Traumas. Retracer nos Constellations Queer.

« Garde-les pour toi. Ne les révèle pas. Emprisonne ce qui hurle pour l’étouffer. Couve ce qui te bouffe afin de le vider. Garde pour toi, tiens bon. Encaisse. »

Aaaaaaaaahhhhhhh !

Je suis épuisée d’obéir. Je suis lessivée par ce que j’ai subi. Je suis déformée sous le poids de l’emprise. Je ne suis plus que l’ombre…plus que l’ombre…

Ah !

Chouette chevêche triomphante déboule. Elle perce l’étau. Elle anéanti le sceau. Elle brise les emprises. Elle me venge. Elle abat les murs. Elle libère. La chevêche d’Athéna libère.

Je fouille mes poches à la recherche d’antidotes. Je croque les os à la recherche de ma moëlle, la substance que j’ai cru volée.

Mort. Ainsi, je n’ai jamais succombé. Ainsi, je n’ai pas disparu. Ainsi, je ne suis pas seule.

Je décharne les fruits toxiques. Je mâche la pulpe. Je reprends vigueur. Je trouverai les mien-ne-s. Nous serons à la croisée des chemins. Je sais que nous y serons.

Liens. Ainsi, nous nous réunirons. Ainsi, nous fomenterons. Ainsi, nous extrairons.

Comme nous brillons. La belladone dilate nos pupilles. On développe une vision de nuit. On traque les cris des nôtres. On se sauve, on se protège, on crache.

Ainsi, Atropa rattrapera les agresseurs. Ainsi, Atropos tranche irrémédiablement. Ainsi, rien n’échappe au regard d’Athena.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de Traumas, des anneaux de la Planète des Esprits.

3 planètes, 3 de branches. Constellations Queer.

Les sphères s’emboîtent
D’hier et d’aujourd’hui
De terre et de labeur
D’air et de chantiers
De feu et de passions
D’eau et d’émotions
Les sphères s’emboîtent, éléments d’une même histoire

Les sphères s’articulent
Les récits diffèrent
Les testaments dérivent
Les conceptions divergent
Les liens se déchirent
D’ici et de là-bas
Les sphères désarticulent nos histoires trop répétées

Les sphères vibrent
Les mémoires résonnent
Les visions se réveillent
Nos corps se soulèvent
Nos outils frissonnent
Les astres s’appellent
Les sphères vivent, on s’aligne, on s’estime, on se soutient, on vit

Je sais où je désire aller

Pour me guider: ancêtres, esprits, adelphes

J’y vais!


Dans le voyage divinatoire dans les constellations queer pour l’expo virtuelle « retracer notre ciel » , ce tirage de tarot nous présente les 3 planètes principales: ancêtres, esprits, adelphes

Ce texte est extrait du point de rassemblement du voyage:

Le Feu Cosmique. Retracer nos Constellations Queer.

Qu’est-ce qui anime nos constellations queers? Qu’est-ce qui habite nos interstices? Qu’est-ce qui nous relie?
Traveller of vessels. Voyageuse de vaisseaux, voyageur de vases.

Yel s’exclame:

« Monte à mes côtés. En quête! En selle! Nos élans habillent les cieux que nous composons.
Nos pulsations habitent chaque particule de cet univers.
Nous sommes éparpillées mais reliées.
On se dissout. On s’immisce partout.
On recompose les constellations. »

Yel dit:

« Je parcours des siècles pour toi. Ça va sonner cliché mais écoute ça: c’est l’amour qui ne meut. L’amour nous met en mouvement. L’amour bouge nos constellations. Voyageurses de galaxies en reconfiguration. Mues par l’amour, nous nous retrouvons.

On refuse la solitude.
On refuse ce qui nous dissocie. On rejette ce qui nous isole. On déjoue ce qui brise notre fougue.
On se cherche.
Plus on se perd et plus on se cherche. Plus on se trouve et plus on cherche à s’étendre.
A toucher.
A s’aimer.
A visibiliser.
Connexions.

