Visionnaire de cailloux

Un des éléments les plus frappant de Lae Visionnaire de cailloux du Slow Holler (traditionnellement la reine de pentacles), c’est sans doute ses jambes poilues équipées d’ultra hauts talons, des talons comme des maisons. Lae Visionnaire de cailloux nous parle de confort, mais pas n’importe lequel: le nôtre, celui dans lequel on se sent bien, même s’il apparaîtra bancal à d’autres, même s’il faut s’accommoder de contradictions pour se sentir bien dans notre corps.
Yel nous invite à porter les godasses qui nous font sentir assez monumental.e pour être en sécurité. Yel nous invite à réfléchir aux normes corporelles et de genre pour habiter notre corps et naviguer les injonctions d’une façon qui ne fait pas trop mal, dans un monde cishétérosexiste, validiste, misogyne, grossophobe. Yel propose de se poser, même brièvement, dans notre propre point d’équilibre et de veiller sur nous. Lire la suite « Visionnaire de cailloux »

Cavalière de pentacles

Elle a trouvé une pierre. Le bout de cailloux brillait sous les décombres. Elle a stoppé net. Avec précaution, elle l’a extirpé de l’entrave de la terre. Fascinée, elle l’a observé sous toutes ses coutures. Jamais deux fois le même reflet. Impossible de mettre un nom sur cette matière. Un bout de verre poli par les années ? Une fluorite? Un peu de lave?

Le cailloux ne voulait pas rester là. Elle lui avait tapé dans l’œil aussi. De toutes ses forces, il s’accrochait à sa main. Il était pourtant trop grand pour sa poche ou son sac. Elle était pourtant trop éloignée de la ville pour marcher à côté de son vélo afin ne pas le laisser tomber. Il s’accrochait. Elle sentait sa force se répandre dans son bras, traverser les épaules et puis électrifier son corps tout entier.

Elle devait donc jongler, le caillou en équilibre sur sa paume, le vélo cahotant sur les chemins irréguliers. Elle devait être suffisamment concentrée pour ne pas le laisser échapper à son attention, comme en lévitation.

Quelques heures plus tard, la Chevaleresse de pentacles est rentrée avec son caillou. Épuisée mais heureuse. Surmotivée. En transe. C’était juste une petite pierre. Juste un reflet qui a capté son attention. Mais voilà, sans l’avoir imaginé, elle a relevé un défi. Elle en en phase avec ce bout de planète qui l’a appelée. Elle s’est déplacée comme une athlète.

Quels sont les rêves qui demandent que tu laisses de côté tes acquis ? Qu’est-ce qui brille comme une évidence, mais que tu persistes à ignorer ? Quelle est la masse de travail peu conventionnel que tu n’envisages pas d’abattre ? Qu’est-ce qu’il te faudrait construire en partant de presque rien ? Quels sont les chemins que tu crains d’emprunter car tu sais qu’ils t’emmèneront loin de tes plans tout tracés? Quelle intensité de concentration te paraît hors de portée et cependant tellement attrayante ? Et, surtout, que redoutes-tu de perdre en empruntant les chemins de la Chevaleresse de Pentacles?

Forêt de Soignes

La Forêt de Soignes est pleine d’histoires. Dans la zone située entre le chemin des deux montagnes, celui des tumuli, les marais du vuylbeek et du karreveld et les terrains gagnés sur la forêt par le parc Tournay-Solvay et le domaine des silex, le tout autour de la ligne de chemin de fer, on a retrouvé les traces, comme l’indiquent tous ces noms, d’un camp fortifié néolithique marqué par la culture dite du Michelsberg (dont j’avais jamais entendu parlé avant).

Il ne subsiste pas grand-chose à part les indices de la topographie. Les arbres ont pris le dessus sur les silex et le reste au cours des millénaires. Les humain.e.s ont malmené cette zone qu’yels ont recommencé à occuper à la fin du 19e siècle.

Est-ce que je rêve quand j’y ressens quelque chose ? Lire la suite « Forêt de Soignes »

L’Oracle

Même quand tes rêves n’ont ni queue ni tête, tu les conserves en attendant qu’ils révèlent leurs secrets. Tu ne les bouscules pas, ils sont trop sacrés.
Quand tu prêtes attention aux synchronicités, la magie se réveille dans ton quotidien. Tu demandes des signes. Et puis, tu les ramasses, tu les consignes, tu en as plein les mirettes.

L’émerveillement se déploie.
Les lieux qui t’attirent se dévoilent progressivement: leur histoire, leurs esprits, leurs herbes puissantes, les animaux,… Tu les apprivoises sans attentes avant de découvrir que ce n’était peut-être pas par hasard.
Un continuum s’instaure entre les visions de l’Oracle et leurs manifestations jour après jour.
Tout doucement, les messages sont plus distincts. L’Oracle n’a rien pressé. La patience a créé des ponts.

Valet de bâtons. Énergie.

