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En chariot dans l'univers du tarot

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Equinoxe de printemps

Mini tirage / tarotscope pour l’équinoxe de printemps!

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joie de vivre tarot

Une carte pour l’équinoxe de printemps. le trois de pièces/pentacles. se rassembler, travailler ensemble, ne pas rester seul-e en cette période de mise en action des plans qu’on aura fait mûrir pendant l’hiver, demander conseil, s’entraider, reposer les un-e-s sur les autres pour construire des projets étincelants, être prêt-e à s’impliquer voire à travailler d’arrache-pied.

Un conseil. l’empereur. s’engager, s’organiser, structurer sa pensée et ses envies pour y donner vie, s’armer de pragmatisme et se lancer.

Comment briller. le page de coupes. s’émerveiller devant les rencontres ou apprendre à passer du bon temps seul-e avec soi-même, faire des choses qui nous font du bien et en découvrir des nouvelles, remplir sa coupe de douceur mêlée à la curiosité. Les deux premières cartes nous parlaient de dur labeur pour mettre en œuvre nos projets, celle-ci nous invite à en profiter aussi en saupoudrant nos plans de créativité, de rêves et de douceur.

Un joyeux équinoxe à tou-te-s!

8 de coupes: dissociation

J’ai cette façon d’apprendre le tarot. Souvent j’associe d’abord une carte à des mots clés issus des livrets propres à chaque jeu ou des sites ou vidéos que j’aime suivre. Le sens s’affine ensuite, voire s’échappe, en fonction du tirage, des associations et/ou de mon intuition. Avec l’expérience, les dimensions d’une même carte s’enrichissent.

Ces derniers mois, c’est le 8 de coupes qui a grandi pour moi. J’y associais auparavant une situation ou une relation dont il n’y avait plus rien à sauver et la mise en mouvement vers d’autres horizons. Une couche de signification s’est ajoutée .dsc_0751 J’y vois aussi la dissociation.

Parfois, on quitte un endroit, au moins symboliquement, pas du tout par choix, mais par mécanisme de défense. Il y a un déclic inconscient qui peut se faire en nous lorsqu’on vit une situation dont la réalité est tout à fait insoutenable. On s’enfuit alors de la scène. Cette dissociation de nous-même en train de vivre un cauchemar peut être brève. Ou durable. On peut ainsi perdre tout souvenir du traumatisme vécu. La dissociation se manifeste là. Ou plus loin: perte de contact avec son corps, ses émotions, ses habitudes. Et puis création de rituels qui nous raccrochent à la vie, nous rassurent, font office de doudou. Pendant que la réalité du traumatisme reste bien au loin.

Je ne suis pas psy et les interprétations psys ne m’intéressent pas follement pour le coup. Ceci est ma version très personnelle de la dissociation par rapport à soi et par rapport à un traumatisme telle que je la vois en tout cas dans le 8 de coupes. Il y a 10 ans, j’étais hospitalisée suite à une tentative de suicide. Le psychiatre m’a fait faire un test sur le dsc_0748trouble dissociatif de la personnalité. Je me suis cassée avant d’avoir les résultats. Mon parcours ne se trace pas au rythme de la psychiatrie et de la dissociation. J’ai fait ma route. My roots.

La Tempérance répond au 8 de coupes. Le long processus de guérison pour revenir à soi. Recoller les morceaux de soi. Juste un peu en tout cas. Sur certaines lignes de fractures. Et puis. The roots. La fille de pentacles. Jeune faon sans pieds ni mains qui se fait pousser des racines. S’ancrer. Se connecter à ce qui donner de la consistance. Un  sens de la réalité. En chemin vers la mère de pentacles. Celles qui habite l’inhabitable. Celle qui, à défaut d’être guérie, est présente. Celle qui habite, en toute connaissance de cause. Après le 8 de coupes qui s’est traduit par une longue fuite. Ce corps, cette vie ne sont plus inhabitables. Peut-être qu’enfin il n’est plus question de survivre, mais de vivre.

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Je suis en train d’écrire un poème là-dessus. J’espère qu’un jour il aura une scène.