On crée du lien en arpentant nos galaxies.
En voyageant dans notre ciel méconnu mais profondément ressenti, on met au jour des bouts de nous. »

Voyageuses de vaisseaux. En visitant notre univers, on le crée, on donne vie, on fait sens, on défie.

On retrace notre ciel par nos voyages sans temps ni distances.

Voyageurses du cosmos
mues par l’amour queer.


canalisation avec le slow holler tarot. L’occasion de vous rappeler la publication d’un voyage divinatoire dans les constellations queer pour l’expo virtuelle « retracer notre ciel » de @atelier.corps.genre.arts

Ce texte est extrait du point de rassemblement du voyage:

Création. Retracer nos Constellations Queer.

Penchée sur le vase de divination, j’observe la magie. Des comètes surgies de nulle part se précipitent dans le liquide. Ces boules de feu illuminent brièvement l’obscurité de la caverne. Leurs traînées sont faites de paillettes. Si tôt atterries, les comètes fusionnent avec la matière. Dans mon récipient sacré, l’alchimie opère. Des sphères dorées se dessinent. Des spirales de leur traînées dansent.

Mais déjà, d’autres comètes. Déjà, plus de feu, plus de force, plus de créations.

Comme là-haut, de même ici-bas, dans les souterrains, dans les entrailles. Comme dans le ciel étoilé, comme dans l’univers, de même dans mon bol.

Je n’ai pas la compréhension de tous les mystères. Mais je suis sur le rebord de la bassine. Mes yeux plongent dans l’immensité. Je n’ai pas la compréhension, mais j’ai l’intuition. Je verse les précieux liquides. Les explosions dans les cieux viennent à moi. Ma grotte, la régénération. Je perpétue la régénération.

Au mur, sur les parois, les trainées des comètes laissent des œuvres. Des horloges aux mécanismes alambiquées. Les trajectoires des planètes. Diverses manières de calculer ou d’inventer le temps. Des manières de se raconter. C’est joli.

Sur mes doigts, les paillettes dorées que m’ont offertes les comètes. Les messagères. Je dessine des traînées sous mes yeux. Je les étire sur mes joues. En frôlant Vénus, les messagères ont reçu des ornements. La beauté dans les yeux, je salue l’étoile du soir. Conjonction. Cazimi. L’étoile du matin. L’étoile du soir. L’étoile du matin.

Lire la suite « Création. Retracer nos Constellations Queer. »

Espoirs. Retracer nos Constellations Queer.

Débordements. Révolutions. Désistements. Oppressions.

Ici s’étalent mes espoirs
Sous l’impact de la foudre, ils volent en éclat
Le vent les éparpille sur le sol
Les lambeaux de ma fierté jonchent la terre
La jachère de débris, les cendres de l’hubris

Soulèvements. Interruptions. Acharnements. Désillusions.

Ici s’effondrent mes rêves
Sous les coups, ils battent en retraite
Un tas de ruines pour dernier rempart
Les barricades s’embrasent dans un feu de terreur
L’autocombustion gagne mon cœur
Je pars en fumée, je m’égare en volutes

Attroupements. Obsessions. Discernement. Intuition.

Je m’accroupis. Quand il ne reste rien, que peux m’enseigner la boue ? L’eau croupie répond : beaucoup de bactéries.

Je pars de micro-organismes s’il le faut. Le macrocosme se révèlera en temps voulu.

Je m’assieds face à toi, mon adelphe. Que disent les espoirs quand il n’en reste que des morceaux ? Tu jettes les pierres. Ainsi mes espoirs s’étalent. Mes coups de foudre éclatent. Un vent de promesses nous fait frémir. Tu fixes les flambeaux dans la terre. Tu dis que le chemin est sinueux, mais que les guides sont auspicieuses.

