Étudiante et voyageuse de cailloux

De ces mains qui peinent à agripper, ces mains qui laissent tomber, ces doigts qui se croquent, ces mains marquées par les tensions et l’hyperlaxité, ces mains qui ne semblent reliées au reste du corps que par la douleur, ces mains qui en rêve ou en dessin automatique sont suspendues aux branches des arbres, vestiges d’une bataille perdue, de ces mains se répandent les espoirs, se dispersent les envies, se construisent les livres, se bâtissent des alignements.

Si l’amour peut encore me mouvoir, que me hurle mon cœur ? Qu’il est temps de partir un peu plus loin, et pas en petit poucet, sans carte et sans plan pour revenir ou aller ailleurs. Et récolter des cailloux dans mes poches. Les dénicher le long des routes, dans la vase des fossés, enfouis aux pieds des arbres, brillant dans la vitrine d’une boutique ésotérique et les écouter et les laisser m’apprendre et leur donner l’autorisation de me guider. Et aussi, croquer la grenade et plonger dans ses multiples couches. Davantage Perséphone que Petit Poucet me perdre dans les profondeurs pour mieux connaître l’inconnu.

Cet alignement, ces réparations, elles prennent un sacré temps. On dit des ressources que tu as brûlées, qu’on t’a brûlées, qu’il te faudra au moins le double de temps pour en retrouver. On dit que dans la patience réside la clé pour être en contact avec ton corps dans un monde où tout t’enjoint à le contrôler et à le discipliner. On dit que le temps. Mais qui a encore le privilège du temps ? Le temps est le pouvoir. Le pouvoir a enclenché le compte à rebours. Qui a encore le temps de faire autre chose que survivre ? Si j’ai ce temps, qu’est-ce que ça indique de moi ? Et des luttes que je ne mène pas… Lire la suite « Étudiante et voyageuse de cailloux »

Lae Magicien-ne

Il y a une vibe de Mercure « libéré, délivré » dans ces cartes du jour, non? Tu te sens à nouveau en accord avec tes compétences, prêt-e à les affûter, résolu-e à les écouter.
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La carte de la/du Magicien-ne, c’est rarement du style « ouais maintenant tu as toutes les cartes en main, tu vas y arriver ». C’est plutôt: Où/comment vas-tu engager tes talents? Les envies te brûlent des doigts, mais si tu les laisses étinceler comme ça simultanément, elles vont cramer. Le soufflé pourrait bien retomber aussi vite que cette brise fraîche qui t’inspire à nouveau. Lire la suite « Lae Magicien-ne »

La pendue, la prêtresse, le désir

Une combinaison de tarot et d’oracle qui fait du bien. Quand l’abondance et la sensualité prennent appui sur un mélange de patience et d’intuition. Si on n’a pas de prise sur le désir, il faut savoir lâcher, (s’)écouter et accueillir la volupté sous toutes ses formes, même les plus anodines. Les années m’ont appris que le désir ne vient pas sans l’observation et l’accueil de la tristesse. C’est une bonne chose selon, je crois. Ça le fait fleurir. Ça le rend précieux.

#SalutJeFaisUnComebackIciAvecUnMiniArticle

 

Les Amoureuses + L’Etoile

Les amoureuses, les éternelles, les fabuleuses. Contre son corps, tout tout contre son corps. Dans la contrée des merveilles, tout tout contre son corps. Contre les dominants, contre ce qui oppriment. Notre refuge, tout tout contre nos corps. La dépression dessine des creux. Des sillons où se lovent les doutes, le temps d’un soupir, le temps d’un frisson, quand les dents claquent brièvement.

J’ai de l’espoir, j’ai des promesses. Tout contre toi, ma butch. Je ne m’étais pas figurée ce genre d’histoire. Je n’avais pas imaginé. Dans cette histoire, je suis sereine. Amoureusement sereine. Prête pour les épreuves. Armée pour les galères. Parfois à court de souffle. Souvent à court. Cours, cours, danse dans les champs qui s’étendent à perte de vue. Dans cette histoire, je suis confiante. Ça veut pas dire que j’ai pas peur de temps en temps; ça veut dire que j’en sais assez sur nous pour savoir qu’on brille à l’infini. Et notre amour se nourrit, se soigne, s’amplifie. Lire la suite « Les Amoureuses + L’Etoile »

IX d’épées + VI de pentacles

Cette angoisse s’est emparée de moi assez brusquement. Incapacitante. Elle a quelque chose qui relève du syndrome de l’imposteuse. Comme si toute ma vie – toute ma renaissance de ces cinq dernières années – était construite sur un miroir aux alouettes. Et si les gens se trompaient sur mon compte ? Et si je jouissais d’une réputation qui ne serait que le reflet de ma capacité à bien parler et non à construire ou à vraiment aider ? Et si cet ego démesuré et cette confiance en moi sans faille faisaient de moi une personne imbue d’elle-même mais incapable d’interagir et de donner sur une base sincère ? Et puis, si je me dispute avec les gens ou si j’ai autant de facilité à les rayer de ma vie, c’est sans doute que je ne m’attache pas réellement ? Angoisses… bruits et tensions du corps qui se crispe au milieu de la nuit… panique à l’idée que celle qui dort à mes côtés se détourne, pas dupe.

Le 6 de pentacles, c’est aussi la terreur face à la dépression d’une autre. Terreur de penser trop bien savoir et de s’y arrêter. Lire la suite « IX d’épées + VI de pentacles »

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