6 de vases. Tisseuse

Je suis une tisseuse
Ma vie ne m’appartient pas complètement
J’intègre les fils

Fil du traumatisme
Fil du divin
Fil des ancêtres
Fil des contes
Fil du fantasme
Fil de la dystopie
Fil du déni
Fil des codes
Fil de l’inconnu
Un fil, des fils, des pelotes

Je tisse du mieux que je peux
Par devoir comme par passion

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5 de coupes. Pleurer et s’ancrer avec Freyja

Un texte canalisé lors d’un espace sacré polythéiste de Valiel Elentari sur le deuil avec la présence de la déesse Freyja.

Dans les méandres
Dans les déserts
Terres arides
Ruisseaux desséchés

Je cherche mes larmes
J’appelle mes larmes
Je cherche comment pleurer

Dans les sillons laissés par le souvenir de l’eau
Les traces du courant
Les pierres polies
Je cherche

Il faut creuser, creuser
Il faut creuser pour que jaillisse la source

Des torrents
Des larmes, des sanglots
Des tourments

Ainsi, je ne suis pas desséchée
Ainsi, je prospère
Féconde
Des larmes
De pluie pour que poussent les récoltes

Ainsi je suis en vie

Je m’arrête là
Je me pose sur la berge

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Le 5 de coupes avec le White Fox Oracle

On se fait du souci alors qu’on voudrait s’en foutre.

On s’en tape mais on nous en culpabilise.
On se s’en honteuxse.

Les blessures qu’on croyait guéries s’ouvrent.
Les larmes coulent.

Y a pas de remède simple à cette douleur. Le 5 de coupes nous rappelle *simplement* qu’on peut pleurer, on peut se sentir mal, on peut ressentir la perte ou l’échec ou l’impuissance, on peut être endeuillé.e.s, on peut être très loin d’en avoir rien à foutre. C’est OK.
Avec la complexité de nos sentiments et de nos traumas, c’est OK.

Le white fox oracle nous invite à nous trouver un espace pour donner libre court aux sanglots. Un espace de soulagement. A travers la méditation, les prières, les gémissements.

7 de coupes, l’Etoile, reine de coupes, as de coupes.

On dirait que tu n’es que sentiments, rêves, fantasmes. Ça coule de partout. Ça s’écoule par tous tes pores. Tu te sens humide de désirs. Débordant.e d’émotions. Tu dresses la liste de tout ce que cette vague qui remonte de ton bassin à ton crâne te pousse à faire. Puis, ça coince dans la tête. Tu cogites. Tu fous pas grand-chose de tout ça.

Faut dire que L’Etoile nous est apparue retournée en carte de blocage. T’arrives pas à te poser dans l’instant avec tes rêves. T’arrives pas à laisser l’espoir prendre possession de ton présent. Tu veux encore être au volant. Tu bidouilles sur le GPS de ta life. Au lieu de laisser l’étoile du soir t’attirer. Au lieu de profiter de tes émotions bouillonnantes qui scintillent comme des vérités et non des choix à poser, des routes à prendre, des limites à imposer. (samhain commence à dégouliner de la table au moment où j’écris ces mots… On pourrait en prendre de la graine ?)

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L’Etoile, c’est pas tellement la carte de la destination ici. C’est pas non plus la carte de « c’est le voyage qui compte plus que l’objectif ». C’est la carte du « maintenant, c’est bon, c’est absolu, c’est juste, ça résonne, c’est rassurant ». L’Etoile te permet de faire grandir ta confiance. Des émotions pures de l’As de coupes, elle peut créer la fontaine qui alimente ton lac cosmique, qui te connecte à toi-même et à l’univers. Elle t’invite à déverser au lieu de canaliser. Elle me fait penser au sentiment divin quand j’éjacule, quand je goutte pleinement aux délices de l’instant et que tout mon être vibre et que tout tout tout semble vibrer partout.
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Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs.

Un point sur la roue de l’année n’existe jamais sans sa connexion aux autres. C’est particulièrement le cas pour les polarités. Équinoxe de printemps, le jour et la nuit sont d’égale durée. La lumière du jour augmentera jusqu’au solstice d’été. Elle restera plus longue que les nuits jusqu’à Mabon, l’équinoxe d’automne. D’ailleurs, pendant qu’on célébrait Ostara, c’était Mabon dans l’hémisphère sud. Les concepts de cycles des saisons évoquent souvent l’interconnexion, finalement.

wp-15870223609597448441183314999237.jpgUn équinoxe de printemps en confinement me ramène le bruit des vagues, superposé à celui de ma respiration en méditation. J’étais à la Mer du Nord pour l’Equinoxe d’automne. J’y ai rencontré Nehalennia, la déesse de la Mer du Nord et des échanges. J’ai réalisé des rituels autour de figures de mères, en particulier Déméter. J’ai célébré l’autonomie de Perséphone autant que le dévouement de son entourage. Il paraît qu’elle revient des Enfers au printemps. Il paraît qu’Hékate accompagne ses voyages.

J’ai récolté des semences de roses trémières, des baies d’églantine, de rose sauvage et d’aubépine. Le vent balayait les peupliers noirs auprès des ruines de l’Abbaye de Notre-Dame des Dunes. Je récoltais les branches. Mabon, célébration de récolte. Le printemps suggère de ne pas amasser, d’utiliser, de rendre à la terre, d’offrir. Accumuler ne sert pas, paraît-il. Lire la suite « Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs. »

4 de coupes + Valet de coupes

Exténué.e. Vidé.e. Qu’on me laisse seul.e avec mes pensées. Ronchon.ne. Déprimé.e. Niveau d’inspiration: entre 0 et moins 1000. Énergie stagnante. Idées puantes. Cerveau embrumé. Contractures. Bugué.e. Au bout du rouleau.

Tellement de coupes que j’ai tellement mais tellement la flemme de voir aujourd’hui. Toutes ces coupes que j’ai pas envie de boire. J’suis à sec. Rivière asséchée. Vidé.e.

J’arpente ses sillons, souvenirs du flow, labyrinthe de tout ce qui me sape le moral. Au détour d’un coup de cafard, une note m’intrigue, abandonnée sur le trottoir. Un coup de vent à peine perceptible la soulève. Elle atterrit sur mes bottines. Elle déverse des mystères sur mes orteils. Elle s’agrippe. Lire la suite « 4 de coupes + Valet de coupes »

10 d’élixirs (coupes). Ecrire

Un ordinateur. des doigts qui courent sur le clavier. l’inspiration qui pousse sur la carapace.

La fluidité des images que je capte avec des mots, que je fige mais déjà elles filent.
Loin devant. Ou derrière. Ou tout en dessous. Ou au-delà.
Disparues. Saisies. Jamais capturées. Inoubliables. A jamais. Comme l’odeur des pois de senteur que je cueillais enfant à la ferme dans le Pays des Collines.

Le soulagement. Les envies.

Je réalise seulement à quel point ça me manquait, un ordi, en particulier un ordi suffisamment compatible avec mon handicap.
Je respire.

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Reines de Floraison (coupes) et de Plumes (épées). Souvenir de la nouvelle lune en verseau

Un pont au-dessus du fossé entre les émotions et les mots
Point de rencontre pour les capacités à déchiffrer et les messages obscurs de l’inconscient
Point de fusion entre les sensations et l’organisation narrative