Je traduis tes rêves, mon adelphe. Que révèlent tes tréfonds ? Je bats les cartes, je coupe le tas. Tes rêves sont les fondations qui ont résisté. L’incendie prépare le terrain de nos victoires à venir. On s’embrasse. On rit. On bouge. Dans les volutes de fumée, je vois que nous serons.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de l’Astéroïde Espoirs.

2443 mots, de l’insouciance, de l’insolence, de l’errance. Et pourtant!

Ça fait des mois que la question est sur tous les claviers : pourquoi ne revient-on pas aux blogs ? On a grand besoin d’un slow internet. La plupart des initiatives tiennent à des individu-e-s.

Je sais pourquoi instagram a profité à mon quotidien de malade chronique. J’aime l’immédiateté de l’écriture. J’aime l’énergie du premier jet. J’aime partager des instants de vie, pris sur le vif, car ce sont eux qui m’inspirent. La praticabilité a rencontré la nécessité avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos. Le téléphone exige moins du corps que l’ordinateur. L’instantanéité rencontre un stock de cuillères chutant drastiquement et aléatoirement en cours de journée. D’un format qui me plaisait, le réseau social est devenu le seul qui me convenait.

Ça m’a pris des mois pour parvenir à me déconnecter définitivement de facebook en 2019. La réactivité érigée en maîtresse n’était plus compatible avec mon handicap. Le stress qu’elle génère accroit considérablement mes symptômes. Ça m’a pris du temps parce que c’est comme ça que j’ai pu désapprendre l’addiction. Avec le recul, j’ai mieux analysé l’effet de ce média, au-delà des considérations pratiques et politiques. J’ai compris que la réactivité me rongeait. J’ai compris pourquoi. J’ai compris qu’elle avait une utilité militante limitée dans mon cas. Le sevrage de facebook a fonctionné. Je n’envisage pas d’y retourner. Mais y penser ne me donne plus des sueurs froides.

Le sevrage n’a pas tout à fait fonctionné. Mon addiction à l’un glissant vers l’autre, instagram occupait le temps que je ne consacrais plus à facebook. Encore une fois, j’avais les grilles d’analyse pour appréhender les dangers des réseaux sociaux. Encore une fois, le relatif bien-être qu’il me procurait l’emportait cependant sur la réflexion. J’avais déjoué les pièges de twitter et de facebook, en particulier leurs logiques de polémique et de confrontation. Comme beaucoup, je me tournais illusoirement vers insta comme un havre de paix. On y mettait les différends de côté pour s’intéresser davantage à nos points communs. Pour moi, il ne s’agissait pas d’embrasser le règne de la positivité néolibérale, mais plutôt communiquer dans un relatif apaisement.

Est-ce que ça a changé quand l’usage des stories s’est généralisé ? A quel changement d’algorithme, la compétition nous a-t-elle fait suffoquer ? Quand la pression s’est-elle normalisée assez pour qu’on se sente isolé-e dans le mal-être dont insta se nourrit (publie pour aller mieux, achète pour compenser, scrolle hagard-e jusqu’à trouver un soupçon de sens), pour qu’on se blâme sans plus voir les ficelles ? Tout le monde ne fait pas un effort conscient pour l’engagement avec son audience, l’esthétique en vogue, la limitation du nombre de mots. Mais bon nombre d’usagèr-e-s ressent ce vide à cause du shadow-ban ou bien parce qu’on a osé publier un format qui nous plaît vraiment, ce qui ne génère ni vues ni likes.

Alors, comme avec facebook, j’ai fait des pauses. Souvent j’ai annoncé des pauses que je n’ai pas tenues. J’ai constaté que ne plus poster revenait à ne plus attendre les réactions. Ce qui, ensuite, permettait de revenir progressivement sur la plate-forme sans qu’elle soit oppressante. Mais j’ai toujours quelque chose à dire. Les jours passent, je m’affiche de plus en plus. La spirale de l’attention se remet en place.