Est-ce que tu ressens cette énergie pure ? Est-ce que ton cœur palpite à l’idée de créer ? Est-ce que le bout de tes doigts frissonne au toucher de certaines textures ? Qu’est-ce qui s’active ? Qu’est-ce qui te filent des papillons dans les tripes ? Qu’est-ce qui attisent le foyer de feu dans tes hanches ? N’aies pas peur des chemins inconnus. Ne redoute des « expert.e.s » qui cloisonnent un champ, trace ta route. Tu es un fameux pont, tu sais ça ? Tu peux lancer cette énergie. Il suffit de ne pas rechigner à apprendre comment la faire atterrir. Tu as l’étincelle. Le feu, c’est un apprentissage. Embrasse ce processus. Lire la suite « Valet de bâtons. Énergie. »

Roi de pentacles, Architecte de cailloux

Architecte de pentacles
Météorites, briques
Pseudo échelle sociale et escaliers de papier
Accumulation, (dé/re) construction
Assimilation, carrière, survie
Ta cabane dans les arbres

Bâtons dans les roues, pierres d’achoppement
Exclusions, discriminations, expropriations, violences sexuelles

Lieu fortifié, Processus de défense
Abattre les frontières
Défendre les tien.ne.s
Et les autres
Personne n’est illégal.e
Tracer des cercles de protection
Pas des centres fermés
Pas des vols retour
Pas des camps où on laisse crever Lire la suite « Roi de pentacles, Architecte de cailloux »

La Force. Ne pas dépasser tes peurs

Il ne s’agit pas de dépasser tes peurs, mais de t’offrir un tête-à-tête avec elles. Il s’agit de voir comment être en mouvement avec elles, au lieu d’être paralysé.e.
N’essaie pas de vaincre ce qui est là pour une raison.
Écoute comment tu intériorises ton parcours, ce qu’on t’impose, les discriminations quotidiennes, même quand ça te rend infâme, parce que tu n’en sors pas intact.e.
Fais le point. Tu n’es pas bloqué.e là où tu es, prisonnièr.e de tes peurs. Tu es fort.e, tu as une capacité d’agir.

Divination avec piqûre de taon sur vergetures. Le 9 et le 10 d’épées

Il y aura des vagues. L’anxiété va et vient. Elle se tasse. Elle est brûlante comme 10 piqûres en plein ventre. Elle est en creux. Elle culmine.🦟

Tu te souviens de ta première crise d’angoisse ? Je me souviens, j’avais 11 ans. On m’a emmenée à l’hôpital tellement j’étais mal. Et toi ?
C’était un peu la honte finalement. Une enfant qu’on croit mourante mais qui fait une crise d’angoisse alors qu’elle a tout pour être heureuse. img_20190804_105209_7228295923496671744132.jpgToi, on t’a dit ça combien de fois ? « tu as tout pour être heureux.se ». Combien ont spéculé sur la source de tes problèmes pour que tes angoisses et ton mal-être fassent sens pour eulles ? Leurs hypothèses révélaient-elles leurs propres secrets?

Stries translucides sur peau déchirée. Il y a toutes les fois où ce n’était plus supportable. Il y a les décomptes des gens. Et puis les nôtres: c’est pas parce qu’on ne finit pas à l’hôpital qu’on n’était pas à une seconde de se jeter.

J’ai longtemps cru que personne ne pourrait jamais comprendre. Pas toi ? Lire la suite « Divination avec piqûre de taon sur vergetures. Le 9 et le 10 d’épées »

L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête

De tous ces lieux unanimement considérés comme flippants, il y a le tien, celui où tu te sens bien. img_20190817_102506_9512342565034163342349.jpgCelui où les tumultes sont des zones à explorer plutôt que des endroits bannis, à distance desquels il convient de se tenir. Tu vois bien ce qu’on lui trouve de chelou. Mais c’est ton genre de chelou. Tu n’as pas peur.

Tu y rôdes la nuit en rêve, pour parler aux briques, interroger les chauve-souris ou observer les vies qui s’animent à travers les fenêtres. Tu plonges sous la surface de la rivière pendant des heures pour fouiller la vase et mettre au jour ses trésors. La morte que tant d’hommes ont peint, érotisée, prisonnière de leur regard, flottant dans les fossés, c’est peut-être bien toi. Et tu n’as rien à voir avec leurs visions! Tes doigts se glissent dans les tréfonds. Tu puises de quoi revenir plus intrépide, encore moins domptable. Qui tu es doit demeurer insaisissable pour le sens commun. Lire la suite « L’Etudiant.e de Couteaux et la Tempête »

3 de coupes + Magicien.ne + Ingwaz

Ce que vous avez couvé d’amour ensemble, peut-il enfin briser la coquille pour s’exprimer à travers vos compétences propres ? Comment des projets intimes, portés au sein d’une communauté, peuvent-ils éclore pour se développer dans les gestes de chacun.e? Comment vos touches persos vont-elles se réfracter au départ d’un fondement collectif que vous avez tou.te.s appuyé ? Si les ondes de propagation de ce trésor sont incertaines, une chose est sûre, vous êtes mûr.e.s.