Le tarot en mots-clés: 6 de pentacles

échange, donner et recevoir (apprentissage, argent, soutien…)

balance des rapports de pouvoir se manifestant dans les ressources (dans une relation entre deux personnes, dans un collectif, dans l’autogestion, par rapport à une institution comme les aides sociales,…)

solidarité, s’entraider, système d’entraide, bienveillance, partage, réciprocité

(re)distribution des ressources, conditionner/restreindre l’accès à des ressources, organiser le partage des ressources

perdre quelque chose de précieux pour aider autrui, remettre en cause ses privilèges pour faire avancer la justice sociale

ne plus être nourri-e par un travail ou un engagement, mettre dans la balance ce qui vide et ce qui fait du bien

dépendre de quelqu’un-e, relation/situation déséquilibrée, rapport de force entre une personne qui donne et une autre qui reçoit, relation hiérarchique contrôler quelqu’un-e à travers l’argent

interdépendance, dépendance, co-dépendance (entre humain-e-s, avec les animaux, avec les plantes, au niveau spirituel)

accepter de recevoir de la part de quelqu’un-e

participer en fonction de ses cuillères, de ses réserves d’énergie, gérer ses ressources

offrandes (à des divinités, des lieux, etc.)

Lire la suite « Le tarot en mots-clés: 6 de pentacles »

Ciel d’orage: La Tour

La Tour. Être mort.e de frousse. Terrifié.e. Fusionner avec la tempête. Pas d’autre option. Les vents nous emportent; on ne peut leur résister. Ces nuages noirs au-dessus de ma tête.
Se préparer à faire face à des circonstances affreuses (quoi que ça signifie). Trouver son centre de gravité. No escaping, gravity. Trouver les fondations qui resteront peut-être après la destruction, quand viendra l’heure de reconstruire.
Comment ne pas mentionner une autre interprétation pertinente de La Tour? Les structures de pouvoir doivent s’effondrer. Tandis que les systèmes d’oppression s’effondrent (racisme, patriarcat, capitalisme), assurons-nous de construire quelque chose de radicalement différent. Veillons-y à travers l’orage. Attaquons le système jusqu’à ses racines, ses fondations ne nous serviront pas. Si on veut d’un monde meilleur, la Tour nous électrise: il faut démolir celui-ci. Standing in the way of control!

L’article dans son contexte. Pendant une semaine l’été passé, j’ai incarné des cartes de tarot dans le cadre d’un challenge vestimentaire thématique sur instagram:

Rageuse, la Cavalière d’épées

 Je vous présente la Cavalière d’épées, chevaleresse de tous les combats, et pas forcément les plus utiles. Grande gueule du tarot tendance rageur.se. Impétueux.se, tempêtueux.se des mots…. Parfois ça fait péter tous les verrous, c’est salvateur. Genre lea Cavalièr.e dégage les non-dits et mâche le travail de la Tour.
Parfois ça donne: tellement dans sa tête qu’yel agit comme un écervelé.e. Réagir au quart de tour et puis prendre ses jambes à son coup. Ses paroles, des bombes aux conséquences dignes de la Tour ? Osef, yel a déjà dégagé.

L’article dans son contexte. Pendant une semaine l’été passé, j’ai incarné des cartes de tarot dans le cadre d’un challenge vestimentaire thématique sur instagram:

7 d’épées. La ruse


Utilise la ruse pour déjouer les pièges qu’on te tend. Fais preuve d’hypocrisie pour éviter de rentrer dans leur jeu. Ton énergie, ton temps, tes idées sont bien trop importantes pour les laisser les détourner. Personne ne peut en profiter à tes dépens. Si ça veut dire te la jouer finaud pour te protéger, eh bien… Il faut ce qu’il faut!

Plein de tirages collectifs!

Cet été, j’avais offert sur instagram des tirages de tarot « canalisés ».

Voici la formule:

Et voici quelques tirages:

Lire la suite « Plein de tirages collectifs! »

L’Empereur-e. Apprendre avec la structure

Qu’apprends-tu de ton besoin de structure ? Qu’apprends-tu de tes envies de contrôler ? Qu’apprends-tu de l’auto-discipline ?

Mais surtout, parce que L’Empeur.e est la carte de Mars et du Bélier et que Mars commence sa rétrogradation en bélier (article initialement publié sur instagram en septembre):

Qu’apprends-tu quand la structure s’effondre ? Quand tu perds le contrôle ? Quand tu n’as d’autres choix que d’accepter que tu ne convaincras pas certaines personnes d’agir pour le bien commun ? Quand ta discipline ne révèle pas grand-chose sur toi mais plus sur ta place dans un système et comment tu l’intègres à ton corps défendant (bio politiques)? Quand l’autodiscipline se fissure dans un instinct de survie ? Quand la discipline imposée à des relents totalitaires ? Qu’apprends-tu ?
Que fais-tu quand la frustration prend le dessus ? Quand tes rêves d’un monde meilleur se fracassent sur les murs des complotismes, des populismes, d’un fascisme galopant ?

Que fais-tu de ta colère ? Que te fait ta colère ? Si la colère est légitime et salvatrice comment la diriges-tu pour qu’elle fasse le moins de mal possible, pour qu’elle véhicule de la justice et de la solidarité et non davantage d’arbitraire et d’oppression ?

