La fondatrice (empereur)

Concentration, organisation, solidité, pérennité, vision, imbrications. Franche et décidée. Intègre. Convaincue, combattante. Avant-gardiste. Elle gère grave. Elle génère. Codes, idées, plans, règles, systèmes de rangement. Elle trie. Elle transmet. Elle adapte. Elle s’adapte oui mais elle garde le cap. La fondatrice. L’empereur.

Déchirements. 5 de Cloches, Amoureux-ses, Etoile.

Les cloches retentissent au son de tant de vérités qu’on ne distingue plus qu’un brouhaha. Suffisamment aigu pour nous alarmer. Trop bruyant pour nous laisser réfléchir.

img_20181020_1312475080050851329864185.jpg
Décontenancé-e-s, on pense à nos idéaux. On pleure nos utopies scintillantes. On déplore la dilution de nos convictions. On cherche des liens. On se met en quête de soutiens. Mais il ne subsiste que le souvenirs des communautés qui nous rassemblaient. Nos mains enlacées. Nos coudes serrés. Nos soirées passées à rêver. Nos manifs à hurler. Nos discussions à bâtons rompus. Nos réactions rapides dans des situations qui exigeaient notre coopération. Les Amoureux-ses. Lae Rêveur-se de Bougies.

Et maintenant, ces conflits qui nous rongent. Conflits intérieurs. Conflits dans les communautés d’activistes et d’ami-e-s. Conflits dans les identités.

img_20181020_1312518638450265686168563.jpg

Comme des luttes à mort. Comme s’il ne s’agissait plus que de l’emporter.

Entrer en compétition les un-e-s contre les autres pour élever l’unique vérité. Attribuer une catégorie à 

quelqu’un-e et refuser de lae voir s’en extirper. Prendre la défense. Justifier. Mettre au ban. Exclure. Partir. Les entendre dire qu’on s’auto-exclut. Mais ne pas se retourner en s’éloignant. Ne plus demander des comptes. Ne plus chercher à faire vaciller la fabrique des vérités. Tourner le dos à ces hiérarchies. Ne plus savoir contre qui on se bat. Ne plus connaître de communauté.

Lire la suite « Déchirements. 5 de Cloches, Amoureux-ses, Etoile. »

La tour, le feu de forêt

Quand j’ai réalisé à quel point j’étais dévastée il y a quelques mois, j’ai dit à mon psy « je suis un incendie de forêt à moi toute seule ». La Tour, c’est parfois (souvent) une carte de prise de conscience. Elle passe par la douleur, les triggers, les hurlements, le désarroi, la panique de ne plus savoir qui on est ni où on va. Mais, au moins, même si c’est un infime réconfort sur le moment, on sait qu’on ne peut plus vivre dans le déni. C’est bien trash. Ça fait bien mal. On ne peut plus retourner en arrière, on ne sera jamais plus exactement où on a été. En fait, ouf.
Ouf et, quand il s’agit de post-trauma, mille fois ouf. La peur, la colère, la rage, l’impuissance. Et puis, déjà, la purification par le feu.

Il y a 14 ans, j’ai Lire la suite « La tour, le feu de forêt »

La tempérance

Tu sais que ton centre de gravité est là, solide. Tu connais ces pôles qui t’attirent, t’oppressent ou te tiraillent. Mais bon, tu batailles malgré tout. Entre te laisser flotter sereinement au gré des envies et des impulsions et te plonger dans le feu de tes passions même si elles sont contradictoires, quel est ton point d’équilibre ? Lire la suite « La tempérance »

Lae Magicien-ne

Il y a une vibe de Mercure « libéré, délivré » dans ces cartes du jour, non? Tu te sens à nouveau en accord avec tes compétences, prêt-e à les affûter, résolu-e à les écouter.
🌟
La carte de la/du Magicien-ne, c’est rarement du style « ouais maintenant tu as toutes les cartes en main, tu vas y arriver ». C’est plutôt: Où/comment vas-tu engager tes talents? Les envies te brûlent des doigts, mais si tu les laisses étinceler comme ça simultanément, elles vont cramer. Le soufflé pourrait bien retomber aussi vite que cette brise fraîche qui t’inspire à nouveau. Lire la suite « Lae Magicien-ne »

L’étoile. Nos corps.

Pour moi. Pour vous.


Tu mérites de l’amour. Tu mérites du désir. Tu mérites du repos. Ton corps est important même avec les effets du trauma et de la douleur chronique. Ton corps a assez d’importance pour être aimé.

Ce n’est pas censé être facile. C’est pas un souci si c’est pas possible pour toi d’aimer ton corps ou si c’est pas un objectif. Il a quand même de l’importance. Il mérite quand même de l’amour.

