La Force. Ne pas dépasser tes peurs

Il ne s’agit pas de dépasser tes peurs, mais de t’offrir un tête-à-tête avec elles. Il s’agit de voir comment être en mouvement avec elles, au lieu d’être paralysé.e.
N’essaie pas de vaincre ce qui est là pour une raison.
Écoute comment tu intériorises ton parcours, ce qu’on t’impose, les discriminations quotidiennes, même quand ça te rend infâme, parce que tu n’en sors pas intact.e.
Fais le point. Tu n’es pas bloqué.e là où tu es, prisonnièr.e de tes peurs. Tu es fort.e, tu as une capacité d’agir.

L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête

De tous ces lieux unanimement considérés comme flippants, il y a le tien, celui où tu te sens bien. img_20190817_102506_9512342565034163342349.jpgCelui où les tumultes sont des zones à explorer plutôt que des endroits bannis, à distance desquels il convient de se tenir. Tu vois bien ce qu’on lui trouve de chelou. Mais c’est ton genre de chelou. Tu n’as pas peur.

Tu y rôdes la nuit en rêve, pour parler aux briques, interroger les chauve-souris ou observer les vies qui s’animent à travers les fenêtres. Tu plonges sous la surface de la rivière pendant des heures pour fouiller la vase et mettre au jour ses trésors. La morte que tant d’hommes ont peint, érotisée, prisonnière de leur regard, flottant dans les fossés, c’est peut-être bien toi. Et tu n’as rien à voir avec leurs visions! Tes doigts se glissent dans les tréfonds. Tu puises de quoi revenir plus intrépide, encore moins domptable. Qui tu es doit demeurer insaisissable pour le sens commun. Lire la suite « L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête »

L’Etoile reflète notre déni

We’re endless.
Deeply aware of our frailty
We’re still endless.
Endless isn’t all powerful
It’s not about exerting power over
It’s about inspiring social justice
Acting towards it
Bringing cosmos into decay
A helping hand to escape from the ruins
Some bridges even when
they keep collapsing
It’s about staying
Facing
Crying
Our infinity doesn’t mean
everything is going to be all right
Only that we’re going to show up
🌟
La tâche est lourde
Le cœur est plein
Comment notre coupe nous nourrit-elle
Quand l’eau submerge des vies
Comment la mer peut-elle être magique
Quand elle engouffre les naufragé.e.s
Puis elle recrache des mort.e.s
Qu’avons-nous fait de la mer ?
Qu’avons-nous semé
Pour que des personnes fuient, invisibles,
Puis crèvent
Où va-t-on chercher la confiance de L’Etoile ?
N’est-elle que le reflet de notre déni ?
Sur quoi ferme-t-on les paupières
Pour distinguer encore des promesses ?
Qu’est-ce que le Chariot de ceulles qui
Parcourent des continents à pied
Avec plus rien d’autre à perdre que la vie
Et pas grand-chose d’autre à gagner
Que notre mépris ? Lire la suite « L’Etoile reflète notre déni »

La Mort, les mort.e.s

La Mort, l’Arcane 13 dont je ne tais pas le nom. Mais qu’en est-il des mort.e.s? Qu’en est-il de toutes ces gens, mort.e.s bien avant ma naissance, qui m’ont hantée trop longtemps, dont les schémas n’ont cessé de se traduire dans mon existence ? Comment m’en libérer?

Ça ne servait à rien de leur tourner le dos en faisant semblant de ne rien entendre. Alors j’ai fait face. J’ai été submergée j’ai appelé à l’aide et je l’ai trouvée. J’ai creusé plus profondément que la merde qu’yels s’obstinaient à m’envoyer en pleine gueule.

