Tirage du week-end. Les limites de L’Impératrice.

Clôturer la semaine et amorcer le week-end. Tirage collectif express au parc.
Ces cartes me font penser à un article récent de @lilith.tarot. Des réflexions qui me trottent aussi dans la tête depuis quelques jours.Le self-care, c’est parfois fixer les limites. Bein oui, parfois, un hédonisme sans concession ne contribue pas à t’épanouir ni à profiter pleinement de ce qui te fait du bien. Tu peux alors te montrer complaisant.e. Ou égoïste. Tu peux succomber à une flemme qui laisse un goût d’inachevé dans tout ce que tu entreprends. Et finalement te sentir las.se voire nul.le à force de ne rien concrétiser.img_20190322_1510115951771179421824498.jpgLe self-care, dans certaines circonstances, ça revient à placer ta confiance en toi-même. Mais vraiment. Pas mollement. Développer assez d’estime pour croire en toi. Travailler l’amour-propre qui t’encourage à croire en tes rêves au point de t’impliquer pour eux. Décréter que tes passions valent un week-end en tête-à-tête avec elles.
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Pour incarner l’impératrice, la luxuriance seule ne suffit pas. L’abondance n’est pas désincarnée. La créativité est requise. Plus que ça: un engagement vis-à-vis d’elle et des limites fortes dans ce sens. Après, pourquoi pas le faire en cuisinant des plats qui te font du bien ? en commandant un takeaway pour te régaler sans passer ton temps à préparer ? en profitant des arbres et des piaillements des oiseaux ? en te plongeant dans un bain avec tes huiles préférées? Lire la suite « Tirage du week-end. Les limites de L’Impératrice. »

Pensées violettes. Tirage du dimanche

Tirage collectif du dimanche. Autour de la carte ancienne « Mars » d’une série de cartes postales de la fin du 19e siècle sur le langage des fleurs et les mois de l’année. J’ai sorti d’autres oracles à fleurs et les violettes/viola/pensées sont sorties dans tous les jeux. On va les prendre sérieusement…

Mars. Giboulée. L’humidité se joint au vent pour te traverser le corps et se fixer sur tes os. Comme si elle ne comptait pas s’en déloger, elle s’installe. Tu existes dans un frisson. Sous un plaid. Dans un concert d’éternuement. Mars, planète de la combativité.

Tu te retires un peu. Avec une tasse de tisane. En compagnie de ceulle avec qui tu peux partager les tremblements. En compagnie des tien-nes. Ceulles qui s’accrochent à travers les aléas, plutôt comme le chèvrefeuille que comme l’humidité. Ceulles qui sont témoins. Tu as déjà traversé les violences, les crises, la dépression, la dèche. Ceulles qui voient. Ça t’affecte avec la même intensité. Mais yels savent aussi qu’on en revient. Ou qu’au moins tu n’es plus seul-e.

Tisane de passiflore. Réchauffer le corps. Apaiser les phrases qui passent en boucle dans ta tête.

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Revisiter l’Arcane Majeur. Le Chariot.

Je suis déterminée. Je note deux hashtags: #persévérance et #obstination. Je vais retrousser mes manches. Je vais prendre la licorne piñata par la corne. Je me veux jusqu’au-boutiste. Je (me) prouverai que je peux y arriver.
Ça grouille d’idées dans ma tête. Ça s’active plus vite qu’un article qui fait le buzz. Ça s’agite… ça tempête dans mon cerveau. J’ai des flashs de génie. Je vais alimenter un moodboard inspiré! Cette profusion me file le tournis.

Pause. Je me pose. Des routes. J’ai envie de routes. De part et d’autres du chemin, ça s’entasse: des contre-indications, des amoncellements de plans conçus par d’autres, du sur-mesure qui ne va à personne, des monticules de batteries usées et jetées sans considération, des néons clignotant avec aplomb, des caméras de surveillance guettant mes faux pas, à l’affût de mes hésitations. C’est sans compter les obstacles invisibles par dessus. On m’attend au tournant. Je ne sais pas qui, je ne sais pas quoi. Je sais que j’ai plus envie d’avoir peur. Me faire des films d’échappatoires tous plus glorieux les uns que les autres, j’ai passé ce stade. J’en ai assez d’être une douce rêveuse. Je ne renie pas l’idéaliste, mais je serai avant tout pragmatique. Obstinée oui, parce que je m’en donnerai les moyens. Lire la suite « Revisiter l’Arcane Majeur. Le Chariot. »

Enfant des sorcières qu’on a brûlées

Sur le monceau de cendres, tu attrapes encore.
Sur l’amas de poussières, tu danses.
Sur les ruines du désastre, tu imagines.

