4 de branches. Arrêt maladie.

J’étais anxieuse à l’idée d’aller rendre visite à mes collègues ce matin. Contente de voir la nouvelle coordinatrice néerlandophone avec qui je n’ai jamais travaillé et ma super remplaçante au poste francophone, mais emplie d’appréhension. Déplacements, entorse encore douloureuse, allergies, problèmes de mémoire qui m’empêcheraient de répondre à leurs questions sur le travail et toute l’imprévisibilité du syndrome d’Ehlers-Danlos.
Alors, j’ai tiré les cartes. Le 4 de branches du slow holler parle de la joie d’être ensemble ainsi que de l’importance du réseau, de l’amitié, du soutien. Y aller sans pression alors, légère dans ce milieu féministe qui m’a apporté bien plus qu’il ne m’a rongée (je crois que c’est ma leçon du retour d’uranus en bélier pour quelques mois, célébrer ces belles collaborations).

Lae visionnaire de branches renversé-e est aussi rassurante que tire-larmes. La flamboyante organisatrice, la madame réseautage aguerrie, la rassembleuse, la mobilisatrice, l’éprise de scènes et de micros. Ces facettes de ma personnalité me sont inaccessibles en ce moment. Peut-être pour toujours. Peut-être jusqu’à une accalmie de mes symptômes. Je peux la soigner et la célébrer cependant. Lire la suite « 4 de branches. Arrêt maladie. »

8 de pentacles

Tu n’en vois pas la fin, mais tu es super enthousiaste. Concentré-e, ton objectif en tête, tu es déterminé-e à tenir sur ce projet de longue haleine. Dans les phases où l’ampleur de la tâche te déprimera, essaie d’y repenser : tu ne t’es pas engagé-e dans un apprentissage ou un boulot aux résultats immédiats. C’est tout simplement impossible d’accomplir quoi que ce soit sans patience dans ce genre d’entreprise. Et puis, il y a toutes ces journées où c’est la soif d’apprendre qui prend le dessus : les savoirs accumulés, les livres bouffés qui te comblent, les cours en ligne que tu enchaînes, le travail administratif inévitable qui devient amusant, le plaisir de voir ce qui prend forme sous tes mains et ta technique qui s’affine lentement mais sûrement.


Selon les tarots, cette carte peut mettre l’accent plutôt sur le travail manuel et l’artisanat (construire une maison, fabriquer des meubles, sculpter, broder ou tisser) ou sur l’apprentissage plus « scolaire » (livres, administratif, formation). En tout cas, tu développes des compétences. Tu planches sur une technique qui ne s’acquiert pas rapidement. Tu es assidu-e à l’ouvrage. Ou tu aspires à l’être. Ou bien tu aurais intérêt à l’être. Tu ne peux pas faire l’impasse sur une attention Lire la suite « 8 de pentacles »

9 de pentacles

Tu es chez toi. Tu es bien. Prends un truc à boire. Savoure la bouffe. Adopte une position
confortable. Masturbe-toi. Relis ton bouquin fétiche. Passe ta playlist préférée pour la détente. Regarde les tutos qui sont dans ta liste d’attente depuis des mois. Et, en fait,
pourquoi tu n’essaierais pas de te faire ce maquillage de drag queen qui te fait rêver ?

Si c’est le repos qui t’apaise, laisse ton chat ou ton ours en peluche se lover dans le creux de tes bras. Respire. Aussi profondément que possible. Goûte à chaque seconde. Chacune t’emplit de satisfaction. La douceur t’envahit. Et te rassure. Tu es chez toi.

Tu as construit cet espace. Pour y parvenir, tu as dû être ferme, tu as su refuser des plans en or ou bien tu as sacrifié des choses qui te tenaient à cœur. Tu as bien mérité ton jardin secret. Même s’il s’agit d’un arbre au pied dans un parc au pied duquel tu te réfugies pour geeker sur ton gsm pendant des heures, les écouteurs dans les oreilles et les orteils qui caressent l’herbe. C’est ton instant. Même si l’appart n’est à toi seul-e que Lire la suite « 9 de pentacles »

Tirage de Samhain

✨🎃 Et voici mon plan de tirage de Samhain/Saoween! 🎃✨

cof

1. L’Oracle. 🔮 Boule de cristal, bougies, potions, plumes, cailloux. Ce qui émane du chaudron. Ce qui frémit sur l’autel. Révélation d’Halloween. Message des guides.

2. Le refuge, le corps, la mousse, le sol. 🌳

3. La blessure, les baumes, les incantations. 🗡️

4. La lanterne, le feu de bois, le feu d’artifice. 🕯️

5. Lae mystique, l’océan, le sacré, les rituels. 💧

6. Pour prendre congé… Rassembler, s’aventurer, partir, autonomie. 🎃✨

Les positions sont volontairement floues pour laisser place à l’intuition et à une libre interprétation.