4 de coupes et apathie

Une des facettes du quatre de coupes: le repli sur soi face à une situation qui dépasse, une incapacité à mobiliser de l’énergie en dehors de son petit nombril, tendance à s’apitoyer sur son sort et à remuer sa merde au lieu de se bouger le popotin.
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Apathie. Infos qui défilent. Mort.e.s, des nombres. Affolants. Impossibles à saisir tant l’ampleur dépasse l’imaginable. On fait mine que la mer les a réclamé.e.s. Mais ce sont leurs guerres, leurs murs. Le rejet des Européen.ne.s. Fascisme sur tous les fronts. Je suis triste. Je suis choquée. Je me dis qu’il faudrait que je fasse quelque chose. Je suis désemparée. Je soupire– pourquoi on s’organise pas, purée?
Mais quel est notre ennemi? Je me cache derrière une supposée complexité de la situation. Les riches sont indétrônables. La haine des gens, elle s’immisce pernicieusement. J’écoute la radio: l’islam menace blabla les valeurs occidentales blablabla elles cherchent les viols blablabla on n’est plus chez soi blabla bullshit et encore bullshit. Je soupire — mais qu’est-ce que les gens sont graves! Je me sens impuissante face à la haine et à la désinformation qui l’amplifie non-stop.
Apathie. Que puis-je faire? Telle manif demain… Oui mais les propos sexistes de l’orga, comment vais-je y trouver ma place? Tel sit-in, oui mais… je suis vraiment fatiguée. Ou peut-être que j’ai poney.
L’apathie est dans l’air du temps. Les extrémismes aussi. Je ne suis pas indifférente mais tellement impuissante et désemparée que toute mon énergie me laisse. Je regarde dans le vide. Je fais des trucs funs, des trucs qui me font du bien.
Parce que bon… Le système va se casser la gueule un jour. Même que c’est déjà en cours. Il y a qu’à se blinder, ça va passer. Ouais mais pour certain.e.s, ça passe pas et ça craint plus. Oui mais… Apathie.
Je me sens conne mais je reste vide. Inutile. Dévastée. Pas la première touchée donc vaine. Empathique, mais incapable de transformer ça en actions. Merde, je me sens conne, je reste comme une conne, et j’écris des conneries en me regardant le nombril.
L’apathie.
L’air du temps est suffocant.
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Solstice d’hiver

J’ai tiré quelques cartes à partager pour le solstice d’hiver.
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Six de coupes. Le moment est venu de remonter en arrière, de chercher à comprendre où on s’est éparpillé.e.s et où l’énergie a été dispersée. Plus loin encore, quand a-t-on cessé d’être en contact avec ce qui nous épanouissait? Avec ce qui était bon pour nous… Pourquoi a-t-on oublié comment y revenir? Comment renouer avec ce qui nous fait du bien et qui nous épanouit?

Demande-toi… Quand tu étais enfant ou ado, quelles étaient tes passions? Sur quelles convictions refusais-tu de transiger? Qu’est-ce qui te rendait purement et absolument heureuse.x? Tu sais… sincèrement… d’une façon non polluée par les attentes de tes proches ou par les aspirations sociales qu’on te vendait. Renoue avec cette force teintée d’insouciance. Prends appui sur elle.

Et puis, collectivement, retrouvons l’énergie que l’on croit brisée par les épreuves. Qu’est-ce qui a rompu? Est-on aussi déconnecté.e.s des luttes passées et de la force contestataire qu’on le croit? Ou bien cette énergie de ne pas accepter les injustices est-elle intacte et prête à être partagée dans un élan transformateur? L’anarchiste Emma Goldman disait « si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à cette révolution ».

Le 4 de bâtons nous rappelle aussi de profiter de la puissance de notre union. Ainsi que de la joie qu’on éprouve à se rassembler. Le soulagement également. Alors qu’on se sent isolé.e et impuissant.e, le soulagement de se rassembler. Se (re)trouver. Faire communauté malgré nos divergences. Découvrir un moteur dans nos engagements communs. Et aussi et surtout, le combat ne sera pas tout. Sachons nous réjouir de ce qui nous fait du bien, simplement. Célébrer ce qui fonctionne. Ce qui se transforme déjà peu à peu. Prendre le temps de le voir. Et danser. Tourbillonner.

Au-delà de ça, la mère de coupes nous lance un appel à prendre soin de nous-mêmes et les un.e.s des autres. Yel nous suggère d’écouter et de respecter les limites de nos implications. Yel nous invite à mettre au cœur de nos luttes et de nos fêtes un souci réel pour chacun.e et de l’estime pour soi-même.

Cajoler son corps, comprendre pourquoi il lâche parfois, pourquoi il arrive qu’on ne parvienne pas à l’aimer. Se faire des infusions avec des plantes récoltées l’été. Des bains au romarin. Prendre le temps d’écouter les blessures qui nous viennent de loin. Elles nous en apprennent sur le monde qu’on veut quitter et sur celui qu’on veut construire. Donner une existence aux traumatismes réduits au silence pour, d’une part, apaiser leurs impacts, et de l’autre, sortir de l’ombre les violences (hétérocispatriarcales, racistes, coloniales, capitalistes,…). Faire prendre conscience de leur caractère systématique et oppressif. Puis s’activer.

