préjugés s'infusent ensuite dans le réel : on n'embauche pas la grosse parce qu'on la pense fainéante et on ne veut pas être copain avec le gros parce que les gros c'est dégueulasses. Il est donc si important de changer/améliorer/diversifier les récits/images sur nos vies. À notre petite échelle, c'était l'idée de cette collaboration avec le collectif @frivo_lezze : faire dessiner des corps qu'on ne voit jamais, parler de nous et sensibiliser les dessinateurs à ces enjeux. Je ne sais pas si l'événement était parfait et si ça a semé des petites graines, mais je ne peux m'empêcher de l'espérer. Merci pour votre présence & merci d'avoir rendu l'atmosphère si douce 🔮 Merci à @cathoutarot pour ses textes inspirants et à @juliedeadlydoll pour son professionnalisme. Merci aux copains pour leur soutiens. Et puis merci à vous, ici. On vient de passer les 3000 et c'est bien trop chouette (et fou) 🖤

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Rêves d’éclipse. 6 de bâtons non productif

Les rêves et les médiations d’éclipse révèlent, mettent au jour, indiquent à quoi aspirer. Elles apportent le changement avec lequel nous travaillerons. Voici 2 cartes tirées aujourd’hui et quelques phrases qui me sont venues en songeant aux rêves de cette nuit.

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5 de coupes. Pleurer et s’ancrer avec Freyja

Un texte canalisé lors d’un espace sacré polythéiste de Valiel Elentari sur le deuil avec la présence de la déesse Freyja.

Dans les méandres
Dans les déserts
Terres arides
Ruisseaux desséchés

Je cherche mes larmes
J’appelle mes larmes
Je cherche comment pleurer

Dans les sillons laissés par le souvenir de l’eau
Les traces du courant
Les pierres polies
Je cherche

Il faut creuser, creuser
Il faut creuser pour que jaillisse la source

Des torrents
Des larmes, des sanglots
Des tourments

Ainsi, je ne suis pas desséchée
Ainsi, je prospère
Féconde
Des larmes
De pluie pour que poussent les récoltes

Ainsi je suis en vie

Je m’arrête là
Je me pose sur la berge

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Magicien-ne et Page de bâtons. Espièglerie et audace!

Énergie malicieuse. Chance. Espièglerie et audace.
On t’enjoint à la retenue sous prétexte de mercure rétrograde, l’attente d’approbation de ceulles qui veulent pas ton épanouissement ou d’autres contraintes ? Alors là, Hermès n’est pas d’accord! Il te murmure de prendre des risques. Il se glisse dans tes mouvements quand tu hésites à y croire. Tu agis.
Bâtons brandi, tu danses avec les étincelles.
Si ça doit péter, c’est qu’il était temps de libérer !

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La Révérence

La révérence… ça fait plusieurs fois que je tire cette carte du tarot de la dévotion pour des tirages collectifs. Sauf qu’elle me dérange alors je la range et je nie le tirage ! 😊 Cette fois, je n’y échapperai pas !

C’est que la Révérence semble demander de nous une abnégation face au divin. Un état de dévotion qui en appelle aussi à notre dévouement. Qu’acceptons-nous d’offrir ou de sacrifier à nos dieux et déesses (si on croit en un/des dieux) ou au divin en nous et en tout (si on prend le concept sous un aspect plus métaphorique) ? Sacrifions-nous (des parts de nous, des objets qui nous sont chers, le fruit de notre labeur) ou laissons-nous les offrandes qui nous arrangent ? Ou bien le faisons-nous « à la demande de » ? Si nos offrandes répondent à des appels, où se place notre libre-arbitre ? C’est que les déités peuvent se montrer exigeantes !

Quand j’étais enfant -je devais avoir 7 ou 8 ans- j’ai fait don d’une de mes barbies pour une organisation. J’ai bien écouté les cours de catéchisme : pour que notre don gagne en valeur, il faut qu’il soit désintéressé, ou mieux encore, qu’il nous affecte, qu’il nous transforme. Il fallait aussi, pour preuve de notre respect pour les bénéficiaires du don, un objet de valeur à nos yeux. J’ai choisi ma Barbie préférée. Elle avait une robe de princesse irisée avec un bustier rose et des manches courtes bouffantes. Elle ressemblait à une déesse, irréelle. Elle m’a manquée, mais je ne l’ai pas regrettée.

Presque 20 ans plus tard, je suis fièrement débaptisée. La charité chrétienne me pose problème. La religion n’est pas ma tasse de thé. Mais je suis polythéiste.

Ce polythéisme ne me donne pas toutes les réponses. Il me pousse dans mes retranchements. Il m’amène à considérer et reconsidérer et déconsidérer les notions d’offrandes, de sacrifices, de don, de dévotion, de révérence. L’enfant que j’étais se montrait plus intuitive. Elle admirait Bernadette Soubirous qui était tombée à genoux, avant de creuser et de manger de la boue pour fusionner avec la Grande Dame, la divinité lumineuse, face à elle.

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L’Impératrice. Du paradis à la lune sombre

La lavande apaise
L’achillée protège
L’échinacée renforce
Les ronces, remparts, gardent les passages
Je me perds dans l’instant

Me poser sur une tige fragile
Me sentir solide
Tellement chez moi
Que les angles pour atterrir
Et décoller en toute fluidité
N’ont pas de secret

Ni les graines qui nourrissent l’âme
Ni les parfums qui enchantent la vie

Ces jours où
La Beauté est le remède
Ces jours où
Je me cache ici

Déjà pourtant
La Lune Sombre appelle
De derrière la haie de ronces
Elle me soulève
Adieu, décor paradisiaque

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