Lire la suite « L’Empereur-e. Apprendre avec la structure »

Retrouver un pouvoir personnel: la magie comme volonté (7 de coupes, La Mort, Page de pentacles)

Proprement alignés sur l’étagère, les flacons d’une thérapie de la discipline dégagent une odeur aseptisée. Ici, tout est dans le rang. On a organisé, on a étiqueté et, surtout, on a capturé. Ici, on fait le travail du pouvoir-sur. On a discipliné le pouvoir-du-dedans. On fait correctement les poussières afin de donner le change. On referme la vitrine pour célébrer la distance. Ici, on a déterminé les limites de l’humain-e fonctionnel-le, intégrée dans le système, dans le rang, sous contrôle.

Si tu prends l’ascenseur et que tu descends, et puis que tu descends encore, et puis que tu t’aventures en dehors de ta cage de verre, tu peux sentir l’herbe sur tes orteils. Tu peux laisser le vent caresser tes poils. Tu peux écouter les messages qui circulent avec la rivière. Tu peux sentir le humus qui gronde. La terre réclame. La boue régénère. Voilà où tu laisses des offrandes. Voilà où tu sacrifies. Voilà où tu tranches. Voilà où tu meurs. Voilà où tu renais. Voilà où tout se renouvelle. Où tout cesse. Où tout (re)commence. Voilà où les flacons ne capturent rien. Où le courant des ruisseaux a raison. Où les plantes nettoient. Où les rêves s’envolent. Où les rêves s’immolent. Voilà où l’on souffre et où l’on guérit. Perpétuellement. Dans le désordre. Dans l’infini. Avec la révolution des astres. Avec la ferveur du compost. Voici où l’on partage. Voici où l’on est vulnérables. On est effroyables.

Ici, les disciplines n’ont pas étouffé notre créativité.

En lisant le chapitre « Retrouver un pouvoir personnel: la magie comme volonté » dans Rêver l’obscur de Starhawk.

5 de coupes pour un transit saturnien en capricorne

Taches d’encre bleue sur les poignets
La boule qui pèse sur les veines, le cœur, la gorge
Au moindre mot, elle explose
L’encre qui se déversera ne peut être contenue
Taches bleues sur les poignets

Austère Saturne couve ma maison 5
La capture L’enferme
Sévère Saturne jette les clés
La maison 5 prend la flotte S’étiole
Austère Saturne, chape de plomb sur mon corps

Je me fais un sang d’encre
Dont les flots se déversent
Dont le courant déferle
Mon sang d’encre m’emporte
Saturne a jeté les clés… Où aller ?

La chèvre des mers
On dit qu’elle peut nager des jours
Pas de berge à l’horizon
La chèvre des mers
Elle passe en sous-marin

Dans les profondeurs, j’étouffe
Les sanglots la morve la folle
Déposer ce corps sur les tentacules
Des pieuvres cracheuses d’encre
Aculée, tenter l’abandon

Les fonds marins m’emprisonnent
Saturne, capricorne
De tout son poids
Jeter la clé
Exploser

4 d’épées, Cavalière de bâtons, Justice

Dans un entre-deux. Envie de s’arrêter. Le tourbillon continue. Impossible de faire un break. Aucune pause ne ressemble plus à une pause. Dans un instant en suspens. Regarder le monde qui défile. Sentiment d’irréalité. L’orage continue. Plus rien ne nous repose vraiment. Les pauses ressemblent à de la dissociation. Tandis que le brouhaha continue.

S’embraser. Retomber comme un soufflé. S’exciter. Les envies s’essoufflent. La motivation dégringole. Se motiver. La déception d’ores et déjà tapie dans un coin de nos esprits. Monter sur ses grands chevaux. Ils se dégonflent, ballons de baudruche, illusion en mode trop bon filtre.

On est dans de beaux draps. Y en a marre de laver son linge sale en communauté. Y en a marre de s’emporter, se déballer, démonter sur la place publique. On est dans de beaux draps.

Derrière la Justice, le drap fait écran. De fumée ? Pour occulter la lumière qui nous consume, les feux de la rampe qui nous crament les rétines.

Avec la Justice, tout est prétexte à projeter : nos rêves, nos vulnérabilités, nos échecs, nos histoires, nos générations, nos pierres d’achoppement. Nos espoirs. Elle les pose sur la balance. A terme, il faudra trancher. Là, tout de suite, on est soulagé-e-s que la justice soit dans les parages. 

Le Roi de bâtons, figure visionnaire

La figure du Roi de bâtons est la plus visionnaire du tarot. A l’aise avec sa créativité, yel inspire les autres à embrasser la leur. Yel encourage les membres de sa communauté à s’exprimer artistiquement, à s’engager socialement, à transmettre leurs savoirs, à partager leurs passions. L’épanouissement et l’empouvoirment de son entourage guident sa démarche. Yel œuvre dans ce sens. Yel soutient les personnes dont yel apprécie le travail.

Au niveau intrapersonnel, le Roi de bâtons, c’est cette partie de nous qui nous tire de notre torpeur. Elle nous élève. Elle cherche à créer sans toutes les peurs, sans toutes les pressions sociales qu’on intègre sur ce qui fait art, œuvre, activisme, engagement, responsabilités. Le Roi de Bâtons symbolise cette part de chacun-e de nous qui croit en nous, en nos désirs, en notre mission. Yel fait taire notre autosaboteur.rice intérieur.e + syndrome de l’imposteur. Yel nous tire vers le haut, mais pas une hauteur détachée de tout. Yel nous intègre dans le collectif.

L’article dans son contexte. Pendant une semaine l’été passé, j’ai incarné des cartes de tarot dans le cadre d’un challenge vestimentaire thématique sur instagram: