7 d’épées – choisir tes combats?

Le 7 d’épées. Une des cartes les plus riches en possibilités d’interprétations selon les contextes, vous ne trouvez pas?
Aujourd’hui, je la lis comme une interrogation du concept « choisir ses combats ».
Elle est là, magistralement fière, somptueusement arrogante, laissant la ville, ses luttes, ses querelles, derrière elle. Pour prendre un peu l’air? Du temps pour elle? Lire la suite « 7 d’épées – choisir tes combats? »

As de couteaux (d’épées)

Pfiouuuu ! T’étais dans le brouillard depuis des jours et puis, d’un coup, tout devient clair. Evident. T’arrives pas à comprendre pourquoi t’y as pas pensé plus tôt. D’un autre côté, tu t’en fiches parce que là, maintenant que c’est clair, tu vas plus te prendre la tête ni laisser tes idées s’engourdir. Lire la suite « As de couteaux (d’épées) »

Reine d’épées

La reine d’épées est on ne peut plus droite dans ses bottes. Peut-être un peu trop ? Elle a l’habitude des mauvais coups. On lui a brisé le cœur. Elle connaît l’abandon et les galères. Elle est revenue cent fois des dépressions les plus coriaces. Elle est résiliente. Elle en a morflé, ça l’a renforcée. Par endroits, ça l’a blindée d’une carapace impénétrable. Au moins, elle se sent en sécurité.

Si tu as besoin du jugement d’une personne calée dans l’analyse pour démêler une situation précise, vas la voir ! Lire la suite « Reine d’épées »

Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou…

Il n’y aura pas de dénouement facile. Une entreprise de démêlement laborieuse, par contre. Il y aura un retour aux sources. Là d’où s’écoule la  tristesse intarissable. Le flot de larmes. Il y aura des inondations.

La matrice démolie. Les repères lacérés. Il y aura – il y a déjà – le goût du sang dans la bouche. Se mordre la langue pour ne pas hurler. Ronronner pour ne pas se démanteler. Toutes les nuits.
J’ai la mâchoire serrée. Démontée. La douleur s’étend à l’ensemble du corps.
Comment font les gens qui ne ronronnent pas. Ce bruit de moteur assourdissant, cette vibration qui vient d’aussi loin que mon corps peut puiser. Comment font les gens ? Quand j’avais 3 ans, j’ai commencé à humer cette musique pour m’endormir. En tournant mes cheveux dans la main. Lire la suite « Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou… »

5 d’épées – revisiter la souffrance et épouser la monstruosité en contexte oppressif

Figures monstrueuses qui peuplent les imaginaires des victimes du patriarcat. Les langages tortueux quand les traumatismes affleurent à la surface. Les visions insupportables. Néanmoins, édulcorées par rapport ce qu’elles masquent encore. Laideur, corps en décomposition, démantelés, éparpillés, lacérés. Lisses comme des bosses à la place des yeux, des crânes échevelés. Ou des cratères comme des plaies béantes, des pustules suintantes. Et puis des os. Des os partout. Sur le sol. Autour du cou comme des bijoux. Six pieds sous terre, dans les rêves ou dans les dessins. Des os dans l’écriture automatique. Cet irréductible qu’il n’aura pas encore eu de nous. Même pour ceulles que leurs coups ont cassé-e-s, scindé-e-s, abîmé-e-s.

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the wild unknown tarot

Le 5 d’épées, dans certains jeux en tout cas, m’évoque tout ça. Notre capacité à nous régénérer, non pas pour mieux nous assimiler, mais pour mieux résister. Couper. Triturer. Éplucher. Trancher. Scier. Dépecer. Décortiquer. Parce que nous sommes en morceaux de toute façon. Autant aller jusqu’au bout. Plus loin que l’hétéropatriarcat. Dans une meilleure connaissance. Jusqu’à la moëlle. Épinière. Se reconstituer de l’intérieur une structure qui nous tiendra. Dans notre monstruosité. Fièr-e. Lire la suite « 5 d’épées – revisiter la souffrance et épouser la monstruosité en contexte oppressif »

Le 8 d’épées – coincé-e-s

Traduction d’un article posté sur Instagram il y a quelques semaines.

Bruxelles est ensoleillée ces jours-ci. Il est agréable de s’y balader. Je respire la pollution. Je protège ma peau des allergies au soleil (joliment nommées lucite estivale bénigne), mes poumons du pollen, mes cuisses du frottement entre elles. La ville est charmante et chaude malgré tout. Unique en son genre : île cosmopolite au cœur de la Belgique et capitale d’une Europe forteresse moribonde, l’UE ultra-libérale en décomposition. Je ne sais pas par quel miracle je m’y sens toujours autant chez mois.

Comme souvent, on ressent les tensions partout dans la ville. Je suis mon instinct : marche sur une partie de mon trajet pour le boulot plutôt que le métro. Je n’aime pas la foule. J’aime marcher. J’ai peur de la prochaine attaque terroriste qui frappera ici. Lire la suite « Le 8 d’épées – coincé-e-s »

Violences policières et patriarcales vs solidarité féministe (hiérophante et as de bâtons)

Vous savez comme je dis toujours que, dans ma pratique, le tarot ne sert pas à prédire l’avenir ? Ouais bon, j’avoue, parfois quand même, il est assez explicite.

Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris que je ne suis pas au top de ma forme ces jours-ci. Du coup, la semaine passée, une angoisse de la foule me travaillait un peu à l’idée de participer à une marche de nuit féministe qui avait pour objectif de revendiquer notre place dans l’espace public et de dénoncer les violences sexistes et transphobes, le tout en non-mixité sans hommes cis. J’ai donc tiré quelques cartes pendant que je préparais ma tenue histoire de sentir un peu mieux la soirée.

Le hiérophante et l’as de bâton, croisés par le fils d’épées. D’abord, j’ai voulu voir le hiérophante (ou pape) sous son jour le plus sympathique : de la transmission d’expériences, des personnes qui partagent leurs savoirs. Ça n’a pas duré, mon intuition m’a vite orientée vers une conception plus traditionnelle de la carte : ordre établi, ordre moral, ensemble de règles et de lois qui paraissent figées, maîtres à penser. Shift dans mon esprit : la police sera sur place pour nous empêcher de marcher et ça ne sera pas franchement pacifiste de leur côté. Les gardiens de l’ordre établi et des institutions ne s’embarrassent généralement pas de non-violence. L’as de bâtons, incandescent, était un rappel de l’importance de cette marche aux flambeaux, de nos convictions, de nos contestations, de notre capacité d’agir pour donner forme à un monde meilleur. J’étais directement bien résolue à me déplacer, tout en prenant au sérieux le message du fils d’épées : ne pas m’emballer trop vite verbalement quand il s’agirait de se défendre. Lire la suite « Violences policières et patriarcales vs solidarité féministe (hiérophante et as de bâtons) »

9 d’épées + 6 de pentacles

Cette angoisse s’est emparée de moi assez brusquement. Incapacitante. Elle a quelque chose qui relève du syndrome de l’imposteuse. Comme si toute ma vie – toute ma renaissance de ces cinq dernières années – était construite sur un miroir aux alouettes. Et si les gens se trompaient sur mon compte ? Et si je jouissais d’une réputation qui ne serait que le reflet de ma capacité à bien parler et non à construire ou à vraiment aider ? Et si cet ego démesuré et cette confiance en moi sans faille faisaient de moi une personne imbue d’elle-même mais incapable d’interagir et de donner sur une base sincère ? Et puis, si je me dispute avec les gens ou si j’ai autant de facilité à les rayer de ma vie, c’est sans doute que je ne m’attache pas réellement ? Angoisses… bruits et tensions du corps qui se crispe au milieu de la nuit… panique à l’idée que celle qui dort à mes côtés se détourne, pas dupe.

Le 6 de pentacles, c’est aussi la terreur face à la dépression d’une autre. Terreur de penser trop bien savoir et de s’y arrêter. Lire la suite « 9 d’épées + 6 de pentacles »

Fils d’épées

Plonger au cœur d’un conflit. Sortir ce qui doit être formuler dans une relation. Être responsable. Ne pas fuir une conversation. Oser dire ce qui te trotte dans la tête. Dévoiler le fond de ta pensée. Trouver les mots. Crever l’abcès. Prendre parti. Se positionner. Ne pas rester neutre. Dire les choses telles qu’elles sont. Parler honnêtement au risque d’être hâtif-ve. Brut-e. Mais franc-he. Lire la suite « Fils d’épées »

5 d’épées et 4 d’épées

En cas de conflit ou de confrontation, savoir s’isoler ou résister. Se retirer, se préserver. Apprendre à ne pas s’engager dans tous les conflits. Les mots qui font mal: les recevoir, accuser le coup, puis se construire un mur derrière lequel se cacher avec sa confiance en soi.
Prendre du recul par rapport à sa propre auto-destruction.