Sur instagram, on rencontre des gens avec qui on n’aurait pas discuté autrement. Ça fait du bien quand un burn-out militant ou professionnel se referme sur nous. Facebook devient alors une nébuleuse faite de toutes les vies qu’on a muées, de toutes les personnes dont on s’est éloigné-e. Celles qui nous ont trahi-e et celles qu’on a trahies. Instagram, c’était une bulle d’air frais.

Pendant ce temps, je tâtonnais au niveau de la création de contenu ailleurs. Je m’attelais à des séries thématiques sur mon blog dès que ma santé m’accordait un répit. Toujours de courte durée, mes répits se soldent par des séries en suspens. Pourquoi pas, tant que tous ces fils tissent malgré tout une tapisserie? Les vidéos me redonnent occasionnellement mon éclat d’antan. Sinon, elles montrent comme il est difficile de créer avec constance quand on est malade. J’adore les vidéos. Dès que j’ai un peu d’énergie, je m’y mets. Il y a des gens qui croient que je suis une fausse malade parce que j’ai l’air en forme dans mes vidéos. Moi, j’aimerais que cette forme soit plus fiable que quelques trêves mensuelles. Mes vidéos sont peu vues. Je m’en fiche. J’ai l’impression d’être moins contrainte que sur instagram. Je suis heureuse de toute personne qui apprécie ces partages plus « authentiques ». Qu’est-ce que l’authenticité ? Pourquoi considère-t-on généralement l’authenticité en ligne au prisme du genre (de la misogynie et de la transphobie quoi…) et des autres rapports de pouvoir ?

Ça fait des mois que nos claviers s’activent : on a envie de formats longs, on a envie de rigueur, on a envie d’échanger sur base de critères plus profonds. Nos esprits saturent : on n’en peut plus de cette pression, comment a-t-on pu oublier à ce point les valeurs de l’échange ? Pour les gens de ma génération, nous qui étions des jeunes adultes écrivant sur des blogs dans les années 2000, la nostalgie guette. Faut dire qu’il y avait l’anonymat, l’absence de contraintes, moins de harcèlement parce qu’on formait des grappes de blogs aux préoccupations similaires et on ne perdait pas notre temps maudire les autres. Faut dire qu’il y a eu des cœurs brisés, mais aussi des amitiés qui durent depuis 15 ans. Il y a des connaissances avec qui ont échangé des colis à l’époque, puis dont on a suivi le parcours de loin pour finir par se retrouver dans les mêmes sphères « spirituelles » avec le temps (pour le coup, être voisine d’anniversaire et avoir le même ascendant, ça doit aider non ?).

Lire la suite « 2443 mots, de l’insouciance, de l’insolence, de l’errance. Et pourtant! »

Eléments. Retracer nos Constellations Queer.

Avez-vous commencé votre voyage dans les Constellations Queer?

Les anneaux Eléments encerclent la Planète des Esprits. Leur composition est dévoilée dans la vidéo. Voici aussi la version écrite des textes canalisés.

Terre

Le Lieu te parle. Ecoute l’endroit. Ecoute la terre. Communique. Fais-toi connaître. Laisse-lui des présents. Ecris tes messages sur les feuilles tombées.

Le lieu est vivant. Le lieu ne cesse de respirer, de partager, de transmettre. Le lieu sait. Les esprits qui l’habitent ou le traversent sont là depuis si longtemps, les genius locorum.

Le lieu est multiple. Il est abondant. Ses expériences sont riches. Ses demandes sont nombreuses.

Mes orteils caressent la terre. Mes talons se font racines. Je me connecte à toi. Tu m’as acceptée. Je me connecte à ton infinie sagesse. Je pousse. Mes feuilles caressent le vent. Je suis présente.

J’offre un peu de salive à ta sève. Elle coule sur le tronc. Tu absorbes un peu de mes offrandes.

