Avec le 5 de coupes, le deuil de la chevaleresse de bâtons

Le deuil de cette chevaleresse enhardie
La poétesse guerrière
L’idéaliste téméraire
L’assoiffée d’absolu
La désirante sans complexe
La passionnée qui s’enflamme
Son corps qui exulte
Le deuil
S’accorder le droit de pleurer
Sans récriminations
Sans réprimandes
En limitant les regrets
La tristesse s’infiltre
Chaque cellule hurle
Le deuil de cette chevaleresse
Le réconfort d’une infusion d’aubépine
Se couper le doigt au bout de l’épine
Contempler le liquide qui s’écoule
Fusionner avec la tristesse
Dialoguer avec
Le fantôme de cette poétesse

Reine d’épées. Une survivante

La Reine d’épées

Une épée dans la tête
Une chouette sur l’épaule
Une auréole

Et

Est-ce un diadème ou mille dagues
Plantées tout autour de sa tête ?

Tiare ou poignards ?

C’est une survivante
Rien ne peut l’abattre
S’il faut être spectre, qu’elle en soit ainsi
Le sceptre planté dans le crâne

Je suis apparue dans la brume
aux aurores
parée d’or
Flanquée d’hiboux et de dagues
Couronné de dagues
Rayonnante

Les secrets, je les emportais dans la nuit, drapés d’or, arrangés dans les linges ordinaires

Le temps ne m’aura pas rendu l’innocence

Mes larmes ont encore le goût du sang
Autant que de la mer

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