Oracle des Erinyes

Je veux que tu te casses, je veux que tu dégages.

Je veux que tu flippes pour ta life dès que tu mets les pieds ici.

Je veux que tu te sentes menacé.

img_20190518_133408_8732908881487871605138.jpgJe veux que jamais, plus jamais, tu ne te sentes légitime à faire part de ton avis de merde à une meuf, une gouine, un pédé, une personne trans. Je veux que tu ravales ton avis de merde et que tu t’étouffes avec.

Je veux que ta légitimité sans faille te râpe la langue, qu’elle te tranche la glotte, qu’elle se désintègre le long de son œsophage et que ses milliers d’épines te percent l’estomac. Je veux que la nausée te poursuive aussi longtemps qu’il le faudra.

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Je veux m’engouffrer dans le vide de ton esprit et te tourmenter. Te tourmenter à jamais. Je veux que les Erinyes et toutes leurs descendantes te poursuivent tant que nous n’aurons pas obtenu gain de cause. Je veux que tu paies, je veux que tu trimes. Tu vas morfler. Je veux que tu te noies dans la sueur de tes cauchemars. Je veux que les sirènes des revanchardes étouffent tes cris. Je veux que la solitude étreigne chacun de tes membres. Je veux que l’isolement se resserre, qu’il fasse garrot, que t’en pète. Je veux que tu saches. Je veux que tu paies. Lire la suite « Oracle des Erinyes »

Oracle. Structure: si tu aimes quelque chose, libère-la !

En mode soleil et uranus en conjonction en taureau ♉ (regarde ce qu’écrit Chani Nicholas là-dessus).
🎆
Quand tu es trop planplan dans tes structures, quand tu es trop à l’aise dans les zones de confort chèrement acquises, tu peux avoir l’impression d’avoir tout à perdre si tu laisses s’échapper quoi que ce soit. Pourtant, il est temps là. Ne laisse pas ce que tu aimes s’ankyloser dans l’inertie de ton confort. Libère. Lâche, laisse s’envoler, partage, offre! N’enferme pas sous verre ce qui te fascine. Ça y perdrait ses couleurs. Et toi, ta capacité à t’émerveiller sur d’autres choses. Ces structures n’étaient pas faites pour durer. Tes étincelles font des émules.

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Tirages automatiques collectifs

J’ai proposé un petit jeu sur instagram ce weekend: réaliser de rapides tirages en « écriture libre » pour les personnes qui le demandaient, en espérant que leurs messages en touchent aussi d’autres. Il s’agit d’une technique de tirage et d’interprétation pour laquelle je n’utilise pas de positions fixes pour les cartes. Je pioche, j’écris ce qui vient en essayant de ne pas intellectualiser, ne pas réfléchir (ce n’est pas tout à fait possible à 100% dans ce cas). Je capte les messages, je les tape sur le clavier. Et le tour est joué.

Ci-dessous, tu peux découvrir en images le principe et le résultat.

Si tu veux en faire autant, sans pression, pour d’autres personnes, j’ai proposé #TiragesAutomatiquesCollectifs ou #TiragesCollectifsAutomatiques (parce que je ne sais pas dans quel sens ça sonne mieux mouhaha ^^). Lire la suite « Tirages automatiques collectifs »

Tirage du week-end. Les limites de L’Impératrice.

Clôturer la semaine et amorcer le week-end. Tirage collectif express au parc.
Ces cartes me font penser à un article récent de @lilith.tarot. Des réflexions qui me trottent aussi dans la tête depuis quelques jours.Le self-care, c’est parfois fixer les limites. Bein oui, parfois, un hédonisme sans concession ne contribue pas à t’épanouir ni à profiter pleinement de ce qui te fait du bien. Tu peux alors te montrer complaisant.e. Ou égoïste. Tu peux succomber à une flemme qui laisse un goût d’inachevé dans tout ce que tu entreprends. Et finalement te sentir las.se voire nul.le à force de ne rien concrétiser.img_20190322_1510115951771179421824498.jpgLe self-care, dans certaines circonstances, ça revient à placer ta confiance en toi-même. Mais vraiment. Pas mollement. Développer assez d’estime pour croire en toi. Travailler l’amour-propre qui t’encourage à croire en tes rêves au point de t’impliquer pour eux. Décréter que tes passions valent un week-end en tête-à-tête avec elles.
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Pour incarner l’impératrice, la luxuriance seule ne suffit pas. L’abondance n’est pas désincarnée. La créativité est requise. Plus que ça: un engagement vis-à-vis d’elle et des limites fortes dans ce sens. Après, pourquoi pas le faire en cuisinant des plats qui te font du bien ? en commandant un takeaway pour te régaler sans passer ton temps à préparer ? en profitant des arbres et des piaillements des oiseaux ? en te plongeant dans un bain avec tes huiles préférées? Lire la suite « Tirage du week-end. Les limites de L’Impératrice. »

Ostara. Choix + ancre.

