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En chariot dans l'univers du tarot

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2. La grande prêtresse – La voyante

La grande prêtresse est une chouchoute pour bien des tireur-ses de cartes. Et pour cause: elle fait référence à un pan de notre passion de taromancien.ne.s!

DSC_0048Gardienne de la contrée des profondeurs, elle veille à l’accès à l’inconscient, à l’intuition et au sacré. Non sans une grande sagesse. Elle connaît les secrets, grâce à sa propre expérience et à ce qui lui a été transmis. Fière de cet héritage, elle en assure elle-même la transmission. Elle ne croit pas qu’on est toujours seul-e face à ses démons. Elle est attentive aux archétypes. Elle est consciente du poids des mécanismes d’oppression dans ce qui se joue dans nos mondes. Elle détient les clés qui ouvrent des portes entre les problèmes individuels, les histoires de famille et les systèmes de domination, éclairant ainsi les récits de vie sous un angle neuf. Salvateur. Révolutionnaire et constructif. Les traumatismes et les stress qu’ils engendrent sont

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toujours politiques selon elle. Elle te partage ses secrets avant que tu n’embarques dans ton voyage entre ces mondes.

Celle qui voit. Celle qui sait. Celle qui n’en reste pas aux clichés. Qui ne supporte pas ce qui est figé. Celle qui aide à penser l’émancipation. Elle connaît tant les théories psychanalytiques que les écrits sur la justice sociale. Pour autant, elle n’est pas rivée aux théories. Ses connaissances sont avant tout de l’ordre de l’intuition. Elle est capable de mettre ce type de savoirs en mode avion pour se brancher au divin en elle et en toute chose. Ce qui est intangible et invisible pour beaucoup lui est palpable et brillant. Tu es en bonne compagnie avec elle.

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La prêtresse est nommée The Seer dans le Thea’s Tarot. Voyante, devin. Nous livre-t-elle l’avenir? Voit-elle ce qui est à-venir? Elle voit en tout cas. Indéniablement. L’illustration frappe. Elle semble flotter sans toutefois être à la dérive. Au contraire, elle est extrêmement droite, comme enracinée dans le cosmos. Maintenue par une gravité qui serait partout et en tout. Ni ombre ni lumière ici. Tout est mélangé. Nuancé. Décliné.

Elle est absorbée par un poids au-dessus de sa tête. Car avec des grands dons ou des capacités hors du commun développées au fil des années viennent aussi d’énormes responsabilités. Tenter de viser la sincérité. Discerner ce qui est invisible à l’œil nu ou non aguerri implique du tact, de la douceur, tout comme de l’intransigeance et de la fermeté face à ce qui apparaît. Responsabilité vis-à-vis de soi-même et des autres. Nécessité de se donner des priorités. Et des limites. Quand plonger en soi et quand transmettre? Comment répondre aux attentes? Faut-il toujours y céder? Dans un souci de sincérité, le seul devoir vis-à-vis d’autrui n’est-il finalement pas de savoir dire non? Et d’encourager les prêtres-ses à s’épanouir?

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mon amoureuse (www.rosebutch.com) a adapté la grande prêtresse du Wild Unknown Tarot en rideau.

La pendue, la prêtresse, le désir

Une combinaison de tarot et d’oracle qui fait du bien. Quand l’abondance et la sensualité prennent appui sur un mélange de patience et d’intuition. Si on n’a pas de prise sur le désir, il faut savoir lâcher, (s’)écouter et accueillir la volupté sous toutes ses formes, même les plus anodines. Les années m’ont appris que le désir ne vient pas sans l’observation et l’accueil de la tristesse. C’est une bonne chose selon, je crois. Ça le fait fleurir. Ça le rend précieux.

#SalutJeFaisUnComebackIciAvecUnMiniArticle

20. Le Jugement

DSC_0442Le jugement. J’aime dire qu’une des facettes cette carte parle justement de se dépouiller du jugement, de toutes ces couches qui obstruent notre vision et notre capacité à penser clairement. Le Jugement passe outre nos mauvaises fois. Il fait fi des remparts derrière lesquels on se protège. Il contourne nos rancœurs et nos regrets. C’est une carte qui ne va pas sans travail. Une persévérance dans l’humilité. Remonter le fil de nos peurs. Aller à la source de nos angoisses. Excaver les mécanismes derrière les schémas qu’on reproduit longtemps avant de prendre conscience de leur existence. Et dans tout ça, être animé-e de la volonté de faire la paix, de renaître.