Il arrive que la douleur agisse comme un signal: tu n’es plus en mode dissociation totale. Il arrive que cela se traduise par un corps insupportable. Ça veut aussi dire que ton corps est là. Tu en fais l’expérience. Tu te le réappropries. Ça fait mal. Ta douleur est vraie. Tes traumatismes sont vrais. Ils sont réels. Tu es arrivé.e jusqu’ici. Bravo !!! Lire la suite « L’étoile. Nos corps. »

Deux et trois d’épées: la confiance comme force

Sometimes you need to let your guard down and speak your truth, your most shadowy truth, from the bottom of your heart. And sometimes, it’s the most complicated thing to do. 🔹 Il arrive qu’il faille cesser de te cacher derrière tes barrières et trouver le courage de parler, parler ta vérité, depuis les profondeurs, depuis tes parts d’ombres. 🔹 Ça fait mal, même si tu pratiques la vulnérabilité radicale. Il reste toujours des pans de murs pour planquer des blessures. 🔹 You may try to apply radical vulnerability as often as you can, there are always some walls to hide the fears and wounds you wouldn’t share. 🔹Sometimes you need denial and defenses and it’s fine. But sometimes only honesty will get you through it. 🔹Il arrive que tu aies absolument besoin de ton déni, des tes refoulement et de tes boucliers. C’est pas un problème. Et puis parfois seule la sincérité pourra te porter au travers de tes problèmes. 🔹 It’s not about being strong. It’s not about harnessing your fears. It’s about trust through pain, doubts and depression. It really is the hardest thing to do. But you deserve to trust yourself. And some other people. 🔹II ne s’agit pas d’être fort.e. Il n’est pas question de contrôler tes peurs. Il s’agit de confiance, à travers toutes ces souffrances, ces doutes, cette dépression. C’est super dur à accomplir, mais tu sais quoi ? Tu mérites de t’offrir ta confiance. Et de l’offrir à certaines autres personnes.

Tu t’en sors très bien

Tu t’impliques dans le processus permanent et toujours inachevé de guérison et de connaissance. Tu t’impliques dans ton chemin spirituel/ton parcours de sorcière/ta voie de guérisseur.se. Même si tu as l’impression d’être coincé.e et de ne pas pouvoir y consacrer du temps, de la patience ou du dévouement, tu t’impliques et tu te débrouilles bien. Ta psyché et/ou tes guides avancent à leur propre rythme. Fais confiance. Bravo et merci. Si si, vraiment, tu t’en sors très bien.

You are committed to your healing. Your are committed to your spiritual path/your craft/being a healer. Even when you’re feeling stuck and unable to give it time or dedication. Your psyche and/or your guides are moving at their own pace. Trust it. Thank you and congratulations! No, really, you’re doing good.

10 de bougies et l’ermite

Le feu. Il brûle. Il dévaste. Il ravage. Tu n’en peux plus. Elle est loin, l’heure où tu brillais. L’heure où tu jonglais avec tes feux d’artifices, disparue. Tu peines à te souvenir des raisons qui t’ont menée à te lancer. Il ne reste plus que la lassitude. De cet épuisement, tu ignores comment te relever. Il te reste un désespoir si intense que plus rien ne brille à l’horizon. Le feu a dévasté ce qui tu avais d’ambitions et de convictions. Il a ravagé tes rêves et espoirs. Aride. Ne demeure que l’aridité. La chaleur laisse des traînées de douleur le long de tes muscles. Elle électrise tes tendons. Comme si tu recevais constamment le même signal: il faut courir, il faut fuir, le danger est imminent. Mais tu ne sais plus où. Ni d’où ça te vient, ni où aller, ni où te réfugier. Tu es paralysée. Il ne reste que la douleur de ce courant qui ronge chacune de tes cellules. Ta peau est fine. Traînées de cire ou veines gonflées, prêtes à imploser sous la pression d’un sang qui ne circule plus. Lassitude. Epuisement. Harassement. 10 de bougies. 10 de bâtons.

L’Ermite. Peut-être qu’à force de te recroqueviller, à force de t’enfoncer sous le poids d’une ferveur devenue oppressante, tu finiras par atteindre quelque chose qui brille encore. Quelque chose qui brille faiblement. Peut-être que tu t’attacheras à la toute toute faible lueur d’espoir. Peut-être que tu la couvriras. Peut-être qu’elle te réchauffera. Peut-être qu’à force de la fixer, une transe s’emparera de toi. Peut-être que tu te sentiras à nouveau en vie. Peut-être même à nouveau l’envie de vivre. Qui sait? Tu trouveras peut-être un soupçon de sérénité, tout au fond de ta solitude. Et peut-être même qu’elle pourra te guider. Qui sait?

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