T’es pas là pour leur confort
T’es pas là pour la joie
T’es là pour perturber
Interrompre le confort
T’es là pour troubler le sommeil
Qu’ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles
T’es là pour hurler à la mort

Ma louve,
T’es là pour emplir leur chaos de ton ordre, tes conditions, tes mots.
La fumée envahi tes poumons.
Tu sais pas combien de temps
Combien de temps tu vas tenir
Combien de temps tu peux respirer dans ce nuage infecté
Tu sais pas
T’en sais bien plus qu’un futur gravé dans la pierre

Pas d’avenir figé,
Mais une conscience de l’héritage
Tu sais ce qu’on a laissé périr
Tu te sais fille des sorcières qu’on a brûlées
Tu sais comment mourir
Tu sais comment hanter
Tu sais qu’ils peuvent pas démolir
Tu sais comment on s’élève du tas de nos cendres
Plus fortes, plus précises
Plus vindicatives
Tu sais qu’ils peuvent détruire
Tu sais comment grandir
Crier, gémir,
Chialer, déverser
Et partager
Sur un terrain ravagé

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Le diable: Ose!

Tu sais ce qu’on peut pas t’enlever? Comment tu oses! Ça, personne ne peut te l’ôter ! Comment tu te réappropries ton corps. Comment tu proclames ton autonomie. Comment tu déclares ta souveraineté. Comment tu clames nos interdépendances. Comment tu captes ton corps. Comment tu étires tes pensées. Tu révèles et tu gardes à ta guise. Tu résistes et persistes. Lire la suite « Le diable: Ose! »

Journée du souvenir trans. Reine de bâtons.

La reine de bâtons. Elle sombre. Elle éblouit. Elle change le monde. Elle n’accepte pas les fantasmes portés sur elle. Elle ne change rien en acceptant les règles de luttes énoncées par d’autres. Elle ne répond pas aux attentes révolutionnaires des autres. Les autres qui la voient autre, elle: caution, repoussoir, inspiration, monstre. Elle mobilise pour/avec les sien.ne.s. Elle construit un refuge de fortune dans un monde de haine. Elle transforme la haine. Elle souffre. Elle est bouffée par la transphobie, l’homophobie et le racisme. Elle persiste. Elle sombre.

Le 20 novembre, c’était la journée du souvenir trans #TDdR. La reine de bâtons du #guidedhandtarot est Marsha P. Johnson. Se souvenir des personnes qui ont enduré les violences transphobes, souvent au péril de leur vie. Et se battre pour qu’aucune personne trans, Lire la suite « Journée du souvenir trans. Reine de bâtons. »

Valet d’épées

Pars à la découverte de savoirs inconnus et accueille-les le cœur ouvert. A l’aventure ! Qu’il s’agisse de livres ou de cours, ou de la petite voix en toi que tu as ignorée jusqu’ici, ou du chant de la mésange qui visite ton balcon, ou encore du téléchargement d’une application qui va t’informer sur un sujet dont tu ne sais rien, EXPLORE!

Reine de bâtons en berne

Maladie chronique. Topo changement d’heure + 14 jours. Je me réveille tous les jours entre 5h et 7h du matin. Et mon corps raccroche avec le soleil une petite dizaine d’heures plus tard. Je voulais profiter d’une journée seule à la maison pour effectuer des tirages de tarot réservés. Mais euh… Lire la suite « Reine de bâtons en berne »

Pages de pentacles et d’épées

J’ai l’impression que les pages/valets sont les cartes « de cour » qui ont le plus à m’apprendre.

On les considère comme les cartes des étudiant.e.s ou des enfants ou, en tout cas, de ces aspects de nos personnalités. D’ailleurs, après tout, c’est sans doute ceux qu’on réprime le plus. Que ce soit par souci de rentrer dans le moules, par nécessité de se conformer aux attentes (productivistes, capitalistes, psychonormées, hétérocisnormées, âgistes, etc) de ce qui fait un.e adulte, par crainte d’assumer nos zones d’ignorance ou de recommencer à zéro, ou pour plein d’autres raisons… Lire la suite « Pages de pentacles et d’épées »

La tour, le feu de forêt

Quand j’ai réalisé à quel point j’étais dévastée il y a quelques mois, j’ai dit à mon psy « je suis un incendie de forêt à moi toute seule ». La Tour, c’est parfois (souvent) une carte de prise de conscience. Elle passe par la douleur, les triggers, les hurlements, le désarroi, la panique de ne plus savoir qui on est ni où on va. Mais, au moins, même si c’est un infime réconfort sur le moment, on sait qu’on ne peut plus vivre dans le déni. C’est bien trash. Ça fait bien mal. On ne peut plus retourner en arrière, on ne sera jamais plus exactement où on a été. En fait, ouf.
Ouf et, quand il s’agit de post-trauma, mille fois ouf. La peur, la colère, la rage, l’impuissance. Et puis, déjà, la purification par le feu.

Il y a 14 ans, j’ai Lire la suite « La tour, le feu de forêt »