Dans le doute, je peux me tourner vers toi. Après avoir noué une relation avec toi, après avoir obtenu ta permission, en cultivant le respect envers toi, je peux me tourner vers toi.

Tu me dis ce dont tu as besoin. Je cherche un peu de ce dont j’ai besoin

Tu fais apparaître tes messages sous forme de signes : un caillou, une floraison inattendue à l’endroit où je dépose des offrandes, une abeille laissant un peu de pollen sur mes bras.

Je t’abreuve de nectars. Je te chante des poèmes. Les corneilles me répondent. Les fruits tombent auprès de moi. Tu me parles sous forme de messages. On ne me prend pas au sérieux. Tes messages sont tout le sérieux dont j’ai besoin.

Un jour, moi aussi, je serai un signe. J’aurai une signification dans ton jardin.

Air

Oh, la joie !

La joie, la joie, la joie !

Etendue de nuages. Atmosphères sauvages. Toisons étalées dans les prés. Sauts à travers les dimensions.

Ivres de joie, nous dévalons la pente. La guimauve nous comble de douceur. Sous nos doigts, la texture de ses feuilles glisse. Elle nous procure du plaisir. Elle stimule notre imagination.

Lire la suite « Eléments. Retracer nos Constellations Queer. »

Se préparer au voyage divinatoire dans nos Constellations Queer: Méditation

Si tu souhaites méditer avant de regarder mes tirages de « Retracer notre ciel« , voici le sentier méditatif que j’ai emprunté avant mes propres sessions de lectures de cartes pour ce voyage. Je recommande d’y consacrer 10 à 20 minutes.

Adopte une position qui est confortable pour toi et dans laquelle tu ne risques pas de t’endormir. Assure-toi d’être dans une pièce où tu ne seras pas dérangé-e.

3 respirations profondes. Si c’est possible pour toi, ferme les yeux.

Tu es dans une grotte. La salle est ronde. Les parois sont humides. Tu leur fais face.

Avant de visiter, tu déposes tes soucis, ton quotidien, les pensées parasites dans des creux dans les parois. Nomme les différentes choses susceptibles d’encombrer ton esprit pour ce voyage avant de les confier à la grotte pour le temps de l’expérience. Il s’agit de se départir du profane pour entrer dans le sacré. Tes pensées et tes problèmes seront en sécurité dans la caverne le temps de l’exercice. Expire avec chaque élément dont tu te débarrasses momentanément.

Une fois que c’est fait, prends le temps d’observer ta respiration. Ne force pas. Laisse-la être confortable, naturelle. Tu es présent-e, dans cette grotte, serein-e, ouvert-e.

Si tu le souhaites, utilise tous tes sens pour apprivoiser ton environnement: touche les parois de la caverne, sens les odeurs, observe ce qui t’entoure.

Au milieu de la caverne, il y a un feu magique qui réchauffe sans brûler et qui éclaire sans menacer. Observe-le. Contourne-le.

De l’autre côté du feu, à l’opposé de l’endroit où tu as déposé le superflu, il y a un grand bol de divination sur un trépied. Tu t’en approches. Arrives-tu à te mettre à sa hauteur ? Que vois-tu ? Quelles sont les couleurs ? La substance ? Les apparitions ? Est-ce que des plantes, des animaux, des pierres sont évoquées ? Si tu ne parviens pas à t’en approcher, relève l’ambiance de la salle, vois si tu peux l’observer à distance.

Prends le temps. Quels messages reçois-tu et comment ? Quelles sont les analogies, les symboles, les correspondances ?

Il est possible que le feu ou le bol te demandent une offrande. L’as-tu à disposition ? Lui donnes-tu ?

Reçois-tu un objet de la part de la grotte ?

Il ne s’agit que d’une étape ici. Lorsque tu as obtenu quelques informations, remercie le bol divinatoire (ou le feu ou l’esprit de la caverne ou les apparitions que tu as vues).