J’ai eu un état d’angoisse assez intense hier. Une interaction a déclenché une avalanche de tristesse mêlée à de la haine de soi et à un épuisement avancé. Je me suis effondrée sous la douche. A sa sortie, je me suis allongée sur le lit, entourée de mon peignoir de bain et avec une serviette sur la tête. J’ai pleuré, pleuré. J’ai étalé mes sanglots. J’ai cherché ma respiration dans la morve. Il s’est peut-être passé 5 minutes, peut-être une heure. Lire la suite

Violences policières et patriarcales vs solidarité féministe (hiérophante et as de bâtons)

Vous savez comme je dis toujours que, dans ma pratique, le tarot ne sert pas à prédire l’avenir ? Ouais bon, j’avoue, parfois quand même, il est assez explicite.

Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris que je ne suis pas au top de ma forme ces jours-ci. Du coup, la semaine passée, une angoisse de la foule me travaillait un peu à l’idée de participer à une marche de nuit féministe qui avait pour objectif de revendiquer notre place dans l’espace public et de dénoncer les violences sexistes et transphobes, le tout en non-mixité sans hommes cis. J’ai donc tiré quelques cartes pendant que je préparais ma tenue histoire de sentir un peu mieux la soirée.

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Le hiérophante et l’as de bâton, croisés par le fils d’épées. D’abord, j’ai voulu voir le hiérophante (ou pape) sous son jour le plus sympathique : de la transmission d’expériences, des personnes qui partagent leurs savoirs. Ça n’a pas duré, mon intuition m’a vite orientée vers une conception plus traditionnelle de la carte : ordre établi, ordre moral, ensemble de règles et de lois qui paraissent figées, maîtres à penser. Shift dans mon esprit : la police sera sur place pour nous empêcher de marcher et ça ne sera pas franchement pacifiste de leur côté. Les gardiens de l’ordre établi et des institutions ne s’embarrassent généralement pas de non-violence. L’as de bâtons, incandescent, était un rappel de l’importance de cette marche aux flambeaux, de nos convictions, de nos contestations, de notre capacité d’agir pour donner forme à un monde meilleur. J’étais directement bien résolue à me déplacer, tout en prenant au sérieux le message du fils d’épées : ne pas m’emballer trop vite verbalement quand il s’agirait de se défendre. Lire la suite

13 La Mort et militantisme

dsc_6364La carte très redoutée de « La Mort » nous parle peut-être de finitude mais avant tout de renaissance. Elle fait référence à des cycles. Elle nous rappelle que les apparentes tables rases n’en sont pas tellement. En effet, elle parle de continuité et de survie. De la nécessité de se débarrasser de certaines couches pour mieux avancer, plus légèr-e. C’est donc naturel qu’elle me vienne beaucoup à l’esprit récemment quand on évoque certains aspects du militantisme.

Je travaille pour une organisation féministe « institutionnalisée », c’est-à-dire que depuis plus de 20 ans, ce sont des financements gouvernementaux qui assurent son fonctionnement. Ce parti de l’institutionnalisation a été pris par une large frange du mouvement féministe dans les années 80 et 90. Il visait à assurer son existence et à garantir sa légitimité afin d’ancrer dans les lois des acquis sociaux qu’il réclamait. On déclarait alors que tout ce qui n’était pas structurellement ancré et subventionné était fragile. Dans la foulée, le mouvement s’est fortement professionnalisé. La reconnaissance du travail fourni par le mouvement social en général a mobilisé le secteur dit « non-marchand » pendant des années en Belgique. Il s’agissait de le sortir en partie du bénévolat. Voilà, voix de professeure off.

Perso, j’ai toujours apprécié de participer à des initiatives « auto-gérées », « grassroots », « indépendantes ». J’ai tendance à voir les soutiens financiers politiques ou émanant de sponsors comme des poisons. Un pacte avec le diable. C’est peut-être bien mon petit côté anarchiste qui parle. Je vous passe les détails de ma critique parce que je veux être constructive et puis, je vous vois déjà faire la moue parce que je fais que râler. dsc_6366

Pendant que les organisations féministes subventionnées se battent à juste titre pour préserver les emplois qu’elles ont générés, elles vivent dans une angoisse constante de la mort et une incapacité à se penser en dehors des sources de financement traditionnelles. La mort de la structure dans son état actuel serait un coup d’arrêt et toute leur énergie est mise dans son évitement.

Dans les collectifs plus informels, la carte de La Mort prend tout son sens. On quitte des groupes pour en rejoindre d’autres. Certains groupes prennent des pauses qui durent des mois et on ignore s’ils sortiront de leur torpeur. D’autres se dissolvent. Mais la continuité des réseaux est néanmoins assurée. Les liens créés dans un cadre débouchent sur des actions dans un autre. Les personnes croisées à une marche deviennent des camarades d’une autre lutte ou d’un autre type de protestation. Un cycle se termine et déjà cinq autres commencent, largement infusés d’actions précédentes.