Je suis prête désormais. Prête à me libérer de ça. Prête à relâcher les mort.e.s. Couper les liens. La carte de La Mort me délivre. Lire la suite « La Mort, les mort.e.s »

Lae Créatrice et La Mort

Est-ce que tu pourrais t’asseoir ici quelques minutes? Ou quelques heures… Pourrais-tu prendre le temps de sentir la matière autour de toi ? Autant la boue que les tissus. Autant les feuilles que le plastique.
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Ressens la matière. Quelle est son histoire ? Quelles sont ses formes ? Quelle est son aura ? Qu’est-ce qui s’en dégage ? Qu’est-ce qu’elle retient ? Qu’est-ce que ça raconte ? Comment peux-tu être témoin de ces histoires ? Comment peux-tu les aider à avancer ? Est-ce ce qui t’est demandé ?
🌿
Tout en écoutant, tu fabriques. Lire la suite « Lae Créatrice et La Mort »

Quand La Mort n’est pas au figuré

Dans certains jeux et à certains moments, La Mort n’est pas une carte métaphorique. Elle te tourne dans la tête avec insistance.
Tu penses aux gens qui te manquent. Tu penses à ce que tu aurais pu faire. Tu penses aux personnes que tu aimes et tu crèves (symboliquement mais ça te tort les viscères) de peur de les perdre. Tu penses à ta propre vie.

En tout cas, La Mort t’obsède. Tu n’arrives pas à t’en détacher.

Le 4 de Ciel et la Reine de Mer t’aident à reprendre contact avec la vie, dans l’instant présent, malgré l’ombre que La Mort jette sur tes pensées. Un peu de douceur pour claquer la porte au nez de tes angoisses, le temps de retrouver l’Arcane 13 de façon plus symbolique, moins littérale. Le temps d’apprécier que si, pour quelques secondes qui paraissent une éternité, l’eau semble se perdre au fond de la fontaine à jamais, elle rejaillit en réalité de plus belle, vigoureuse et pétillante. Lire la suite « Quand La Mort n’est pas au figuré »

Mon chat, L’impératrice

Quand t’arrives pas à garder les pieds sur terre. Quand tu rumines. Quand les idées sombres s’entassent dans tous les coins de tes pensées.
❤️
Bein, y a toujours la divine Samhain, l’Impératrice, en phase avec ce qui s’agite, en elle et autour. Pourtant tellement généreuse, parfaitement dans l’instant, sublimement dans l’interaction. Curieuse, fofolle et éveillée, elle n’en est pas moins sage. Elle est bouillonnante de connaissances insoupçonnées. En effervescence et cependant posée.

La Force en forêt

img_20190624_231549_9036169396659155635483.jpgJ’ai peur de la forêt. Je suis une enfant des plaines. J’ai peur en forêt. Quand je rentre dans le bois, j’ai le cœur qui palpite. Et les poignets. J’ai le souffle court. Je marche vite. Je cherche la solitude. Je la redoute. Je hâte encore le pas. Je cherche une route qui aurait dû sens. Ce sont toutes les mêmes. (mes doigts ont tapé « toutes les mains », comme celles suspendues aux arbres des forêt dans mes crises d’angoisse avant…).

Seuls les sureaux semblent différents. Chaque arche. Chaque fleur. Comme un passage autant qu’un sanctuaire. Alors je me hâte, espérant trouver celui auprès duquel je pourrai me poser. J’ai peur. Je maudis les gens que je croise de ne pas me laisser profiter de la quiétude. Je panique dès que je me sens trop isolée. La forêt est menaçante. Je ne parle pas son langage. Je ne la laisse pas me l’apprendre. Les musaraignes me guettent. Je sursaute au moindre froissement de feuille. Je suis sur le qui-vive. Lire la suite « La Force en forêt »

L’Ermite et ses cuillères

Comme beaucoup de malades chroniques, je considère l’été comme mes mois d’ermite. Ce rythme plus lent et ce retirement peuvent nous apprendre à suivre notre lanterne à travers les méandres de nos angoisses, de nos aspirations et de notre soif de sens. C’est dur. La douleur et l’épuisement nous vident. Mais cette canne est solide.