3 de bâtons

Qu’est-ce qui te fait tenir ? Qui est-ce qui te soutient ? Qu’est-ce qui te maintient ? Qu’est-ce qui s’annonce ? Pourquoi est-ce aussi précieux ? Qui fait battre ton cœur ? Qu’est-ce qui t’anime ? Comment veux-tu célébrer ça ? Comment veux-tu faire avancer tout ça ? Comment te projettes-tu avec tout ça ?

Reine d’épées et as de coupes

Camper sur tes positions ne t’aide plus à ce stade. Les principes t’empêchent d’accéder à une une zone sans turbulences. Tu gardes le cap. Ce faisant, tu t’épuises. Ça n’est d’aucun secours – ni pour toi, ni pour l’évolution de la situation, ni pour les personnes que tu aimes. Tes convictions ont pris le dessus sur ton empathie. Elles s’essoufflent sans la douceur et la vulnérabilité qui t’étaient si chères. Tu te figes. Tu dissèques, tu tranches, et dans tout ça t’as plus de place pour la réceptivité. Tu ne reçois plus les messages des autres. Tu laisses d’ailleurs les mails pourrir dans ta boîte. C’est pas un hasard. L’amertume et le jugement l’ont emporté sur la curiosité. La reine d’épées a viré sinistre. Quand elle est lasse, elle se ramasse. Eh ouais, t’es à la ramasse sur le coup. Lire la suite « Reine d’épées et as de coupes »

7 de pentacles en Balmain vintage

Le 7 de pentacles. Tu as construit bien plus que ce dont tu te rends compte. Tu as tellement accompli. Prends le temps de regarder ça en vue aérienne. Quelle énergie investie ! Quel boulot amassé ! Même si c’est pas nécessairement ce que le capitalisme reconnaît comme du travail – et justement parce que ce n’est pas la productivité et l’argent qui ont façonné ce que tu as réalisé – t’as apporté du changement aux autres et à toi-même. Tu fais partie d’un mouvement plus large. Récompense-toi en t’accordant le droit d’être fièr.e. Admire ce travail. Prends le temps de le faire. Quels seront tes prochaines réalisations ? Comment vas-tu contribuer à davantage de justice sociale ? Qu’es-tu prêt.e à perdre pour cette justice (double la mise !). 👒

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7 d’épées et 9 de coupes

Tu n’es pas les secrets. Tu n’es pas les rumeurs. Tu n’es pas réduit.e, emprisonné.e, dans la protection que d’autres ont pensée pour toi, comme une camisole de force. Tu n’es pas ce qu’on t’a volé. Tu n’es pas ce qu’on n’a jamais daigné t’octroyer. La privation t’a influencé.e, mais elle ne détermine pas tout ce que tu es. Les mauvais traitements ne sont pas toi. L’abus constant ne détient pas la vérité sur ta valeur. Il n’établit pas le curseur de ceulle que tu es voué.e à être. Même si on te l’a tant répété… Tu n’es plus prisonnier.e de cette emprise. Lire la suite « 7 d’épées et 9 de coupes »

La mer, l’hiver. As de coupes.

Aller à la mer. Retour sur les promesses que je lui ai faites l’hiver passé. Retour sur la dérive et les trouvailles. Murmures et hurlements. L’as de coupes. La créativité. Pertho. Les réponses peut-être. La mer, l’hiver. La purification. La clarté.

Fils de coupe (menstruelle)

Le moment est venu de remplir la coupe. La douleur a envahi ma nuit. Elle a nourri les cauchemars qui ont ensuite hanté ma journée.
Le piège à éviter quand les souvenirs et les peurs les plus sombres refont surface, c’est de ne pas se laisser happer par leur pouvoir, de ne pas être hypnotisé.e par ces reflets jusqu’à une fascination obsédante. La tentation de baisser ses gardes et d’être emporté.e dans les angoisses (ou la psychose dans le cas de mes souvenirs de 2004 à 2007) existe. Parfois on ne peut que céder.

Mais le flux menstruel me rappelle qu’il faut que ça sorte. Je saigne avec mes règles. Lire la suite « Fils de coupe (menstruelle) »

4 de branches. Arrêt maladie.

J’étais anxieuse à l’idée d’aller rendre visite à mes collègues ce matin. Contente de voir la nouvelle coordinatrice néerlandophone avec qui je n’ai jamais travaillé et ma super remplaçante au poste francophone, mais emplie d’appréhension. Déplacements, entorse encore douloureuse, allergies, problèmes de mémoire qui m’empêcheraient de répondre à leurs questions sur le travail et toute l’imprévisibilité du syndrome d’Ehlers-Danlos.
Alors, j’ai tiré les cartes. Le 4 de branches du slow holler parle de la joie d’être ensemble ainsi que de l’importance du réseau, de l’amitié, du soutien. Y aller sans pression alors, légère dans ce milieu féministe qui m’a apporté bien plus qu’il ne m’a rongée (je crois que c’est ma leçon du retour d’uranus en bélier pour quelques mois, célébrer ces belles collaborations).

Lae visionnaire de branches renversé-e est aussi rassurante que tire-larmes. La flamboyante organisatrice, la madame réseautage aguerrie, la rassembleuse, la mobilisatrice, l’éprise de scènes et de micros. Ces facettes de ma personnalité me sont inaccessibles en ce moment. Peut-être pour toujours. Peut-être jusqu’à une accalmie de mes symptômes. Je peux la soigner et la célébrer cependant. Lire la suite « 4 de branches. Arrêt maladie. »

Journée du souvenir trans. Reine de bâtons.

La reine de bâtons. Elle sombre. Elle éblouit. Elle change le monde. Elle n’accepte pas les fantasmes portés sur elle. Elle ne change rien en acceptant les règles de luttes énoncées par d’autres. Elle ne répond pas aux attentes révolutionnaires des autres. Les autres qui la voient autre, elle: caution, repoussoir, inspiration, monstre. Elle mobilise pour/avec les sien.ne.s. Elle construit un refuge de fortune dans un monde de haine. Elle transforme la haine. Elle souffre. Elle est bouffée par la transphobie, l’homophobie et le racisme. Elle persiste. Elle sombre.

Le 20 novembre, c’était la journée du souvenir trans #TDdR. La reine de bâtons du #guidedhandtarot est Marsha P. Johnson. Se souvenir des personnes qui ont enduré les violences transphobes, souvent au péril de leur vie. Et se battre pour qu’aucune personne trans, Lire la suite « Journée du souvenir trans. Reine de bâtons. »

Divination sur entorse

Dans cette entorse dont l’hématome remonte irrésistiblement depuis samedi, je vois… Trois de vases, un moment de joie entre amies, baisser mes gardes, me croquer la cheville sur les pavés, hyperlaxité, une entorse supplémentaire, ça faisait longtemps. Crack crack. Croaw Croaw. J’évite beaucoup les sorties accompagnée. Depuis des mois. Sur mes gardes. J’ai besoin de toute mon attention pour bouger, pour maîtriser la proprioception, avoir une idée de mon corps dans l’espace. Le nez en l’air et les pieds accrochés.

La mort, le voyage. La tour, le chêne explosé. Tomber, subluxer, suffoquer. Ça doit arriver. Comment ne pas freiner la joie de passer du temps avec des gens à qui je tiens en anticipant les chutes, les crises de faux asthme, l’épuisement inattendu, les diarrhées?

Comment intégrer les leçons de la carte de la mort, passer à autre chose, revoir mon mode de fonctionnement, sans systématiquement m’écrouler? Lire la suite « Divination sur entorse »

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