Le capitalisme ingère toutes nos luttes pour en tirer profit. Elles sont alors recomposées à sa sauce et forcément vidées de leur substance ou tournées en dérision. Y a qu’à voir comment Chanel met en scène des manifestations soi disant féministes dans ses défilés alors que l’industrie de la mode et de la beauté repose plus que toute autre sur l’exploitation des humain-e-s, des animaux et de l’environnement. Blague au goût amer. Ou H&M, les magazines de mode et plein d’autres entreprises qui se sont approprié une pseudo body positivity au mépris de notre fat activism (militantisme gros) et de la radicalité de sa critique sociétale. Belles alliances du capitalisme, de l’hétérocispatriarcat, du capacistisme (l’agencement de la société autour d’un idéal de corps valides et productifs), du racisme, de la grossophobie.

dsc_6372Un objectif des militantes féministes et des autres, c’est d’accepter de se départir de certaines méthodes pour en adopter rapidement d’autres. Se faufiler. Aller plus vite. S’immiscer dans les brèches pour faire imploser un ensemble. Se reconfigurer en d’autres entités pour inventer d’autres actions. Une bonne partie des constats restent les mêmes mais les modes d’action sont constamment bousculés et redéfinis. Être indestructibles et en mutation, à l’image du chat et de ses neuf vies sur La Mort du Mystical Cats Tarot. Et créatif-ves, à l’instar de la jongleuse dans cette position dans le Thea’s Tarot. dsc_6375Elle a les pieds fermement sur le sol, le centre de gravité bien bas et elle fait danser joyeusement les branches qui perdent leurs feuilles vers celles qui portent des fruits. Comme le printemps. Un défi qui nous est imposé par le contexte actuel et qui pourrait pourtant s’avérer salvateur. Dans une conception moins linéaire, plus brouillonne mais en bonne connaissance des saisons précédentes.

Les Amoureuses + L’Etoile

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The Lovers + The Star (Thea’s Tarot) + Anger + Apathy (Oracle of Oddities)

Les amoureuses, les éternelles, les fabuleuses. Contre son corps, tout tout contre son corps. Dans la contrée des merveilles, tout tout contre son corps. Contre les dominants, contre ce qui oppriment. Notre refuge, tout tout contre nos corps. La dépression dessine des creux. Des sillons où se lovent les doutes, le temps d’un soupir, le temps d’un frisson, quand les dents claquent brièvement.

J’ai de l’espoir, j’ai des promesses. Tout contre toi, ma butch. Je ne m’étais pas figurée ce genre d’histoire. Je n’avais pas imaginé. Dans cette histoire, je suis sereine. Amoureusement sereine. Prête pour les épreuves. Armée pour les galères. Parfois à court de souffle. Souvent à court. Cours, cours, danse dans les champs qui s’étendent à perte de vue. Dans cette histoire, je suis confiante. Ça veut pas dire que j’ai pas peur de temps en temps; ça veut dire que j’en sais assez sur nous pour savoir qu’on brille à l’infini. Et notre amour se nourrit, se soigne, s’amplifie.

Notre passion nous jaillit du bout des doigts. Comme la magnétiseuse que tu es, la tireuse de cartes que je suis. Comme les sorcières qu’on était vouées à être. La magie nous jaillit du bout des doigts et notre amour se renouvelle. S’amplifie. Se développe. Fleurit. Notre amour gagne en envergure dans un écrin de verdure. Je patauge dans les images un peu cheap, mais c’est seulement parce que les mots c’est jamais assez pour tant de beauté. Je ferme les yeux tout contre toi et je vois défiler des couleurs, de la chaleur, de l’énergie ou des trucs comme ça. Notre engagement, c’est comme une guirlande de ressources. Tout contre toi, ça sent la vie.

Ça sent notre vie, notre engagement, nos convictions, notre extravagance et notre puissance. Tout contre toi, c’est l’infini qui se blottit. Puis s’étend. Qui palpite. Ça vibre comme un big bang. Tout contre toi, toutes les lignées des ancêtres qui nous protègent attisent notre révolte. Scellent des vœux de protection. Tu es plus que de multiples soleils. Les étoiles te garnissent les pores, t’agrandissent le corps. La volupté est vulnérable.

Tout contre ma chère et tendre, mon inénarrable. Ma très fabuleuse. Notre relation est œuvre de création. Continuelle. Nos cons à nu, nos ailes. Notre relation donne vie à des autres lieux. Chez nous. Autour. Partout. Elle défie les attentes. Elle tente des ponts. Elle enlace la seule souveraine preuve: l’amour est à écrire. L’amour est à foutre à la poubelle. L’amour est ce que le patriarcat en a fait. L’amour est ancré dans le capitalisme. L’amour s’achète, l’amour leur achète une place dans le système. Re-boot.

