La Tempérance. Périr, resplendir. (ou juste, j’ai mes règles)

Nous périssons!
D’aucun-e-s crient au péril
Certain-e-s se parent pour des péripéties
On se prépare

Nous resplendissons!
Le corps évacue
Le flux débarrasse
Les fluides laissent des traces

La Tempérance.
Nous périssons.
Nous resplendissons.
Nous évacuons.
Nous mélangeons.
Nous suspendons.

La Tempérance
Des rances histoires
La grenade rassise
Il en va
De ce qu’on évacue
Et de ce qui se tient en équilibre
Ce qui resplendit
Quand les fluides s’embrasent

La Tempérance
Ou la confiance
En ce qui flétrit
En ce qui périt
La renaissance
C’est la pleine lune à part ça

La Tempérance. La source.

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Il y a fort longtemps, le Maelbeek n’était pas une station de métro tristement connue en raison d’un attentat. C’était un ruisseau qui traversait une partie de la région de Bruxelles à l’instar de la Senne. Tous deux furent voûtés essentiellement pour des raisons de salubrité. Au Moyen-Age, grâce à l’exploitation de ces cours d’eaux et des humains, les industries textiles et de la bière ont fait prospérer la bourgeoisie locale. Plusieurs étangs de la ville subsistent sur le parcours du Maelbeek.

Ici, à l’Abbaye de la Cambre, où des religieuses cisterciennes se sont installées au Moyen-âge, voici la source du Maelbeek.img_20190203_221242_296777406903392638856.jpg
C’est pas très glamour, mais il y a des poissons rouges, comme sur la carte de la Tempérance.

Dans de nombreuses parties du monde, christianisation et/ou colonisations ont démoli Lire la suite « La Tempérance. La source. »

Minerve et les coupes

Je me sens attirée par des explorations aquatiques. Déesses, créatures mythiques, expériences en immersion. Le courant, la pression, le flottement. Purification. Des récipients se déversent, l’eau dévale vers la mer. Des puits sont découverts. L’énergie des sources jaillit. Fontaines, cascades, explorations. Archétypes: Minerve et les déesses celtiques et germaniques auxquelles elle est venue se mêler à l’époque gallo-romaine. Lire la suite « Minerve et les coupes »

Hécate

La transmission nécessite de la patience. Le temps forge la personnalité et la capacité d’écoute et de transformation. Les mentors d’un jour cèdent place à d’autres, avant qu’enfin tu refuses tout.e maître.sse à penser. Ta confiance en toi grandit en même temps que ta capacité à douter et à rejeter les poncifs. Tes « dons » se révèlent à mesure que tu avances, à force de glissade sur des feuilles mortes. Tu les suis dans des aventures improbables mais bien réelles. Tu découvres tes propres passions, tes folles convictions. Ton chemin de guérison croise ton parcours de guérisseur.se.

A la croisée des chemins, Hécate ne forclos pas. Elle éclaire. Elle conseille. Elle fournit des recettes, des plans, des outils. Tu écoutes. Tu observes. La déesse n’est pas une mentor comme les autres. Elle te fait confiance. Sœurcières. Le chariot. Tu traînes sur les chemins. Tu t’attardes aux carrefours. Tu sens les courants d’air dans les interstices. Tu dialogues avec les charges énergétiques. Tu avances. Tu parcours. Tu devances. Tu relances. Tu creuses. Tu diriges. Tu libères. Tu accompagnes. Tu laisses pourrir. Hécate. Lire la suite « Hécate »

Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres

Avec l’arrivée de l’automne, les déesses des mort-e-s ou des enfers se font particulièrement pressantes. Leur insistance représente un défi à la face de notre queertiude. Perséphone et Hel se montrent presque moqueuses: Alors comme ça, tu veux éviter le binarisme? Non, parce que nous, en fait, on fonctionne avec les dualités.

Ok. Comment se confronter à leurs dualités alors? Lire la suite « Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres »

Oracle des runes

Générations. Passions.
Appartenance. Loyauté.
Et le prix de la complicité. Les secrets qu’on accepte de porter sans les connaître.

J’ai toujours été là pour toi.

Nos existences irrémédiablement liées. De liens qui transcendent le temps. Linéarité réduite en bouillie. Trop petite. Et nous, bien trop gigantesques.

L’espace, en revanche, nous hante. Nous abrite.
Nous emprisonne,
nous enterre et
nous brûle ENCORE.

Bénédiction et malédiction.

Les liens des sorcières
autant que/avant ceux du sang. Les veines des guérisseuses.
Les mémoires fébriles
comme trop habitées.

C’est là qu’interviennent les déesses sombres. Lire la suite « Oracle des runes »

Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou…

Il n’y aura pas de dénouement facile. Une entreprise de démêlement laborieuse, par contre. Il y aura un retour aux sources. Là d’où s’écoule la  tristesse intarissable. Le flot de larmes. Il y aura des inondations.

La matrice démolie. Les repères lacérés. Il y aura – il y a déjà – le goût du sang dans la bouche. Se mordre la langue pour ne pas hurler. Ronronner pour ne pas se démanteler. Toutes les nuits.
J’ai la mâchoire serrée. Démontée. La douleur s’étend à l’ensemble du corps.
Comment font les gens qui ne ronronnent pas. Ce bruit de moteur assourdissant, cette vibration qui vient d’aussi loin que mon corps peut puiser. Comment font les gens ? Quand j’avais 3 ans, j’ai commencé à humer cette musique pour m’endormir. En tournant mes cheveux dans la main. Lire la suite « Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou… »

La Lune + 2 de bâtons 

Se concentrer sur le travail des ombres. Épouser l’occulte.

Pouvoir aller là-bas. Faire ce travail-là. Comme quand je peins intuitivement, automatiquement pour déterrer les souvenirs enfouis par la dissociation. Je fais un travail long. Sur le long terme. Que j’oublie parfois car je ne sais pas comment intégrer tout cela dans ma vie. S’y pencher, c’est faire face à la nécessité de choix dont l’impact sera irrémédiable. La carte de la Justice dans un coin de l’esprit. La cour des épées.
La Lune. Dans la nuit. Sous un autre jour.

Dans les forêts qui ont peuplé des années de ma vie. Les mains coupées des enfants sont suspendues aux arbres comme autant de réjouissances de Noël. Je suis coupée. La nuit, je hurle encore. Lire la suite « La Lune + 2 de bâtons « 

L’Etoile

Se faire confiance. Se (re)construire et aller quelque part. Sans savoir où. En suivant son instinct. Son cœur. Son étoile.
Sur l’illu, une personne en contemplation/méditation/béatitude/communion avec l’univers. Sur sa robe, une partie du cycle de la lune. Sur elle, un bout de ciel. Dans ses cheveux et au creux de ses mains, des étoiles. Comme un buisson ardent. L’instinct. La sexualité. Elle a marqué ses lèvres d’un rouge profond. Elle ne sera pas de celles qui restent dans les chemins bien tracés de la normalité. Elle s’imprègne de la force de son étoile avant de la lancer dans les airs. Tel sera son chemin. L’inconnu. Auréolé d’espoir. L’étoile de la bergère.

                                         Son imagination n’a plus de barrière Lire la suite « L’Etoile »