Petit Lenormard. Les choix, les carrefours, les lanternes d’Hécaté. Les chiens à nos côtés. Sortir de l’ombre. Remonter les souterrains, comme Perséphone. Ancrée grâce à ce lien invisible avec la terre et avec les Enfers qui ne peut être défait. Les grains de la grenade comme gage de fidélité à l’obscur. Venir à la lumière, c’est aussi accepter de ne pas vivre le nez dans les traumas. Ne pas être obsédé.e par le contact avec les ancêtres et notre passé. Ne pas vivre pour la réparation. Ne pas chercher à démêler non-stop des pelotes alambiquées. Ostara accorde des pauses dans ces processus. Créatives. Détachées. Oui, on peut être détaché.e et se sentir ancré.e. Gage de stabilité.

Pensées violettes. Tirage du dimanche

Tirage collectif du dimanche. Autour de la carte ancienne « Mars » d’une série de cartes postales de la fin du 19e siècle sur le langage des fleurs et les mois de l’année. J’ai sorti d’autres oracles à fleurs et les violettes/viola/pensées sont sorties dans tous les jeux. On va les prendre sérieusement…

Mars. Giboulée. L’humidité se joint au vent pour te traverser le corps et se fixer sur tes os. Comme si elle ne comptait pas s’en déloger, elle s’installe. Tu existes dans un frisson. Sous un plaid. Dans un concert d’éternuement. Mars, planète de la combativité.

Tu te retires un peu. Avec une tasse de tisane. En compagnie de ceulle avec qui tu peux partager les tremblements. En compagnie des tien-nes. Ceulles qui s’accrochent à travers les aléas, plutôt comme le chèvrefeuille que comme l’humidité. Ceulles qui sont témoins. Tu as déjà traversé les violences, les crises, la dépression, la dèche. Ceulles qui voient. Ça t’affecte avec la même intensité. Mais yels savent aussi qu’on en revient. Ou qu’au moins tu n’es plus seul-e.

Tisane de passiflore. Réchauffer le corps. Apaiser les phrases qui passent en boucle dans ta tête.

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Lust for dust

Ça fait longtemps que tu le sais au fond, tout au fond. Il y avait un petit truc pas raccord. Ça sonnait pas exactement comme tu le voulais. Voire ça sonnait faux en fait. Tu t’acharnais à gommer toute trace de doute. Tu faisais la sourde oreille. Tu enfouissais ton malaise. Il en résultait un sentiment d’inconfort persistant. Ta partie rationnelle combattait ton ambition dévorante. Tu saturais. Tu saturais toujours plus. Tu savais pas pourquoi, à part tout tout au fond.
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Ça fait longtemps que tu prends, à tort, un petit goût acidulé pour de l’amertume. Tu t’es obstiné-e à voir des contrastes là où se déployaient des nuances. C’était pas raccord.
🌺✨🌺
Tu as fait taire ton inconfort pendant si longtemps. Lire la suite « Lust for dust »

La Tempérance et la révolte: La Grâce

Vous êtes des danseuses. Vous êtes les révoltées qui relient. Vous faites jaillir, vous entourez, vous brandissez. Vous êtes la conscience. Vous êtes La Tempérance dans sa version la plus dépouillée: La Grâce. Vulnérabilité revendiquée mobilise rage éhontée en guirlandes. Vous créez. Vous reliez.

Les Furies, les érinyes, tempêtent encore leurs cris de revanche dans vos têtes. Vous êtes les héritières des divinités qui ne sont plus en grâce. Vous êtes les saisons. Vous êtes les cyborgs. Vous êtes les danseuses de la destruction.

Vous êtes les lanceuses de la nouvelle donne. Les futures anéantisseuses sont d’ores et déjà des tisseuses. Vous êtes le lien et la rage et la chanson à l’unisson quand elle ne couvre pas les murmures ni celles qui chantent faux. Vous êtes la grâce quand elle n’est pas assignée, la grâce selon votre révolte. Vous êtes des danseuses.

SexMagick astrale avec Hécate

Mes cuisses moites de sueur se frottent à chaque pas. Ça commence à brûler. L’excitation que je ressens en montant la colline, progressivement plus proche du lieu de rendez-vous contrebalance la douleur. Je suis moiteur : ma bouche qui salive de trépidation, mes intestins qui papillonnent, mes genoux qui flanchent comme animés de vagues, mes doigts qui vibrent, mes vaisseaux qui se dilatent, ma chatte qui se gorge et mes cuisses qui se frottent.

La lueur de la lune. La pénombre de l’éclipse.
Celle des croisements. Celle des chemins. Celle du mysticisme. Celle de la transe. Hécate.

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