Reine d’épées et as de coupes

Camper sur tes positions ne t’aide plus à ce stade. Les principes t’empêchent d’accéder à une une zone sans turbulences. Tu gardes le cap. Ce faisant, tu t’épuises. Ça n’est d’aucun secours – ni pour toi, ni pour l’évolution de la situation, ni pour les personnes que tu aimes. Tes convictions ont pris le dessus sur ton empathie. Elles s’essoufflent sans la douceur et la vulnérabilité qui t’étaient si chères. Tu te figes. Tu dissèques, tu tranches, et dans tout ça t’as plus de place pour la réceptivité. Tu ne reçois plus les messages des autres. Tu laisses d’ailleurs les mails pourrir dans ta boîte. C’est pas un hasard. L’amertume et le jugement l’ont emporté sur la curiosité. La reine d’épées a viré sinistre. Quand elle est lasse, elle se ramasse. Eh ouais, t’es à la ramasse sur le coup. Lire la suite « Reine d’épées et as de coupes »

La mer, l’hiver. As de coupes.

Aller à la mer. Retour sur les promesses que je lui ai faites l’hiver passé. Retour sur la dérive et les trouvailles. Murmures et hurlements. L’as de coupes. La créativité. Pertho. Les réponses peut-être. La mer, l’hiver. La purification. La clarté.

Fils de coupe (menstruelle)

Le moment est venu de remplir la coupe. La douleur a envahi ma nuit. Elle a nourri les cauchemars qui ont ensuite hanté ma journée.
Le piège à éviter quand les souvenirs et les peurs les plus sombres refont surface, c’est de ne pas se laisser happer par leur pouvoir, de ne pas être hypnotisé.e par ces reflets jusqu’à une fascination obsédante. La tentation de baisser ses gardes et d’être emporté.e dans les angoisses (ou la psychose dans le cas de mes souvenirs de 2004 à 2007) existe. Parfois on ne peut que céder.

Mais le flux menstruel me rappelle qu’il faut que ça sorte. Je saigne avec mes règles. Lire la suite « Fils de coupe (menstruelle) »

Divination sur entorse

Dans cette entorse dont l’hématome remonte irrésistiblement depuis samedi, je vois… Trois de vases, un moment de joie entre amies, baisser mes gardes, me croquer la cheville sur les pavés, hyperlaxité, une entorse supplémentaire, ça faisait longtemps. Crack crack. Croaw Croaw. J’évite beaucoup les sorties accompagnée. Depuis des mois. Sur mes gardes. J’ai besoin de toute mon attention pour bouger, pour maîtriser la proprioception, avoir une idée de mon corps dans l’espace. Le nez en l’air et les pieds accrochés.

La mort, le voyage. La tour, le chêne explosé. Tomber, subluxer, suffoquer. Ça doit arriver. Comment ne pas freiner la joie de passer du temps avec des gens à qui je tiens en anticipant les chutes, les crises de faux asthme, l’épuisement inattendu, les diarrhées?

Comment intégrer les leçons de la carte de la mort, passer à autre chose, revoir mon mode de fonctionnement, sans systématiquement m’écrouler? Lire la suite « Divination sur entorse »

5 de coupes

Tristesse, désespoir, regrets, déception,… Les émotions au programme pour le moment sont douloureuses. Les ravaler ne reviendrait qu’à les amplifier à moyen terme. Comment peux-tu t’assurer d’avoir la structure ou le soutien qui te permettent de les ressentir pleinement tout en étant épaulé.e dans le processus ? Ou, comment peux-tu toi-même aider une personne qui est dans une telle situation sans être englouti.e entièrement par ces émotions ?

5 de coupes: tu as le droit de pleurer

Tu t’accroches à ces deux coupes qui te pèsent tandis que « quelqu’un.e » s’obstine à te vider.
Quelle est cette ombre qui agit dans ton dos ? Quel est ce schéma qui se reproduit compulsivement ? Pourras-tu faire volte-face et ne plus subir ?
Pour l’instant, seul le poids de tes coupes te préoccupe. Cette tristesse est continue. Le poids de tes larmes ? Le poids de quelles larmes ?
Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de craquer. Tu as le droit de t’effondrer. Tu as le droit de ni rien comprendre. Tu as le droit de ne pas y arriver. Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de pleurer.

Tirage de Lammas

Saison. En route vers la partie la plus chouette de l’année. Celles où les voiles se font fins. Le héron, roi de coupes, roi des ruisseaux, auprès du vieux saules, les pattes dans les fossés, entend monter les murmures. Bientôt, tu glissera à toute allure dans les veines, les nervures, les courants, comme l’anguille, la cavalière des rivières. La fluidité est en vue. Pas emmagasiner mais saisir et foncer. Mais d’abord, la fête, les hommages, la gratitude. C’est Lammas. Qu’as-tu engrangé jusqu’ici ? Qu’as-tu laissé tomber ? À quoi fais-tu de la place en abandonnant ? 4 d’arc. On se réjouit 😊☀️

4 de coupes. Solstice d’été au bout de ma life

4 de coupes. Isolement ou nid douillet improvisé pour soulager l’épuisement. Contre mauvaise fortune bon cœur. Que peux-tu mettre en place pour respirer alors que tu étouffes ?

Pour ma part, je me sens prête à mettre sur le papier (enfin, l’ordi quoi), toutes les idées complexes que j’ai accumulées ces derniers mois sur certains sujets. Je les ai portées dans la douleur. Je savais qu’il leur faudrait du temps avant d’éclore. Je connais mes processus; je ne m’acharne guère. Besoin de maturation. Mais surtout de soin, de rage, d’emportements.

Ma santé flanche en juin. J’ai l’impression de m’effondrer chaque année. Et pourtant, chaque année, tout comme les herbes qu’on récolte au solstice d’été pour les sécher et les utiliser le reste de l’année, ma pensée fleurit et ma magie opère. Peut-être que je ne déteste pas l’été autant que je le prétends, allez, d’accord.

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