Méditation avec les fleurs de sureau

Une prière/méditation le sureau en fleur. Ce n’est pas encore la saison, je livre un vieux texte. Le sureau, en particulier l’essence de fleurs de sureau que j’ai récoltée l’année passée, m’appelle en ce moment. Dans la forêt, il y a 10 jours, les feuilles de sureau commençaient à apparaître. L’arbuste de sureau, au niveau du folklore, a une réputation proche de l’aubépine. Il abriterait des fées par exemple. Les baies de sureau, récoltées à la fin de l’été, participent aux remèdes anti-grippaux. Elles ont des propriétés anti-virales. Ce n’est peut-être pas pour rien que le sureau m’appelle ces jours-ci! T’inquiète, je ne prétends pas que c’est un remède au covid19 hein, mais simplement: la sagesse et l’esprit des plantes font partie de notre environnement. Alors, cette méditation pourrait te faire du bien – comme elle m’en fait!

La plante est si belle avec ses premières fleurs. Avec ses grappes comme des réseaux. Une toile. Le dos des mains parallèle à la terre, j’ouvre progressivement mes doigts. Le sureau monte si haut. Il cherche la lumière. Il s’élance. D’ici, assis-e sur le sol, on voit comme il est haut. Toutes ces multitudes sont connectées : ancêtres, guides, esprits des arbres, racines, sorcières. Des branches forment des arches. Des ponts. On n’est pas seule, on n’agit jamais pour soi uniquement, on est en connexion. On reçoit et on transmet. C’est la responsabilité des sorcières.

Les arches abritent les fées, les elfes, les présences. La multitude. Iels disent que la sagesse n’a jamais cessé d’être là. Elle vit. On vit. Hécate aussi. On est connectées. On reçoit. On transmet. Je ne suis pas que la descendant-e, je suis aussi l’ancêtre qui transmet. J’ai un devoir. Une responsabilité. Comme le sureau. Comme tout. Lire la suite « Méditation avec les fleurs de sureau »

Le tour du site

Je suis plutôt introvertie et solitaire. En Belgique, on a le droit de sortir pour se balader dans notre quartier (pas en groupe quoi). Bref, je suis pas la plus mal lotie à titre perso, même si le stress est présent. Qu’il est difficile de se dire « ça va », quand on pense à toutes les implications du coronavirus !

Je ne veux pas participer à la surenchère de contenu. Mais je sais que certain-e-s souhaitent s’occuper l’esprit. Si c’est ton cas, continue la lecture, je vais lister les types de contenus que je partage.

Pour commencer, sur les photos, c’est mon bureau. Je travaille à la traduction en anglais de mes étalements de tarot engagés, autrement dit des modèles pour tirer les cartes avec un questionnement créatif, spirituel ou activiste. Enfin, j’avance aussi dans mon zine d’intro au tarot avec mots-clés pour chaque carte, conseils d’apprentissage, etc. Un projet qui traînait depuis novembre. Ça fait déjà plus de 30 pages 😀

Mon site est très mal organisé. Son ré-aménagement n’est pas dans mes projets immédiats (merci d’être indulgent-e-s ❤ c’est le genre de tâche qui nécessite de la concentration et une présence assidue derrière un ordinateur, bref le genre de tâche que le syndrome d’Ehlers-Danlos ne voit pas d’un bon œil).

J’ai épinglé certains de mes zines en tête de blog. Et puis, je vais te guider dans les liens utiles :

Je m’arrête là. Comme mon site est désorganisé, contacte-moi si tu cherches autre chose !

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Reines de Floraison (coupes) et de Plumes (épées). Souvenir de la nouvelle lune en verseau

Un pont au-dessus du fossé entre les émotions et les mots
Point de rencontre pour les capacités à déchiffrer et les messages obscurs de l’inconscient
Point de fusion entre les sensations et l’organisation narrative

Le Soleil en quelques textes

Quelques impressions publiées fin 2019.

1. La leçon du Soleil dans le tarot est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Tant de rayons, tant d’éclat, tant de lumière à renvoyer, à diriger.
Même dans sa dimension la plus simple qui nous demande de profiter, de (se) faire confiance, d’irradier la confiance, Le Soleil nous met au défi. Une carte qui nous ramène à ici maintenant quand on se sent éparpillé.e, sollicité.e, indécis.e.
Alors, on regarde les rayons qui tombent sur le tapis de feuilles dorées. On s’émerveille devant le saule pleureur, flamboyant avant de se mettre en berne. On cherche l’inspiration du soleil dans les petites choses.

