Forêt de Soignes

La Forêt de Soignes est pleine d’histoires. Dans la zone située entre le chemin des deux montagnes, celui des tumuli, les marais du vuylbeek et du karreveld et les terrains gagnés sur la forêt par le parc Tournay-Solvay et le domaine des silex, le tout autour de la ligne de chemin de fer, on a retrouvé les traces, comme l’indiquent tous ces noms, d’un camp fortifié néolithique marqué par la culture dite du Michelsberg (dont j’avais jamais entendu parlé avant).

Il ne subsiste pas grand-chose à part les indices de la topographie. Les arbres ont pris le dessus sur les silex et le reste au cours des millénaires. Les humain.e.s ont malmené cette zone qu’yels ont recommencé à occuper à la fin du 19e siècle.

Est-ce que je rêve quand j’y ressens quelque chose ? Lire la suite « Forêt de Soignes »

10 de pentacles. Invalidité, in/stabilité, caps.

Le 10 de pentacles évoque la stabilité, la sécurité, un équilibre matériel qui soulage et satisfait, des accomplissements professionnels rassurants.

Après notre excursion d’hier, le syndrome d’Ehlers-Danlos a repris ses droits… en pire que plus tôt dans la semaine. Avec une maladie chronique aussi fluctuante, la gestion des cuillères constitue un apprentissage constant. On croit qu’on a bien cerné ses resources. Et puis, ça foire d’un coup. L’équilibre entre une activité physique régulière qui limite les douleurs et les moments où la douleur agit trop pour ça, c’est périlleux. L’hypermobilité n’est pas sans risque.
Je ne regrette pas mes escapades de la semaine, rythmées par des tissus conjonctifs capricieux. Je peux me reposer en attendant ma séance de kiné hebdomadaire.

Mais le 10 de pentacles me rappelle qu’il ne s’agit pas exclusivement de mon corps. Après un an d’incapacité de travail, je bouge vers le statut qu’on appelle en Belgique « invalidité », ou maladie de longue durée comme disent les politiques qui nous méprisent. Lire la suite « 10 de pentacles. Invalidité, in/stabilité, caps. »

Les Corneilles

img_20190731_195055_92574807654110334621.jpgLe cimetière est un repaire à corneilles… quoi de plus logique ? Quand je vois des os qui traînent, je les soupçonne immédiatement, les filousses.

Les corneilles sont sociales, joueuses, rusées, débrouillards, blagueuses. Elles sont territoriales, surtout quand il s’agit de se quereller avec des pies ou des chats. Elles aiment se placer en hauteur, discrètement, pour voir sans être vues.
Quand l’une d’elle repère un bon plan bouffe ou jeu ou quand elle ne parvient pas à ses fins, elle croasse pour rameuter ses potes. En moins de 2, elles sont 5 à s’y mettre (ou à se chamailler quoi). Lire la suite « Les Corneilles »

L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête

De tous ces lieux unanimement considérés comme flippants, il y a le tien, celui où tu te sens bien. img_20190817_102506_9512342565034163342349.jpgCelui où les tumultes sont des zones à explorer plutôt que des endroits bannis, à distance desquels il convient de se tenir. Tu vois bien ce qu’on lui trouve de chelou. Mais c’est ton genre de chelou. Tu n’as pas peur.

Tu y rôdes la nuit en rêve, pour parler aux briques, interroger les chauve-souris ou observer les vies qui s’animent à travers les fenêtres. Tu plonges sous la surface de la rivière pendant des heures pour fouiller la vase et mettre au jour ses trésors. La morte que tant d’hommes ont peint, érotisée, prisonnière de leur regard, flottant dans les fossés, c’est peut-être bien toi. Et tu n’as rien à voir avec leurs visions! Tes doigts se glissent dans les tréfonds. Tu puises de quoi revenir plus intrépide, encore moins domptable. Qui tu es doit demeurer insaisissable pour le sens commun. Lire la suite « L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête »

Grosse super woman

Je suis toujours épatée par le pouvoir des représentations. Elles peuvent élargir nos imaginaires. Elles changent nos perceptions – de nous-même, des autres, des possibles. Parfois, leur impact est plus grand que 1000 discours sur l’oppression de la grosseur (dans une société de l’image et de l’apparence, ça pose question, bien sûr).

Baume au corps et empuissancement du jour: je partage ces photos prises à l’arrache par mon amoureuse. Elle a réalisé que ma tenue de canicule (culotte + haut de bikini) me donnait des airs de wonder woman. J’ai rapidement saisi des accessoires et un rouge à lèvres et j’ai posé. Ça a modifié une journée de grosse déprime.

Les super héroïnes participeraient-elles à briser les limites ?

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La relouterie (sur la fusion de mes blogs)

Comme expliqué dans cet entretien, j’ai fermé mes blogs tumblr en février.  En réaction aux mesures grossophobes, LGBTphobes et anti-TdS de la plate-forme, j’avais déplacé tout mon contenu propre ici en taguant le nom de l’ancien blog pour que personne ne s’égare car La Grosse! / GrosseFem était linké sur plusieurs de mes publications, comme mes fanzines.

