Tirage de Samhain

✨🎃 Et voici mon plan de tirage de Samhain/Saoween! 🎃✨

cof

1. L’Oracle. 🔮 Boule de cristal, bougies, potions, plumes, cailloux. Ce qui émane du chaudron. Ce qui frémit sur l’autel. Révélation d’Halloween. Message des guides.

2. Le refuge, le corps, la mousse, le sol. 🌳

3. La blessure, les baumes, les incantations. 🗡️

4. La lanterne, le feu de bois, le feu d’artifice. 🕯️

5. Lae mystique, l’océan, le sacré, les rituels. 💧

6. Pour prendre congé… Rassembler, s’aventurer, partir, autonomie. 🎃✨

Les positions sont volontairement floues pour laisser place à l’intuition et à une libre interprétation.

2 de cailloux « flexibilité »

Tu luttes encore à la recherche d’un équilibre. Ton monde est brinquebalant. Il vascile. Il peut s’effondrer à tout instant. La souplesse est ton alliée quand tu es balayée par les vents contraires. Seulement, tu peines à t’y connecter. Les possibilités se déploieront comme tes ailes au moment opportun. La confusion l’emporte encore. Ainsi que l’impression d’être pris-e en étau entre deux options trop étroites pour tes ambitions.
💞
Pose-toi aussi délicatement que possible. Trouve, temporairement, ton centre de gravité dans cette tourmente. Après le tourbillon, tu pourras apprendre à faire confiance en ta flexibilité.
💞
Ouh, le vilain mot. Le capitalisme te veut flexible: Lire la suite « 2 de cailloux « flexibilité » »

Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres

Avec l’arrivée de l’automne, les déesses des mort-e-s ou des enfers se font particulièrement pressantes. Leur insistance représente un défi à la face de notre queertiude. Perséphone et Hel se montrent presque moqueuses: Alors comme ça, tu veux éviter le binarisme? Non, parce que nous, en fait, on fonctionne avec les dualités.

Ok. Comment se confronter à leurs dualités alors? Elles sont faites de cycles. Dans leurs excès et dans leurs pôles, elles prônent une intégration. Sauf que celle-ci ne sera pas forcément fluide. Elle passera pas l’exacerbation des contrastes. Elle exigera un dialogue avec la mort. Ne pas la toiser, ne pas la craindre, ne pas la provoquer, ne pas chercher à la contrôler, ne pas lui donner un pouvoir excessif. Non, juste discuter. Intégrer. Les feuilles mortes joncheront bientôt le sol. Elles pourriront. Elles le nourriront. Les insectes et les vers feront leur oeuvre. Et les champignons. Et…

Une partie de ce qui est enfoui rejaillira. Les graines plantées germeront.

Une partie de nous, individu-e-s et collectifs, peut aussi s’engager dans un voyage sans assurance de retour. Les cailloux laissés sur notre passage seront peut-être emportés par le courant. Mais au moins, on est plus légèr-e-s. Dans certaines cavités, on pourra déposer des secrets qu’on n’a plus envie de porter. Dans certains brasiers, dans le creux de nos chaudrons ou sur nos tas de compost, on pourra jeter des éléments qui ne doivent plus être recyclés mais plus radicalement transformés, par des processus qui ne dépendent pas de nous. Quels sont les schémas qui nous empêchent d’avancer? Lire la suite « Mabon, invoquer et accueillir des déesses sombres »

4 de pentacles

Équilibrer ton énergie. Qu’est-ce qui entre et qu’est-ce qui sort? Qu’est-ce que tu partages avec d’autres? Quand est-ce que ton corps te dit de ralentir ou de refuser? Équilibrer tes ressources. Aménager l’espace, arranger un espace à toi, négocier ta zone perso. Interroger tes tendances dépensières. Questionner tes collections quand tu en as 36 milles. Réfléchir à tes dons financiers: quand et pour qui et de qui? Qu’est-ce qui vient compliquer tes relations quand il est question d’argent?

Tu sens toutes les tensions? Amplifie-les pour mieux les comprendre. Et puis, lâche peut-être un peu de leste?

Étudiante et voyageuse de cailloux

De ces mains qui peinent à agripper, ces mains qui laissent tomber, ces doigts qui se croquent, ces mains marquées par les tensions et l’hyperlaxité, ces mains qui ne semblent reliées au reste du corps que par la douleur, ces mains qui en rêve ou en dessin automatique sont suspendues aux branches des arbres, vestiges d’une bataille perdue, de ces mains se répandent les espoirs, se dispersent les envies, se construisent les livres, se bâtissent des alignements.

Si l’amour peut encore me mouvoir, que me hurle mon cœur ? Qu’il est temps de partir un peu plus loin, et pas en petit poucet, sans carte et sans plan pour revenir ou aller ailleurs. Et récolter des cailloux dans mes poches. Les dénicher le long des routes, dans la vase des fossés, enfouis aux pieds des arbres, brillant dans la vitrine d’une boutique ésotérique et les écouter et les laisser m’apprendre et leur donner l’autorisation de me guider. Et aussi, croquer la grenade et plonger dans ses multiples couches. Davantage Perséphone que Petit Poucet me perdre dans les profondeurs pour mieux connaître l’inconnu.