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2. Quelle carte amusante qui revient régulièrement pour les tirages du jour en cet hiver morose! Justement, parce que c’est morose (enfin ici, c’est même la tempête), Le Soleil semble nous rappeler à l’indulgence envers nous-même. Lire la suite « Le Soleil en quelques textes »

21. Le Monde + 12. Art

Et après?
Je suis dans le creux de cet entre-deux
Prête, enthousiaste
Et patraque
Je suis sans cesse dans le creux de l’entre-deux

La main ne tient pas le stylo
L’eau chaude ne soulage pas la gorge
Tout ce que je forge,
Voué à s’effondrer
Au fond, tout est question d’accès
Suspendue, tout est question

L’art, suspendu par un fil
Nécessaire à mon maintien
Je suis suspendue par le fil
Dont j’ai désespérément besoin pour me tisser
Je ne peux l’effleurer
Lire la suite « 21. Le Monde + 12. Art »

Forêt de Soignes

La Forêt de Soignes est pleine d’histoires. Dans la zone située entre le chemin des deux montagnes, celui des tumuli, les marais du vuylbeek et du karreveld et les terrains gagnés sur la forêt par le parc Tournay-Solvay et le domaine des silex, le tout autour de la ligne de chemin de fer, on a retrouvé les traces, comme l’indiquent tous ces noms, d’un camp fortifié néolithique marqué par la culture dite du Michelsberg (dont j’avais jamais entendu parlé avant).

Il ne subsiste pas grand-chose à part les indices de la topographie. Les arbres ont pris le dessus sur les silex et le reste au cours des millénaires. Les humain.e.s ont malmené cette zone qu’yels ont recommencé à occuper à la fin du 19e siècle.

Est-ce que je rêve quand j’y ressens quelque chose ? Lire la suite « Forêt de Soignes »

10 de pentacles. Invalidité, in/stabilité, caps.

Le 10 de pentacles évoque la stabilité, la sécurité, un équilibre matériel qui soulage et satisfait, des accomplissements professionnels rassurants.

Après notre excursion d’hier, le syndrome d’Ehlers-Danlos a repris ses droits… en pire que plus tôt dans la semaine. Avec une maladie chronique aussi fluctuante, la gestion des cuillères constitue un apprentissage constant. On croit qu’on a bien cerné ses resources. Et puis, ça foire d’un coup. L’équilibre entre une activité physique régulière qui limite les douleurs et les moments où la douleur agit trop pour ça, c’est périlleux. L’hypermobilité n’est pas sans risque.
Je ne regrette pas mes escapades de la semaine, rythmées par des tissus conjonctifs capricieux. Je peux me reposer en attendant ma séance de kiné hebdomadaire.

Mais le 10 de pentacles me rappelle qu’il ne s’agit pas exclusivement de mon corps. Après un an d’incapacité de travail, je bouge vers le statut qu’on appelle en Belgique « invalidité », ou maladie de longue durée comme disent les politiques qui nous méprisent. Lire la suite « 10 de pentacles. Invalidité, in/stabilité, caps. »

Les Corneilles

img_20190731_195055_92574807654110334621.jpgLe cimetière est un repaire à corneilles… quoi de plus logique ? Quand je vois des os qui traînent, je les soupçonne immédiatement, les filousses.

Les corneilles sont sociales, joueuses, rusées, débrouillards, blagueuses. Elles sont territoriales, surtout quand il s’agit de se quereller avec des pies ou des chats. Elles aiment se placer en hauteur, discrètement, pour voir sans être vues.
Quand l’une d’elle repère un bon plan bouffe ou jeu ou quand elle ne parvient pas à ses fins, elle croasse pour rameuter ses potes. En moins de 2, elles sont 5 à s’y mettre (ou à se chamailler quoi). Lire la suite « Les Corneilles »

L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête

De tous ces lieux unanimement considérés comme flippants, il y a le tien, celui où tu te sens bien. img_20190817_102506_9512342565034163342349.jpgCelui où les tumultes sont des zones à explorer plutôt que des endroits bannis, à distance desquels il convient de se tenir. Tu vois bien ce qu’on lui trouve de chelou. Mais c’est ton genre de chelou. Tu n’as pas peur.

Tu y rôdes la nuit en rêve, pour parler aux briques, interroger les chauve-souris ou observer les vies qui s’animent à travers les fenêtres. Tu plonges sous la surface de la rivière pendant des heures pour fouiller la vase et mettre au jour ses trésors. La morte que tant d’hommes ont peint, érotisée, prisonnière de leur regard, flottant dans les fossés, c’est peut-être bien toi. Et tu n’as rien à voir avec leurs visions! Tes doigts se glissent dans les tréfonds. Tu puises de quoi revenir plus intrépide, encore moins domptable. Qui tu es doit demeurer insaisissable pour le sens commun. Lire la suite « L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête »

Grosse super woman

Je suis toujours épatée par le pouvoir des représentations. Elles peuvent élargir nos imaginaires. Elles changent nos perceptions – de nous-même, des autres, des possibles. Parfois, leur impact est plus grand que 1000 discours sur l’oppression de la grosseur (dans une société de l’image et de l’apparence, ça pose question, bien sûr).

Baume au corps et empuissancement du jour: je partage ces photos prises à l’arrache par mon amoureuse. Elle a réalisé que ma tenue de canicule (culotte + haut de bikini) me donnait des airs de wonder woman. J’ai rapidement saisi des accessoires et un rouge à lèvres et j’ai posé. Ça a modifié une journée de grosse déprime.

Les super héroïnes participeraient-elles à briser les limites ?

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