Mais voilà qu’une personne mal intentionnée a repris le nom de ce blog… « Grosse Fem » qui, pour rappel, fait référence à l’identité queer, gouine, bie, trans, lesbienne de fem que les cis hétéros spolient allègrement… Au fait, j’ai écrit un zine sur ce que j’entends par fem 🙂 Sous le nom de mon ancien blog grossefem.tumblr.com, quelqu’un-e partage donc désormais du contenu sur, par le plus graaaand des hasard, le tarot et la féminiteyyyyy. Je le prends comme une marque de mon succès tiens :p

Evidemment, je n’ai rien à voir avec ces personnes qui s’accaparent un nom de domaine qu’elles ne comprennent pas suite à sa suppression. A croire que ça les intéresse de se choper les mecs insupportables qui atterrissent dans ma boîte de réception suite à la publication de vidéos sur les réseaux sociaux. Bon amusement mouhahahahahaha! 😀

Tout ça pour informer ceulles qui recherchent ce qui a été publié de 2012 ou 2013 à 2019 sur grossefem que le contenu est maintenant sur ce blog-ci.

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photo prise par Florette Gros lors d’une performance réalisée pour ArThursday

Voici des articles sur la politique de tumblr et pourquoi le boycotter:

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Écriture magique

Pendant longtemps, je me suis retranchée dans l’écriture automatique pour me dire vraiment. Comme pas grand-monde ne me lisait, personne ne me connaissait.

Mais je disais quoi au juste? Ce qui ressortait de ces automatismes était intense. C’était aussi détaché de moi. Je ne savais pas quelle réalité donner à mes écrits. Je ne pouvais pas. Je disais tellement. Je ne disais rien de tangible. Rien que de l’occulte.

J’y voyais une façon de laisser l’inconscient se déverser dans le stylo. Des messages qui viennent de loin. J’étais plutôt dans cette optique thérapeutique. Pas du tout dans le volet « spiritisme » de l’écriture automatique.

Mais avec le recul… il y avait vraiment un travail de médium vis-à-vis de ces contenus: souvenirs, contes, déesses, monstres, mémoire transgénérationnelle, mémoire de lieux,…

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Le quotidien avec un Syndrome d’Ehlers-Danlos

Comme l’actrice Jameela Jamil sensibilisait au syndrome d’Ehlers-Danlos syndrome, j’ai fait mon interprétation de sa pose 😄 ❤️

fb_img_15540436661293336072388063716905.jpgLa vie avec un SED en costume glamour, ça peut le faire. Mais ça m’arrive pas des masses. Derrière la souplesse, l’hypermobilité, c’est des douleurs diffuses ou localisées, parfois constantes, parfois variables tandis que les muscles compensent l’hyperlaxité. La fatigue chronique aussi. Le collagène n’est pas présent que dans les articulations. La colle de notre corps, qui n’en fait qu’à sa tête dans les syndromes d’Ehlers-Danlos, affectent nos poumons, notre vessie, nos intestins, notre estomac, nos bouches, nos oreilles, etc. Le SED est imprévisible: on ne sait pas quelle partie du corps va nous lâcher d’un jour à l’autre, ni même comment on ira d’un jour à l’autre. Ni d’une personne à l’autre. On peut être en fauteuil pour les déplacements tout comme on peut maintenir beaucoup d’activités sportives. Lire la suite « Le quotidien avec un Syndrome d’Ehlers-Danlos »

Tirage collectif (5 de bâtons, reine d’épées, Diable)

5 de bâtons et reine d’épées. Quelles divergences de vue sont irréconciliables en amitié pour toi ? Qu’est-ce qui compte le plus ? Qu’est-ce qui doit résister à tous les conflits ? Quelles concessions sont nécessaires ? Quand il y a un truc qui cloche dans une relation, est-ce que tu essaies d’en discuter ou est-ce que tu baisses les bras et t’éloignes subtilement mais irrémédiablement ? Quelles sont les limites es-tu capable de mettre sur la table et de défendre pour la viabilité d’une amitié ? Quelle est ta définition de toi-même quand tu es dans une relation fusionnelle ? As-tu le sentiment de devoir te sacrifier au profit d’une dynamique de relation ?

Les cartes du jour ne sont pas là pour te rassurer: quand es-tu possessif.ve? Quel contrôle cherches-tu à exercer sur les gens (inconsciemment)? Pourquoi ça compte autant de marquer des points dans un débat ? Pourquoi tu t’emportes ? Pourquoi tu cries ? Quand restes-tu silencieux.se afin qu’on ne devine pas le fond de ta pensée ? Est-ce que tu dis à tes proches que tu les admires ? Est-ce que tu endosses le rôle de victime à tout va afin d’obtenir plus de reconnaissance et de pouvoir que d’autres ?

En d’autres termes, dans des relations amicales, quand es-tu Le Diable/l’oppresseur.e/lae manipulatrice.eur/lae narcissique ? Quand fermes-tu les yeux sur la complexité des dynamiques des rapports de pouvoir à la fois dans une relation particulière et dans une contexte plus large ? Quand est-ce que ça t’arrange d’ignorer les lignes de faille?