Création. Retracer nos Constellations Queer.

Penchée sur le vase de divination, j’observe la magie. Des comètes surgies de nulle part se précipitent dans le liquide. Ces boules de feu illuminent brièvement l’obscurité de la caverne. Leurs traînées sont faites de paillettes. Si tôt atterries, les comètes fusionnent avec la matière. Dans mon récipient sacré, l’alchimie opère. Des sphères dorées se dessinent. Des spirales de leur traînées dansent.

Mais déjà, d’autres comètes. Déjà, plus de feu, plus de force, plus de créations.

Comme là-haut, de même ici-bas, dans les souterrains, dans les entrailles. Comme dans le ciel étoilé, comme dans l’univers, de même dans mon bol.

Je n’ai pas la compréhension de tous les mystères. Mais je suis sur le rebord de la bassine. Mes yeux plongent dans l’immensité. Je n’ai pas la compréhension, mais j’ai l’intuition. Je verse les précieux liquides. Les explosions dans les cieux viennent à moi. Ma grotte, la régénération. Je perpétue la régénération.

Au mur, sur les parois, les trainées des comètes laissent des œuvres. Des horloges aux mécanismes alambiquées. Les trajectoires des planètes. Diverses manières de calculer ou d’inventer le temps. Des manières de se raconter. C’est joli.

Sur mes doigts, les paillettes dorées que m’ont offertes les comètes. Les messagères. Je dessine des traînées sous mes yeux. Je les étire sur mes joues. En frôlant Vénus, les messagères ont reçu des ornements. La beauté dans les yeux, je salue l’étoile du soir. Conjonction. Cazimi. L’étoile du matin. L’étoile du soir. L’étoile du matin.

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Espoirs. Retracer nos Constellations Queer.

Débordements. Révolutions. Désistements. Oppressions.

Ici s’étalent mes espoirs
Sous l’impact de la foudre, ils volent en éclat
Le vent les éparpille sur le sol
Les lambeaux de ma fierté jonchent la terre
La jachère de débris, les cendres de l’hubris

Soulèvements. Interruptions. Acharnements. Désillusions.

Ici s’effondrent mes rêves
Sous les coups, ils battent en retraite
Un tas de ruines pour dernier rempart
Les barricades s’embrasent dans un feu de terreur
L’autocombustion gagne mon cœur
Je pars en fumée, je m’égare en volutes

Attroupements. Obsessions. Discernement. Intuition.

Je m’accroupis. Quand il ne reste rien, que peux m’enseigner la boue ? L’eau croupie répond : beaucoup de bactéries.

Je pars de micro-organismes s’il le faut. Le macrocosme se révèlera en temps voulu.

Je m’assieds face à toi, mon adelphe. Que disent les espoirs quand il n’en reste que des morceaux ? Tu jettes les pierres. Ainsi mes espoirs s’étalent. Mes coups de foudre éclatent. Un vent de promesses nous fait frémir. Tu fixes les flambeaux dans la terre. Tu dis que le chemin est sinueux, mais que les guides sont auspicieuses.

Je traduis tes rêves, mon adelphe. Que révèlent tes tréfonds ? Je bats les cartes, je coupe le tas. Tes rêves sont les fondations qui ont résisté. L’incendie prépare le terrain de nos victoires à venir. On s’embrasse. On rit. On bouge. Dans les volutes de fumée, je vois que nous serons.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de l’Astéroïde Espoirs.

Nos constellations queer 🌌

Ma balade divinatoire en (22!) vidéos se trouve sur le carnet de recherche de l’Atelier Corps, Genre, Arts ce samedi 23 janvier 2021! 🔮

Le point de rassemblement pour l’embarquement, c’est ici:

Bienheureuses sous La Lune

Enlacer langoureusement ce qui fait que nous sommes « nous »
Toucher le dégoûtant, le sublime, l’épatant
Étreindre l’inavoué
Ce qui était honteux,
Le couvrir d’amour
Le sentir tout entier
Ressentir le soulagement
Pressentir l’embarras
Craindre le retour de bâton
Tomber sous le charme
Frémir quand l’hésitation s’évapore
Ce corps qui rampe hors de l’eau
Tous ces corps, tous ces traumatismes
Toutes ces transformations, toutes ces histoires
Émotion
Oh, nous sommes entièr.e.s
Nous sommes entièr.e.s
S’enlacer tout.e(s) entièr.e(s)
Il en a fallu du temps
S’enlacer pour 10 générations
Et des centaines de relations

Embracing what makes us ‘us’
The wonderful, the terrible and the ugly
Hugging what we used to consider shameful
Feeling it all
Relief in reconciliation
Embarassement
Unease and fear of retaliation
Our body crawls out of the water
Many bodies, many traumas,
Many changes, many stories
We’re whole we’re whole
Damn scared but oh so whole
How come we hadn’t realised it before?