On reprend depuis le début. Notre relation met à mal l’hétéropatriarcat. Sa reproduction en sera le coup de grâce. On se reproduit. Gouines, trans et queers qui recrutent. On écrit nos histoires sur les cendres de leurs normes. A l’encre de. On tatoue nos histoires sur nos corps triomphants. Couverts de bleus et triomphants.

Dénoncer et dégommer l’hétéronorme. Peut-être qu’yels ne le choisissent pas, mais le constat demeure : être cishétéro, c’est être complice. J’ai de l’espoir pour ce monde en raison des gouines/trans/queers qui résistent. Qui écrivent. Qui protestent. Dénoncent et énoncent les sentences : à la poubelle ce qui a été fait de l’amour. Des étincelles pour une autre façon de le faire: la sorcellerie.
On n’en a pas assez fait. Yels n’ont pas fini de nous entendre. Bourdonnant-e-s et rebelles.

Les Amoureuses + 3 d’épées

wp-1482073658163.jpgDe la difficulté de la communication dans le couple dans certaines phases. Tenter de s’accommoder de la peine de ce qui ne se dit pas. Ce que l’on garde pour soi. Même quand l’histoire est idyllique.
Les moments où l’on saigne même dans la plus parfaite des histoires. Quand on apprend plus qu’on ne ressent.

Revenir à soi. A ses traumatismes. A sa dépression. Avoir mal.

L’énergie de l’amour pour porter la dépression. Ou pour la laisser éteindre son chant du cygne dans un coin.

Quand l’union majestueuse embrasse la souffrance de celle qui est à terre. Quelle place lui faire, comment soutenir, comment écouter la tristesse et le déchirement qui la tourmentent?wp-1482095201414.jpg

Le 10 de pentacles. Être chez soi. Chez nous. Ensemble. En meute. Remparts à tous les malheurs. Notre dragon veille sur notre feu sacré. Lire la suite

La Lune + II de bâtons 

Se concentrer sur le travail des ombres. Épouser l’occulte.

Pouvoir aller là-bas. Faire ce travail-là. Comme quand je peins intuitivement, automatiquement pour déterrer les souvenirs enfouis par la dissociation. Je fais un travail long. Sur le long terme. Que j’oublie parfois car je ne sais pas comment intégrer tout cela dans ma vie. S’y pencher, c’est faire face à la nécessité de choix dont l’impact sera irrémédiable. La carte de la Justice dans un coin de l’esprit. La cour des épées.
La Lune. Dans la nuit. Sous un autre jour.

Dans les forêts qui ont peuplé des années de ma vie. Les mains coupées des enfants sont suspendues aux arbres comme autant de réjouissances de Noël. Je suis coupée. La nuit, je hurle encore.
De la cime des arbres où j’ai grimpé: ma soeur, ma soeur, ne vois-tu rien venir? Je vois la mort. Je vois ce qui est arrivé quand on a décidé de me tuer.

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La grand-mère a cousu une robe pour affronter la nuit. Brodée d’offrandes aux loups.
De la nuit, pourtant, je ne retiens rien. Le matin, je reviens comme l’enfant auréolée de pureté. Même quand, la nuit, j’ai dévoré les entrailles de cygnes en colère. J’ai sacrifié leur beauté à ma vengeance.

Que sais-tu de la lumière, hormis celle des clairières, quand tu as grandi dans les bois?

La nuit, je monte jusqu’aux cimes des arbres. Et je crois la voir venir. Sur son cheval blanc. Avec la beauté stupéfiante de celles qui ne cessent de sauver. Un jour, je me blottirai tout contre elle et, enfin, je saurai que je n’ai plus de raisons d’avoir peur. Que je suis saine et sauve. Ou folle et sauve. Mais que le mal est désormais suffisamment éloigné pour ne plus passer mes nuits à pleurer. De frousse.

VIII de pentacles + Le Chariot

C’est agréable de se lancer tête baissée dans un projet. Puis, parfois il faut cesser de foncer pour appréhender le parcours dans une autre temporalité. On acquiert certaines compétences avec du temps et de la patience. Persévérance et long apprentissage sont en effet de mise pour mener à bien l’aventure. On peut alors s’armer d’une dose d’humilité et d’une réserve de motivation pour faire face aux tâches ardues. Certains accomplissements passent par un travail de fourmi avant de récolter les fruits de ce labeur.

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The Wild Unknown Tarot

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