6 de couteaux

Ok, tu es épuisé-e. Personne n’écoute. Pas de mots adéquats pour tes conflits intérieurs. Pas de formules pour résoudre ou nourrir des discussions houleuses. Alors, finalement, partir est un choix assez honnête, non? Même si c’est temporaire. Le signal est clair: tu arrêtes de reproduire/cultiver/combattre/te dépatouiller avec toujours les mêmes schémas.
Non, tu n’as pas toutes les solutions, c’est sûr. Mais en attendant, t’en peux plus. Tu cherches un espace pour te réinventer, sans chemin, sans gps, juste une furieuse envie de survivre. Un besoin vital pour l’instant. Survivre sans les schémas qui te détruisent.

C’est garanti: il y en aura pour t’accuser de fuir les difficultés ou pour te taxer de lâcheté. Laisse couler. Inutile de perdre des plumes à te défendre contre des murs encore une fois. Cette transition, c’est la tienne. C’est toi qui décides, c’est toi qui donnes le ton, c’est toi qui édictes les règles si tu as besoin de limites claires. Avec Mercure tatoué sur sa main, tu es en possession de tes règles, de ta survie. Tu vas écrire ta version de l’histoire. Tu vas tenir les rênes de la narration. Une histoire que tu ne devras à personne. Elle est bien trop importante pour être embuée par les explications et les attentes des autres. Vas-y, pars! Casse-toi comme s’il n’y avait aucune route. Ta survie est ta boussole.

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10 d’épées – c’est la merde…

Je ne peux pas te dire : « c’est dans la tête, ça va passer ». Je n’y crois pas. On ne va pas invalider ta douleur parce qu’elle est « psychologique », comme si elle était moins réelle ou comme si le corps et l’esprit étaient deux entités séparées et sans contacts. Non, tu te sens mal, tu es dans la merde, tu n’en peux plus, tu es épuisé-e, au bout du rouleau, déprimé-e, triste, désemparé-e, sans recours et ça craint. Je suis désolée pour toi et j’espère de tout cœur que tu es soutenu-e. Lire la suite « 10 d’épées – c’est la merde… »

7 d’épées – choisir tes combats?

Le 7 d’épées. Une des cartes les plus riches en possibilités d’interprétations selon les contextes, vous ne trouvez pas?
Aujourd’hui, je la lis comme une interrogation du concept « choisir ses combats ».
Elle est là, magistralement fière, somptueusement arrogante, laissant la ville, ses luttes, ses querelles, derrière elle. Pour prendre un peu l’air? Du temps pour elle? Lire la suite « 7 d’épées – choisir tes combats? »

Grossir le tarot sur Little Red Tarot

Je suis super trop absolument contente d’avoir rejoint l’équipe de Little Red Tarot. Si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux, vous saviez depuis longtemps que c’est mon site préféré.

Le premier article de la série est en ligne: http://littleredtarot.com/fat-tarot-queering-tarot-fat-liberation-perspective/

Et puis, j’ai aussi répondu aux questions de Beth: http://littleredtarot.com/introducing-cathou-tarot/

Et, enfin, c’est promis: dès que la série sera publiée, je ferai quelques vidéos en français.

Bisous les grobidoux ❤

Six de coupes

Ecoute ton cœur. Enlève les couches de protection. Regarde au travers de ce qu’on t’a dit qu’il fallait que tu sois. Mets de côté ce que tu as essayé de devenir en cherchant à rompre avec des schémas ou des environnements toxiques. Ecoute ce qui remonte de très loin, peut-être de ton enfance ou de ton adolescence et peut-être même d’une vie antérieure ou de tes ancêtres ou d’une de tes vies parallèles. Ce que tu y trouves est peut-être vacillant. Si ça tremblote, réchauffe-les entre tes paumes ou sur ton nombril, entre les plis de gras ou de peau. Imprègne-toi de cette énergie rassurante. Laisse-toi emplir de la douceur de tes souvenirs. Lire la suite « Six de coupes »

Deux de coupes

Cette carte, ma parole, c’est celle du grand amour. On est biberonné-e-s aux contes de fées à la sauce Disney. C’est vrai qu’ils reposent sur des mythes sexistes, cishétéronormés, racistes, âgistes, classistes et fervemment monogames. Mais, on a beau le savoir, ça nous trotte souvent dans un coin de l’esprit. Rassure-toi, le deux de coupes n’est pas le grand amour version le pervers qui poursuit l’héroïne pendant quatre saisons parce que, consentement ou pas, c’est elle, la seule et l’unique. C’est pas le big love version gamin-e-s, maison et labrador. C’est l’amour authentique tel que toi, tu le définis, pour la life toute entière ou pour une nuit, en mode exclusif, asexuel, aromantique ou polyamoureux. La forme importe peu. Lire la suite « Deux de coupes »

Reine d’épées

La reine d’épées est on ne peut plus droite dans ses bottes. Peut-être un peu trop ? Elle a l’habitude des mauvais coups. On lui a brisé le cœur. Elle connaît l’abandon et les galères. Elle est revenue cent fois des dépressions les plus coriaces. Elle est résiliente. Elle en a morflé, ça l’a renforcée. Par endroits, ça l’a blindée d’une carapace impénétrable. Au moins, elle se sent en sécurité.

Si tu as besoin du jugement d’une personne calée dans l’analyse pour démêler une situation précise, vas la voir ! Lire la suite « Reine d’épées »

Tirage artiviste pour le Nouvel An

Quelques cartes (ok, une tartine, accrochez-vous!) pour dégager un message militant pour 2018.

Introduction : une carte d’oracle pour donner le ton

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Equality (jeu: Creatures of the Moon, a story-telling oracle). Oups, on commence par un mot que je n’aime pas beaucoup dans le contexte du militantisme. Les registres de l’ « égalité », des droits, de l’égalité des chances/des droits reflètent une approche réformiste ou assimilationniste. Ils demandent une place dans le système (judiciaire entre autres) ou une égalité avec les dominant-e-s. Ils ne remettent pas en cause la structure profondément injuste et inégalitaire de ce système. Des registres à manier avec précaution car, s’ils peuvent déboucher sur des acquis nécessaires pour améliorer la (sur)vie de certain-e-s, ils cautionnent aussi les pouvoirs en place. (il y a des choses intéressantes là-dessus dans le dernier livre de Sam Bourcier, Homo Inc.orporated)

La carte est tirée pourtant. L’égalité… Qu’est-ce qu’on met dans ce concept ? Est-ce un souhait ou un outil à mobiliser ? En version constat « Nous sommes tou-te-s égaux-ales » : n’est-ce pas là une phrase toute faite, un vœu (pieu) qu’on fait passer pour une réalité dans un tour de force qui sert à masquer l’ensemble des inégalités qui, quant à elles, sont bien présentes ? Dans l’idéal, l’égalité, c’est super. Dans les faits, « nous sommes tou-te-s égaux-ales » masque la réalité des systèmes d’oppression.
Et puis, cette phrase exprime le confort des privilèges. Lire la suite « Tirage artiviste pour le Nouvel An »

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