Cet alignement, ces réparations, elles prennent un sacré temps. On dit des ressources que tu as brûlées, qu’on t’a brûlées, qu’il te faudra au moins le double de temps pour en retrouver. On dit que dans la patience réside la clé pour être en contact avec ton corps dans un monde où tout t’enjoint à le contrôler et à le discipliner. On dit que le temps. Mais qui a encore le privilège du temps ? Le temps est le pouvoir. Le pouvoir a enclenché le compte à rebours. Qui a encore le temps de faire autre chose que survivre ? Si j’ai ce temps, qu’est-ce que ça indique de moi ? Et des luttes que je ne mène pas… Lire la suite « Étudiante et voyageuse de cailloux »

10 de bougies et l’ermite

Le feu. Il brûle. Il dévaste. Il ravage. Tu n’en peux plus. Elle est loin, l’heure où tu brillais. L’heure où tu jonglais avec tes feux d’artifices, disparue. Tu peines à te souvenir des raisons qui t’ont menée à te lancer. Il ne reste plus que la lassitude. De cet épuisement, tu ignores comment te relever. Il te reste un désespoir si intense que plus rien ne brille à l’horizon. Le feu a dévasté ce qui tu avais d’ambitions et de convictions. Il a ravagé tes rêves et espoirs. Aride. Ne demeure que l’aridité. La chaleur laisse des traînées de douleur le long de tes muscles. Elle électrise tes tendons. Comme si tu recevais constamment le même signal: il faut courir, il faut fuir, le danger est imminent. Mais tu ne sais plus où. Ni d’où ça te vient, ni où aller, ni où te réfugier. Tu es paralysée. Il ne reste que la douleur de ce courant qui ronge chacune de tes cellules. Ta peau est fine. Traînées de cire ou veines gonflées, prêtes à imploser sous la pression d’un sang qui ne circule plus. Lassitude. Epuisement. Harassement. 10 de bougies. 10 de bâtons.

L’Ermite. Peut-être qu’à force de te recroqueviller, à force de t’enfoncer sous le poids d’une ferveur devenue oppressante, tu finiras par atteindre quelque chose qui brille encore. Quelque chose qui brille faiblement. Peut-être que tu t’attacheras à la toute toute faible lueur d’espoir. Peut-être que tu la couvriras. Peut-être qu’elle te réchauffera. Peut-être qu’à force de la fixer, une transe s’emparera de toi. Peut-être que tu te sentiras à nouveau en vie. Peut-être même à nouveau l’envie de vivre. Qui sait? Tu trouveras peut-être un soupçon de sérénité, tout au fond de ta solitude. Et peut-être même qu’elle pourra te guider. Qui sait?

6 de couteaux

Ok, tu es épuisé-e. Personne n’écoute. Pas de mots adéquats pour tes conflits intérieurs. Pas de formules pour résoudre ou nourrir des discussions houleuses. Alors, finalement, partir est un choix assez honnête, non? Même si c’est temporaire. Le signal est clair: tu arrêtes de reproduire/cultiver/combattre/te dépatouiller avec toujours les mêmes schémas.
Non, tu n’as pas toutes les solutions, c’est sûr. Mais en attendant, t’en peux plus. Tu cherches un espace pour te réinventer, sans chemin, sans gps, juste une furieuse envie de survivre. Un besoin vital pour l’instant. Survivre sans les schémas qui te détruisent.

C’est garanti: il y en aura pour t’accuser de fuir les difficultés ou pour te taxer de lâcheté. Laisse couler. Inutile de perdre des plumes à te défendre contre des murs encore une fois. Cette transition, c’est la tienne. C’est toi qui décides, c’est toi qui donnes le ton, c’est toi qui édictes les règles si tu as besoin de limites claires. Avec Mercure tatoué sur sa main, tu es en possession de tes règles, de ta survie. Tu vas écrire ta version de l’histoire. Tu vas tenir les rênes de la narration. Une histoire que tu ne devras à personne. Elle est bien trop importante pour être embuée par les explications et les attentes des autres. Vas-y, pars! Casse-toi comme s’il n’y avait aucune route. Ta survie est ta boussole.

Lire la suite « 6 de couteaux »

Le Soleil

Faire semblant jusqu’à ce que tu y arrives ou t’imprégner de la lumière, la transporter dans ton système lymphatique, dans tes os, dans tes veines et laisser les problèmes prendre l’air au moins pour aujourd’hui.
🌻
Le Soleil te demande de laisser briller ta vérité, qu’il faille la forcer un peu ou qu’elle soit éclatante et sereine. Il n’est pas question de vivre dans le déni. Tu ne peux pas échapper à la précarité de ton existence. Il s’agit de t’honorer, d’honorer ta communauté, votre scintillante capacité à pousser et à résister dans le bitume, face à la violence et aux puissant-e-s. Laisse grandir ta propre puissance. Là tout de suite, ne te préoccupe pas des combats à mener ni des alternatives à bâtir. Là tout de suite, Le Soleil et votre puissance resplendissent. Ça vous porte. Lire la suite « Le Soleil »

4 de couteaux et 9 de branches

Il y a tellement d’endroits douloureux qui requièrent ton attention, ta patience et tes soins. Dans ton corps, dans tes projets et, bein, partout quoi, à l’heure où l’Europe s’enfonce dans les fascismes et/ou l’ultralibéralisme.
🍄
Mais ton cerveau ne t’accorde pas de répit. La patience, c’est quand même un luxe là. Les coups qu’on t’inflige provoquent tes mots durs par défense. Personne ne capte précisément d’où ça vient. C’est qu’en réalité, tout est lié. Il suffit parfois d’un frôlement pour rouvrir d’autres traumas. Cascade. Et tes mots durs, ils en remettent des couches et ça fait encore plus de trucs à gérer. Tourbillons.
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Est-ce que tu arrives encore à défendre et à protéger toi-même et les autres ou est-ce que ces réactions alimentent une rage qui te fais perdre de vue tes intentions ?
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Le repos, c’est une vraie option tu sais. Lire la suite « 4 de couteaux et 9 de branches »

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