6 de coupes. Aller à la source

Cultiver les joies simples. S’émerveiller au quotidien. Prendre plaisir à travers le jeu. Voyager dans son passé. S’amuser avec nostalgie. S’embourber dans la nostalgie. S’empêtrer dans la mélancolie.

Hommage aux ancêtres. Tout ce qui fait d’ores et déjà de nous des ancêtres.

On dit parfois que le 6 de coupes nous renvoie à nos schémas maintes fois répétés (patterns), particulièrement ce que nous héritons de notre enfance.

Lorsque nous tirons cette carte, elle reflète tout d’abord un accès aux racines de nos traumas, de nos schémas, de nos joies. Elle est une porte qui s’ouvre sur des souvenirs. C’est ainsi que, d’autre part, elle se présente comme l’assurance que nous avons les ressources émotionnelles pour canaliser nos récits. Avec le 6 de coupes, nous nous tournons vers le passé avec un regard neuf. Armé-e-s de capacités renouvelées, nous sommes à même de nous raconter. Nous nous réapproprions ce qui se présente à nous. Peu importe son poids, nous l’accueillons tendrement. Nous le catalysons. Autrement dit, nos racines sont suffisamment profondes pour que nous nous servions dans les nutriments souterrains nécessaires pour gérer les informations auxquelles nous accédons. Nous gérons les flux. La pression de l’eau n’a plus de secret pour nous. S’il y a des patrons-schémas dans nos tuyaux, ce ne sont plus des vortex voués à se répéter à l’infini, mais des mandalas que nous agençons à l’envi.

Les énergies sont intenses. Nous en sommes en charge. 

5 de coupes: à tous ces deuils

A tous ces deuils qui nous rapprochent de notre voie.
Aux douleurs qui ne sont pas vaines. Déchirantes, mais pas vaines.
A ces larmes dont le goût nous rappelle ce qui compte.
A cette tristesse qui distille dans nos tripes la force de nous battre pour ce qui compte, ce qui manque, ce qui souffre.
A l’aubépine qui guérit les blessures du cœur et les orne d’épines protectrices.

Il n’y a pas que ce genre de deuils ou de tristesse bien sûr. Mais ce tirage est pour eux.

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Le 7 de coupes. Sous ton grand chapeau

Tata yoyo, qu’est-ce qu’il y a sous ton grand chapeau
Dans ma tête y a des tas d’oiseaux

Que tu l’affiche
Ou que tu caches
Dans ta tête, ça décale, ça défie
Ça défile, ça s’entasse
Ça jacasse ça jacasse ça jacasse

Ça se déchire
Mais ça danse aussi
Farfelu.e fille du vent
Furies Furies Furies

Sous le chapeau,
Ça chamboule, ça perd la boule
C’est pas glamour, égarer son Nord
Mordre aux baves des Sirènes
Harponné.e par les Harpies et les pies et les pies

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5 de coupes pour un transit saturnien en capricorne

Taches d’encre bleue sur les poignets
La boule qui pèse sur les veines, le cœur, la gorge
Au moindre mot, elle explose
L’encre qui se déversera ne peut être contenue
Taches bleues sur les poignets

Austère Saturne couve ma maison 5
La capture L’enferme
Sévère Saturne jette les clés
La maison 5 prend la flotte S’étiole
Austère Saturne, chape de plomb sur mon corps

Je me fais un sang d’encre
Dont les flots se déversent
Dont le courant déferle
Mon sang d’encre m’emporte
Saturne a jeté les clés… Où aller ?