La mère de coupe est une invitation à soigner, non pas pour reléguer aux oubliettes, mais pour donner sens, ou du moins résonance. Et quand on ne peut soigner ni guérir : écouter, accueillir, adapter l’environnement ou le fonctionnement, faire une place, bousculer l’organisation, interroger les normes.
Elle nous invite à l’indulgence vis-à-vis de nous-mêmes et à la confiance en nos potentiels.

Un bon solstice d’hiver! Revigorant et fortifiant!

Du 5 de coupes au 6 de bâtons

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Thea’s Tarot

Le cinq de coupes. Ne plus voir les étoiles. Chercher à remplir la seule coupe qui n’est pas renversée. Avoir les pieds dans l’eau. Pourquoi ne pas suivre ce courant? La tristesse. Beaucoup de tristesse. Derrière les montagnes, peut-être d’autres perspectives. Mais ici, pourquoi ne pas prendre le temps de pleurer…
Je ne serai jamais celle qu’on aurait voulu que je sois. Ni celle que j’aurais voulu être.
Où puis-je aller chercher un soupçon d’orientation? Comment se poser les questions qui font mal?

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4 d’épées et as de coupes

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Thea’s Tarot & The Wild Unknown Tarot

Me protéger. Protéger mon énergie. Me concentrer sur ce que je sais au fond de moi. Maintenir le monde à distance pour pouvoir récupérer. Comprendre. Analyser. Digérer. Lâcher.
Ma couverture, ma galaxie. Tricotée par les générations passées. Dans ma tête, j’ai les connaissances et la protection qui se sont glissées à travers les mailles des filets de ceux qui voulaient nous détruire. Si je ferme les yeux, je peux les retrouver.
Les potions de l’as de coupes. Les secrets pour se soigner. Faire boire à ma coupe tout en en gardant pour moi. La fontaine qui irradie. La fraîcheur des mondes qui m’attendent.
Ce qui m’a été transmis que je le veuille ou non.

Le 9 de coupes

Plusieurs fois ma carte du jour en juillet. Elle m’a inspirée.

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The Mystical Cats Tarot

L’impression de vivre un rêve. S’y plonger. En profiter. Le nourrir d’encore plus de rêves.
L’amour déborde de partout. Dégouline. En cascade. Comment autant de jets d’éjaculation. Orgasmes. Profiter des bienfaits de la nature. Les remèdes des plantes médicinales. Jouir. Ronronner de plaisir. Les plumes: laisser voyager les pensées. Pas d’animosité ni de conflits: la musaraigne, le poisson, l’oiseau. Nos amis. Se nourrir. Jouer. Jouir. Nager. S’amuser. Planer.
Je suis amoureuse. Parfaitement amoureuse.

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The Wild Unknown Tarot

Autour de la table, les coupes pleines. En haut, faire un vœu à la lune et aux étoiles filantes. Depuis le bleu de l’eau jusqu’au mauve du ciel dans lequel se dessine la lune. Profiter de l’occasion et se demander ce qu’il reste à souhaiter. Faire un vœu. La lune va attirer l’eau des coupes pour la faire danser. Laisser opérer la magie et profiter de la vie qui pétille. Pétille. Pétille. Il y a tellement de douceur qu’on aurait tort de ne pas s’y baigner.

Interview du Thea’s Tarot

Mon amoureuse et quelques potes m’ont offert un tarot féministe et lesbien, le tarot de Thea élaboré par Ruth West en 1984. Un pan de notre histoire jamais réédité qu’il me tenait à cœur de pouvoir découvrir. C’est le coup de foudre! Je ne manquerai pas de t’en reparler.

Après l’avoir déballé dans un parc hier, j’ai tiré une carte du jour. Comme ça, hop hop. Après avoir battu et coupé les cartes et en plongeant dans mon tas en éventail, je me disais que pour commencer ma relation avec ce tarot, le plus pertinent serait de tirer le mat. Et hop, voilà aussitôt pensé, aussi tôt fait, j’ai tiré la carte équivalente: 0. Innocence. De bon augure, nan?

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Après avoir fait un peu plus ample connaissance, je l’ai soumis à un petit entretien de présentation tel que présenté par Beth Maiden sur son site Little Red Tarot. C’est aussi l’occasion de traduire un super tirage que je conseille vivement.

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