Quelques mètres à gauche du trépied, tu aperçois une ouverture dans la pierre. Un escalier mène au dehors. Tu remontes. Même si tu quittes la lumière du feu de la grotte sombre, ton cheminement est éclairé par une lumière provenant de l’extérieur.

Au sommet des escaliers, tu marques un temps d’arrêt. Tu es dans la nature, dans les montages, dans un grand pré. Fait-il jour ou nuit ? Comment est la météo ? Observe particulièrement le ciel. Sa texture présente-t-elle des similitudes avec ce que tu as aperçu dans le bol ? Attarde-toi sur les éventuels nuages, étoiles ou vols d’oiseaux. Y a-t-il des statues, des fleurs, des sentiers, des animaux qui retiennent directement ton attention ? Est-ce qu’il y a des fruits que tu es invité-e à cueillir, des plantes à toucher, des plumes à recueillir ? Profite de cet espace. Emmène ce qui te semble utile pour le reste de ta route. Ou laisse des allié-e-s t’accompagner.

Tu te diriges maintenant à travers la prairie vers un lac. Comment te déplaces-tu ? Quel est ton état d’esprit ? Perçois-tu des changements autour de toi ?

Arrivé-e au lac, que remarques-tu dans ton environnement ? Tu te poses sur la berge. Dans quelle position ? As-tu des envies particulières ? Scrute le ciel. Si tu es inspiré-e, lis-le ? Scrute la surface de l’eau. Reflète-t-elle le ciel ? Observe encore les ressemblances. Si tu as apporté des choses, es-tu appelé-e à créer un mandala ou un petit autel ou encore à laisser des offrandes quelque part ?

Tu profites de cet instant. Tu en fais une expérience sensorielle et sensuelle qui te plaît, qui te fait du bien. Tous tes sens sont en éveil, même ceux que tu ignorais. Si tu en ressens l’envie, n’hésite pas à te baigner, à te masturber, à te rouler dans l’herbe. Tu t’ouvres à l’infini : les cieux, l’eau, la terre. Tu fais l’expérience de ce qui t’entoure. Quand tu as terminé, même s’il est difficile de partir, remercie à ta façon le lieu pour son accueil. Tu rebrousses chemin sans te retourner vers l’entrée de la grotte. Tu t’arrêtes sur le seuil, dos à la caverne. Tu respires profondément en appréciant la beauté de ce qui t’entoures. Tu es sur le seuil. Tu es dans cet espace liminal. Tu es à la croisée des mondes.

Tu reprends progressivement conscience de la pièce dans laquelle tu es, de ton corps, des bruits autour de toi. Tu reviens lentement à ton quotidien dans un état de proximité avec le sacré accru. Enregistre ou note les éléments de ton parcours que tu ne veux pas oublier. Bois ou mange un peu pour te remettre de ce voyage.

Et voilà, c’est le moment de regarder les vidéos.

Nos constellations queer 🌌

Ma balade divinatoire en (22!) vidéos se trouve sur le carnet de recherche de l’Atelier Corps, Genre, Arts ce samedi 23 janvier 2021! 🔮

Le point de rassemblement pour l’embarquement, c’est ici:

5 de coupes: à tous ces deuils

A tous ces deuils qui nous rapprochent de notre voie.
Aux douleurs qui ne sont pas vaines. Déchirantes, mais pas vaines.
A ces larmes dont le goût nous rappelle ce qui compte.
A cette tristesse qui distille dans nos tripes la force de nous battre pour ce qui compte, ce qui manque, ce qui souffre.
A l’aubépine qui guérit les blessures du cœur et les orne d’épines protectrices.

Il n’y a pas que ce genre de deuils ou de tristesse bien sûr. Mais ce tirage est pour eux.

Lire la suite « 5 de coupes: à tous ces deuils »