Le 7 de coupes. Sous ton grand chapeau

Tata yoyo, qu’est-ce qu’il y a sous ton grand chapeau
Dans ma tête y a des tas d’oiseaux

Que tu l’affiche
Ou que tu caches
Dans ta tête, ça décale, ça défie
Ça défile, ça s’entasse
Ça jacasse ça jacasse ça jacasse

Ça se déchire
Mais ça danse aussi
Farfelu.e fille du vent
Furies Furies Furies

Sous le chapeau,
Ça chamboule, ça perd la boule
C’est pas glamour, égarer son Nord
Mordre aux baves des Sirènes
Harponné.e par les Harpies et les pies et les pies

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Plein de tirages collectifs!

Cet été, j’avais offert sur instagram des tirages de tarot « canalisés ».

Voici la formule:

Et voici quelques tirages:

Lire la suite « Plein de tirages collectifs! »

L’étoile du matin

Ça s’élève des cendres
Du plus profond de la douleur
Un halo
Survivre est pesant
Que fait-on quand on survit ?
Où vont la douleur, la culpabilité,
La solitude ?
Où s’en vont-elles ?
Où vas-tu quand tu as survécu ?
Un poids s’élève de ton cœur
Vénus, L’Etoile du matin,
Danse dans ton ventre
Elle illumine tes nuits tourmentées
Il y a la fragile, imperceptible lumière de l’espoir
Et il y a la présence éclatante de Vénus

Retrouver un pouvoir personnel: la magie comme volonté (7 de coupes, La Mort, Page de pentacles)

Proprement alignés sur l’étagère, les flacons d’une thérapie de la discipline dégagent une odeur aseptisée. Ici, tout est dans le rang. On a organisé, on a étiqueté et, surtout, on a capturé. Ici, on fait le travail du pouvoir-sur. On a discipliné le pouvoir-du-dedans. On fait correctement les poussières afin de donner le change. On referme la vitrine pour célébrer la distance. Ici, on a déterminé les limites de l’humain-e fonctionnel-le, intégrée dans le système, dans le rang, sous contrôle.

Si tu prends l’ascenseur et que tu descends, et puis que tu descends encore, et puis que tu t’aventures en dehors de ta cage de verre, tu peux sentir l’herbe sur tes orteils. Tu peux laisser le vent caresser tes poils. Tu peux écouter les messages qui circulent avec la rivière. Tu peux sentir le humus qui gronde. La terre réclame. La boue régénère. Voilà où tu laisses des offrandes. Voilà où tu sacrifies. Voilà où tu tranches. Voilà où tu meurs. Voilà où tu renais. Voilà où tout se renouvelle. Où tout cesse. Où tout (re)commence. Voilà où les flacons ne capturent rien. Où le courant des ruisseaux a raison. Où les plantes nettoient. Où les rêves s’envolent. Où les rêves s’immolent. Voilà où l’on souffre et où l’on guérit. Perpétuellement. Dans le désordre. Dans l’infini. Avec la révolution des astres. Avec la ferveur du compost. Voici où l’on partage. Voici où l’on est vulnérables. On est effroyables.

Ici, les disciplines n’ont pas étouffé notre créativité.

En lisant le chapitre « Retrouver un pouvoir personnel: la magie comme volonté » dans Rêver l’obscur de Starhawk.

5 de coupes pour un transit saturnien en capricorne

Taches d’encre bleue sur les poignets
La boule qui pèse sur les veines, le cœur, la gorge
Au moindre mot, elle explose
L’encre qui se déversera ne peut être contenue
Taches bleues sur les poignets

Austère Saturne couve ma maison 5
La capture L’enferme
Sévère Saturne jette les clés
La maison 5 prend la flotte S’étiole
Austère Saturne, chape de plomb sur mon corps

Je me fais un sang d’encre
Dont les flots se déversent
Dont le courant déferle
Mon sang d’encre m’emporte
Saturne a jeté les clés… Où aller ?

La chèvre des mers
On dit qu’elle peut nager des jours
Pas de berge à l’horizon
La chèvre des mers
Elle passe en sous-marin

Dans les profondeurs, j’étouffe
Les sanglots la morve la folle
Déposer ce corps sur les tentacules
Des pieuvres cracheuses d’encre
Aculée, tenter l’abandon

Les fonds marins m’emprisonnent
Saturne, capricorne
De tout son poids
Jeter la clé
Exploser

Epines d’aubépine trompeuses

Tricky shadows
Deceptive thorns
Do you protect or do you bite?

Réponses partielles
Attaques sournoises
Est-ce que tu te caches ou est-ce que tu fais face ?
Dans la mélasse naissent les êtres hybrides

Under thunderlight, the truth appears too crude to be right

Let me tell you the secrets and the lies
Laisse-moi t’initier aux arnaques et aux arcanes

On se décolore, on change de décor, on mord la poussière
Puis on décolle sans un regard en arrière

On the other side, there is another you
Take the trip take the trip, will you?