La chèvre des mers
On dit qu’elle peut nager des jours
Pas de berge à l’horizon
La chèvre des mers
Elle passe en sous-marin

Dans les profondeurs, j’étouffe
Les sanglots la morve la folle
Déposer ce corps sur les tentacules
Des pieuvres cracheuses d’encre
Aculée, tenter l’abandon

Les fonds marins m’emprisonnent
Saturne, capricorne
De tout son poids
Jeter la clé
Exploser

Avec le 5 de coupes, le deuil de la chevaleresse de bâtons

Le deuil de cette chevaleresse enhardie
La poétesse guerrière
L’idéaliste téméraire
L’assoiffée d’absolu
La désirante sans complexe
La passionnée qui s’enflamme
Son corps qui exulte
Le deuil
S’accorder le droit de pleurer
Sans récriminations
Sans réprimandes
En limitant les regrets
La tristesse s’infiltre
Chaque cellule hurle
Le deuil de cette chevaleresse
Le réconfort d’une infusion d’aubépine
Se couper le doigt au bout de l’épine
Contempler le liquide qui s’écoule
Fusionner avec la tristesse
Dialoguer avec
Le fantôme de cette poétesse

Tarot collectif: monologue à 100 voix. Des larmes aux armes

J’ai rangé mes larmes par ordre d’importance.
J’ai prétendu faire du classement dans mes chagrins.

Les larmes de frustration, les larmes de désespoir, les larmes de composition, les larmes de manque, les larmes de rejet, les larmes des portes fermées, les larmes des portes que j’ai pas su fermer, les larmes des ports, des océans qu’on met entre des corps, les larmes de douleur, les larmes d’angoisse, les larmes de pas être pas à la hauteur, les larmes abyssales, les larmes que personne ne t’aimera, ne te désirera, ne t’admirera jamais.
Exercice périlleux, j’ai voulu catégoriser.

Tout ce qu’il reste, c’est être là.
Tenir envers et contre tout.
Tenir parce que je viens de loin.
Tenir parce que je suis pas tout à fait seule.
Tenir parce que si j’erre depuis mille ans qu’est-ce que c’est mille de plus?

De mes os, j’ai façonné des armes.
J’ai rangé mes armes par ordre d’importance.
J’ai procédé au classement de mes exploits.
De mes larmes, j’ai recueilli la substance
Téméraire et vulnérable, incontrôlable.

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6 de vases. Tisseuse

Je suis une tisseuse
Ma vie ne m’appartient pas complètement
J’intègre les fils

Fil du traumatisme
Fil du divin
Fil des ancêtres
Fil des contes
Fil du fantasme
Fil de la dystopie
Fil du déni
Fil des codes
Fil de l’inconnu
Un fil, des fils, des pelotes

Je tisse du mieux que je peux
Par devoir comme par passion

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5 de coupes. Pleurer et s’ancrer avec Freyja

Un texte canalisé lors d’un espace sacré polythéiste de Valiel Elentari sur le deuil avec la présence de la déesse Freyja.

Dans les méandres
Dans les déserts
Terres arides
Ruisseaux desséchés

Je cherche mes larmes
J’appelle mes larmes
Je cherche comment pleurer

Dans les sillons laissés par le souvenir de l’eau
Les traces du courant
Les pierres polies
Je cherche

Il faut creuser, creuser
Il faut creuser pour que jaillisse la source

Des torrents
Des larmes, des sanglots
Des tourments

Ainsi, je ne suis pas desséchée
Ainsi, je prospère
Féconde
Des larmes
De pluie pour que poussent les récoltes

Ainsi je suis en vie

Je m’arrête là
Je me pose sur la berge

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Le 5 de coupes avec le White Fox Oracle

On se fait du souci alors qu’on voudrait s’en foutre.

On s’en tape mais on nous en culpabilise.
On se s’en honteuxse.

Les blessures qu’on croyait guéries s’ouvrent.
Les larmes coulent.

Y a pas de remède simple à cette douleur. Le 5 de coupes nous rappelle *simplement* qu’on peut pleurer, on peut se sentir mal, on peut ressentir la perte ou l’échec ou l’impuissance, on peut être endeuillé.e.s, on peut être très loin d’en avoir rien à foutre. C’est OK.
Avec la complexité de nos sentiments et de nos traumas, c’est OK.

Le white fox oracle nous invite à nous trouver un espace pour donner libre court aux sanglots. Un espace de soulagement. A travers la méditation, les prières, les gémissements.