2 de bâtons. Le seuil

Des reflets. Des promesses. De la magie qui danse dans les facettes. Charger au soleil la petite graine qui deviendra grand projet. Considérer les options. Profiter de la brise. Imaginer. La peur, les risques, les contraintes, l’arbitraire, les sécher au soleil.

Frêles rayons avant…
Souhaiter, vouloir, hésiter, anticiper, pétiller.

Le seuil franchi, ce qui était auparavant se dissipe. Le seuil franchi, les reflets scintillent sur des surfaces supplémentaires.
C’est là qu’on se sent badass.

6 d’élixirs et 7 de pièces

En quête de continuité? Envie de faire le point? Nécessaire de te débarrasser de ce qui te pèse?
Si tu ressens le besoin de faire le tri, suis ce qui pétille. Souviens-toi de ce qui t’enchantait! Renoue avec l’émerveillement que tu as mis de côté pour avancer. Il y a en toi une forme de toi qui sait ce qu’il faut poursuivre et quel est le lest à lâcher. Il y a en toi la trace de ce qui te fait rire, une zone qui ne demande qu’à être activée. Il y a en toi de la joie. Cette joie peut devenir le moteur de tes processus créatifs. Cette joie, elle te meut aussi vers ce mysticisme que tu t’empêches de ressentir pleinement.

Le 4 de bâtons pour Samhain

Dans mon tirage collectif de Samhain, le 4 de bâtons était la carte centrale, celle de l’Oracle. Qu’elle est touchante en cette saison! Elle suggère la célébration dans l’introspection.

Celle du Slow Holler tarot était ornée de fleurs dans lesquelles j’ai vu des chrysanthèmes. Si Samain est le sabbat pour honorer les mort.e.s, les ancêtres, les guides, il ne faut pas négliger que beaucoup d’entre nous ont une relation compliquée à nos ancêtres au sens strict. On ne les connaît pas. On ne les aime pas. Yels représentent tout ce dont on s’est extrait.e.s. Ou bien la connexion ne s’effectue pas en dépit de tous nos efforts, la ligne sonne dans le vide.

Le 4 de bâtons nous demande d’aller à la rencontre d’ancêtres avec qui c’est fluide, léger, joyeux ET de nous engager auprès d’eulles. Il propose de dire merde à l’adn et aux « racines » si ça nous chante. Il nous rappelle qu’on peut se tourner vers des gens qui nous inspirent, des plantes qui nous appellent, des lieux qui reviennent dans nos rêves. Lire la suite « Le 4 de bâtons pour Samhain »

9 de coupes: être ici

img_20191018_231358_8836307614246135775111.jpgÊtre ici
Embarquer ou se poser
Non, juste être ici
Sans plan
Sentir l’instant
Sentir le vent
Sentir ce qui se pourrait
Juste un peu
Assez doucement pour ne pas stresser
Toucher ce qui a été
Lui caresser la joue
La réconforter
La laisser s’appuyer
Être ici
Partager un thé
L’éclat d’une vague Lire la suite « 9 de coupes: être ici »

8 de bâtons. La transformation du papillon

Créer de l’espace pour changer. Pour se transformer. Prendre le large si on étouffe ici.
Dans le train, un papillon qui a décidé de changer d’air. Est-ce qu’il est monté à Eupen, à Liège, à Bruxelles, à Gand, à Bruges, à Ostende ? Où descendra-t-il ? A-t-il l’intention de faire des aller-retours sur une ligne qui traverse la Belgique ? Une vie de voyage, accroché à la fenêtre, admirant chaque scène, bercé par la clim, peut-être que c’est son kif ? Va-t-il s’adapter à la vie à 250 km de son point de départ ? Ou bien crèvera-t-il, épuisé mais heureux d’avoir changé de trajectoire?

img_20190928_221642_5923923243751427496730.jpgLe papillon du 8 de bâtons ne passe pas des jours à préméditer ses changements. Fini, le cocon ! En route pour une métamorphose d’un autre type. Il agit à l’instinct. Il n’anticipe pas, il y va. Il n’a pas de courage puisqu’il n’a pas conscience du risque, il se laisse porter. Il se laisse transporter. Parce que la vie l’appelle, il ne peut pas attendre. Il répond présent aux aventures qu’elle envoie.
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5 de pentacles face à un système oppressif

Tes besoins ne sont pas rencontrés. Pas remplis. Même pas vus. Ou bien on feint de ne pas les voir. Le résultat est le même. Avec un sol aussi boueux, chaque pas, chaque tentative devient plus glissante. Les pentes deviennent plus ardues. Les pavés sont infranchissables. Tu ne peux même pas les arracher au ciment pour les envoyer là où ils mériteraient d’atterrir.

Tu rencontres des fausses promesses. Des sourires lisses pas assez remplis pour atteindre les yeux. De l’hypocrisie qui ne paiera pas le loyer. Des feintes dont tu ne peux te dépêtrer dans l’enfer administratif. Des agent.e.s du système qui en déplore l’arbitraire et l’injustice comme une excuse de façade tout en exécutant le clic qui envoie ton dossier dans leurs archives, des gens qui sont le système.