2 de cailloux « flexibilité »

Tu luttes encore à la recherche d’un équilibre. Ton monde est brinquebalant. Il vascile. Il peut s’effondrer à tout instant. La souplesse est ton alliée quand tu es balayée par les vents contraires. Seulement, tu peines à t’y connecter. Les possibilités se déploieront comme tes ailes au moment opportun. La confusion l’emporte encore. Ainsi que l’impression d’être pris-e en étau entre deux options trop étroites pour tes ambitions.
💞
Pose-toi aussi délicatement que possible. Trouve, temporairement, ton centre de gravité dans cette tourmente. Après le tourbillon, tu pourras apprendre à faire confiance en ta flexibilité.
💞
Ouh, le vilain mot. Le capitalisme te veut flexible: Lire la suite « 2 de cailloux « flexibilité » »

Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres

Avec l’arrivée de l’automne, les déesses des mort-e-s ou des enfers se font particulièrement pressantes. Leur insistance représente un défi à la face de notre queertiude. Perséphone et Hel se montrent presque moqueuses: Alors comme ça, tu veux éviter le binarisme? Non, parce que nous, en fait, on fonctionne avec les dualités.

Ok. Comment se confronter à leurs dualités alors? Lire la suite « Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres »

4 de pentacles

Équilibrer ton énergie. Qu’est-ce qui entre et qu’est-ce qui sort? Qu’est-ce que tu partages avec d’autres? Quand est-ce que ton corps te dit de ralentir ou de refuser? Équilibrer tes ressources. Aménager l’espace, arranger un espace à toi, négocier ta zone perso. Interroger tes tendances dépensières. Questionner tes collections quand tu en as 36 milles. Réfléchir à tes dons financiers: quand et pour qui et de qui? Qu’est-ce qui vient compliquer tes relations quand il est question d’argent?

Tu sens toutes les tensions? Amplifie-les pour mieux les comprendre. Et puis, lâche peut-être un peu de leste?

Étudiante et voyageuse de cailloux

De ces mains qui peinent à agripper, ces mains qui laissent tomber, ces doigts qui se croquent, ces mains marquées par les tensions et l’hyperlaxité, ces mains qui ne semblent reliées au reste du corps que par la douleur, ces mains qui en rêve ou en dessin automatique sont suspendues aux branches des arbres, vestiges d’une bataille perdue, de ces mains se répandent les espoirs, se dispersent les envies, se construisent les livres, se bâtissent des alignements.

Si l’amour peut encore me mouvoir, que me hurle mon cœur ? Qu’il est temps de partir un peu plus loin, et pas en petit poucet, sans carte et sans plan pour revenir ou aller ailleurs. Et récolter des cailloux dans mes poches. Les dénicher le long des routes, dans la vase des fossés, enfouis aux pieds des arbres, brillant dans la vitrine d’une boutique ésotérique et les écouter et les laisser m’apprendre et leur donner l’autorisation de me guider. Et aussi, croquer la grenade et plonger dans ses multiples couches. Davantage Perséphone que Petit Poucet me perdre dans les profondeurs pour mieux connaître l’inconnu.

Cet alignement, ces réparations, elles prennent un sacré temps. On dit des ressources que tu as brûlées, qu’on t’a brûlées, qu’il te faudra au moins le double de temps pour en retrouver. On dit que dans la patience réside la clé pour être en contact avec ton corps dans un monde où tout t’enjoint à le contrôler et à le discipliner. On dit que le temps. Mais qui a encore le privilège du temps ? Le temps est le pouvoir. Le pouvoir a enclenché le compte à rebours. Qui a encore le temps de faire autre chose que survivre ? Si j’ai ce temps, qu’est-ce que ça indique de moi ? Et des luttes que je ne mène pas… Lire la suite « Étudiante et voyageuse de cailloux »

10 de bougies et l’ermite

Le feu. Il brûle. Il dévaste. Il ravage. Tu n’en peux plus. Elle est loin, l’heure où tu brillais. L’heure où tu jonglais avec tes feux d’artifices, disparue. Tu peines à te souvenir des raisons qui t’ont menée à te lancer. Il ne reste plus que la lassitude. De cet épuisement, tu ignores comment te relever. Il te reste un désespoir si intense que plus rien ne brille à l’horizon. Le feu a dévasté ce qui tu avais d’ambitions et de convictions. Il a ravagé tes rêves et espoirs. Aride. Ne demeure que l’aridité. La chaleur laisse des traînées de douleur le long de tes muscles. Elle électrise tes tendons. Comme si tu recevais constamment le même signal: il faut courir, il faut fuir, le danger est imminent. Mais tu ne sais plus où. Ni d’où ça te vient, ni où aller, ni où te réfugier. Tu es paralysée. Il ne reste que la douleur de ce courant qui ronge chacune de tes cellules. Ta peau est fine. Traînées de cire ou veines gonflées, prêtes à imploser sous la pression d’un sang qui ne circule plus. Lassitude. Epuisement. Harassement. 10 de bougies. 10 de bâtons.

L’Ermite. Peut-être qu’à force de te recroqueviller, à force de t’enfoncer sous le poids d’une ferveur devenue oppressante, tu finiras par atteindre quelque chose qui brille encore. Quelque chose qui brille faiblement. Peut-être que tu t’attacheras à la toute toute faible lueur d’espoir. Peut-être que tu la couvriras. Peut-être qu’elle te réchauffera. Peut-être qu’à force de la fixer, une transe s’emparera de toi. Peut-être que tu te sentiras à nouveau en vie. Peut-être même à nouveau l’envie de vivre. Qui sait? Tu trouveras peut-être un soupçon de sérénité, tout au fond de ta solitude. Et peut-être même qu’elle pourra te guider. Qui sait?

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