Remarques méprisantes.
Te balancer la porte à la gueule.
Contrôler ton sac, appeler la sécurité. Sans raison. Les exécutant.e.s peuvent s’en passer.
Croche-pieds discriminants et structures excluantes.
Décréter que tu n’as pas démontrer les aptitudes. T’as pas justifié ta hargne d’intégration. T’as pas baissé les yeux devant l’autorité. T’as pas la tête de quelqu’un.e qui va se faire une place sagement. T’as pas démontré tes capacités de résilience.
Toutes les secondes. Des murs. Des impasses. Des pièges. Des bugs. Des erreurs. Enfin, c’est ce qu’on te dit. En réalité, c’est le fonctionnement même du système. Des sourires condescendants qui restent figés aux dents blanchies: quand on veut on peut. Lire la suite « 5 de pentacles face à un système oppressif »

Cavalière de pentacles

Elle a trouvé une pierre. Le bout de cailloux brillait sous les décombres. Elle a stoppé net. Avec précaution, elle l’a extirpé de l’entrave de la terre. Fascinée, elle l’a observé sous toutes ses coutures. Jamais deux fois le même reflet. Impossible de mettre un nom sur cette matière. Un bout de verre poli par les années ? Une fluorite? Un peu de lave?

Le cailloux ne voulait pas rester là. Elle lui avait tapé dans l’œil aussi. De toutes ses forces, il s’accrochait à sa main. Il était pourtant trop grand pour sa poche ou son sac. Elle était pourtant trop éloignée de la ville pour marcher à côté de son vélo afin ne pas le laisser tomber. Il s’accrochait. Elle sentait sa force se répandre dans son bras, traverser les épaules et puis électrifier son corps tout entier.

Elle devait donc jongler, le caillou en équilibre sur sa paume, le vélo cahotant sur les chemins irréguliers. Elle devait être suffisamment concentrée pour ne pas le laisser échapper à son attention, comme en lévitation.

Quelques heures plus tard, la Chevaleresse de pentacles est rentrée avec son caillou. Épuisée mais heureuse. Surmotivée. En transe. C’était juste une petite pierre. Juste un reflet qui a capté son attention. Mais voilà, sans l’avoir imaginé, elle a relevé un défi. Elle en en phase avec ce bout de planète qui l’a appelée. Elle s’est déplacée comme une athlète.

Quels sont les rêves qui demandent que tu laisses de côté tes acquis ? Qu’est-ce qui brille comme une évidence, mais que tu persistes à ignorer ? Quelle est la masse de travail peu conventionnel que tu n’envisages pas d’abattre ? Qu’est-ce qu’il te faudrait construire en partant de presque rien ? Quels sont les chemins que tu crains d’emprunter car tu sais qu’ils t’emmèneront loin de tes plans tout tracés? Quelle intensité de concentration te paraît hors de portée et cependant tellement attrayante ? Et, surtout, que redoutes-tu de perdre en empruntant les chemins de la Chevaleresse de Pentacles?

Divination avec piqûre de taon sur vergetures. Le 9 et le 10 d’épées

Il y aura des vagues. L’anxiété va et vient. Elle se tasse. Elle est brûlante comme 10 piqûres en plein ventre. Elle est en creux. Elle culmine.🦟

Tu te souviens de ta première crise d’angoisse ? Je me souviens, j’avais 11 ans. On m’a emmenée à l’hôpital tellement j’étais mal. Et toi ?
C’était un peu la honte finalement. Une enfant qu’on croit mourante mais qui fait une crise d’angoisse alors qu’elle a tout pour être heureuse. img_20190804_105209_7228295923496671744132.jpgToi, on t’a dit ça combien de fois ? « tu as tout pour être heureux.se ». Combien ont spéculé sur la source de tes problèmes pour que tes angoisses et ton mal-être fassent sens pour eulles ? Leurs hypothèses révélaient-elles leurs propres secrets?

Stries translucides sur peau déchirée. Il y a toutes les fois où ce n’était plus supportable. Il y a les décomptes des gens. Et puis les nôtres: c’est pas parce qu’on ne finit pas à l’hôpital qu’on n’était pas à une seconde de se jeter.

J’ai longtemps cru que personne ne pourrait jamais comprendre. Pas toi ? Lire la suite « Divination avec piqûre de taon sur vergetures. Le 9 et le 10 d’épées »

L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête

De tous ces lieux unanimement considérés comme flippants, il y a le tien, celui où tu te sens bien. img_20190817_102506_9512342565034163342349.jpgCelui où les tumultes sont des zones à explorer plutôt que des endroits bannis, à distance desquels il convient de se tenir. Tu vois bien ce qu’on lui trouve de chelou. Mais c’est ton genre de chelou. Tu n’as pas peur.

Tu y rôdes la nuit en rêve, pour parler aux briques, interroger les chauve-souris ou observer les vies qui s’animent à travers les fenêtres. Tu plonges sous la surface de la rivière pendant des heures pour fouiller la vase et mettre au jour ses trésors. La morte que tant d’hommes ont peint, érotisée, prisonnière de leur regard, flottant dans les fossés, c’est peut-être bien toi. Et tu n’as rien à voir avec leurs visions! Tes doigts se glissent dans les tréfonds. Tu puises de quoi revenir plus intrépide, encore moins domptable. Qui tu es doit demeurer insaisissable pour le sens commun. Lire la suite « L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête »

7 de pentacles et 4 de bâtons. Cartomancienne

J’avais décidé de prendre du recul avec les lectures de cartes. J’avais choisi de privilégier l’écriture et la création de contenu autour du tarot. J’avais besoin de me connecter aux cartes. A mes guides et à mon intuition, sans pression. Mais aussi de passer le cap d’une profonde remise en question, d’une fatigue chronique exacerbée, d’un stress post-traumatique omniprésent. C’était il y a un an disons. Lire la suite « 7 de pentacles et 4 de bâtons. Cartomancienne »