Lae Folle, L’Innocence. Poursuivre. S’entêter

ça fait trop longtemps
ça fait trop d’ornières sur la route
ton dos te fait si mal
tu persévères
ça a plus le goût de l’obligation
que de quelque chose de sensé

comment recommencer?
comment faire table rase?
comment te connecter à l’aventurier-e
qui a été submergé-e
englouti-e

comment prend-on des risques
quand on ne peut oublier
ce que ça fait de tout perdre? Lire la suite « Lae Folle, L’Innocence. Poursuivre. S’entêter »

La Tour flambe. La Révolution.

16 avril. Le capitalisme et les chocs. Divination dans les volutes de fumée. Certain.e.s se sont précipité.e.s sur leurs chéquiers. Chance inespérée, la possibilité pour la France de combler son « retard » dans la privatisation de la culture et du « patrimoine ». Les chocs, s’empresser de déclamer les formules. Il y aura un avant et un après, répète après moi. Austérité, priorité, charité. Un avant, un après. Figer les volutes de fumée dans les esprits.🗡️
Ça ne dérange pas les catholiques, trop content.e.s d’expier leurs viols et autres abus dans des prières ostentatoires. C’est qu’yels en ont cramé.e.s, des innocent.e.s, au nom du pouvoir. Yels connaissent l’impact des images. Leurs oracles parlent d’espéranceuh. L’après. Pour absoudre les péchés. Chocs. Enterrer la continuité. Au piloris, les subtilités. Au bûcher. Rise like a Phoenix.🗡️
Le pouvoir se nourrit des chocs, toujours à-propos. Lire la suite « La Tour flambe. La Révolution. »

Écriture magique

Pendant longtemps, je me suis retranchée dans l’écriture automatique pour me dire vraiment. Comme pas grand-monde ne me lisait, personne ne me connaissait.

Mais je disais quoi au juste? Ce qui ressortait de ces automatismes était intense. C’était aussi détaché de moi. Je ne savais pas quelle réalité donner à mes écrits. Je ne pouvais pas. Je disais tellement. Je ne disais rien de tangible. Rien que de l’occulte.

J’y voyais une façon de laisser l’inconscient se déverser dans le stylo. Des messages qui viennent de loin. J’étais plutôt dans cette optique thérapeutique. Pas du tout dans le volet « spiritisme » de l’écriture automatique.

Mais avec le recul… il y avait vraiment un travail de médium vis-à-vis de ces contenus: souvenirs, contes, déesses, monstres, mémoire transgénérationnelle, mémoire de lieux,…

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Tirage collectif + écriture automatique. Indomptable.

Elle part de si loin. Tu en as oublié l’origine. Tu n’éprouves pas le besoin de la chercher. Le réconfort de sa présence suffit. Son englobant réconfort. Elle résonne de loin. Comme une cloche qui n’a jamais cessé de vibrer, dont les ondes de la vibration te parcourent. Echos concentriques qui t’habitent par couches. Les plus lointaines ne sont que des impressions. Mais elles réverbèrent encore jusqu’ici. Puis des arcs émanent de toi et tu rayonnes. Tu brilles d’un feu si lointain qu’il ne demande pas d’explications. Ton auréole est là. Point.

Slut-shaming. Pas de ça ici. Tu portes la fierté de celles qu’aucune jalousie ne dompte. Tu affiches ton dédain à l’égard de ceulles qui voudraient contrôler ton corps et ta sexualité. Tu pétilles. Point.

La clope au bec. La modestie en berne, tu dégages ce feu qui n’appartient qu’à toi. Flamboyante et sereine. Confiante en tes ambitions, présente. Lire la suite « Tirage collectif + écriture automatique. Indomptable. »

Pensées violettes. Tirage du dimanche

Tirage collectif du dimanche. Autour de la carte ancienne « Mars » d’une série de cartes postales de la fin du 19e siècle sur le langage des fleurs et les mois de l’année. J’ai sorti d’autres oracles à fleurs et les violettes/viola/pensées sont sorties dans tous les jeux. On va les prendre sérieusement…

Mars. Giboulée. L’humidité se joint au vent pour te traverser le corps et se fixer sur tes os. Comme si elle ne comptait pas s’en déloger, elle s’installe. Tu existes dans un frisson. Sous un plaid. Dans un concert d’éternuement. Mars, planète de la combativité.

Tu te retires un peu. Avec une tasse de tisane. En compagnie de ceulle avec qui tu peux partager les tremblements. En compagnie des tien-nes. Ceulles qui s’accrochent à travers les aléas, plutôt comme le chèvrefeuille que comme l’humidité. Ceulles qui sont témoins. Tu as déjà traversé les violences, les crises, la dépression, la dèche. Ceulles qui voient. Ça t’affecte avec la même intensité. Mais yels savent aussi qu’on en revient. Ou qu’au moins tu n’es plus seul-e.

Tisane de passiflore. Réchauffer le corps. Apaiser les phrases qui passent en boucle dans ta tête.

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Lust for dust

Ça fait longtemps que tu le sais au fond, tout au fond. Il y avait un petit truc pas raccord. Ça sonnait pas exactement comme tu le voulais. Voire ça sonnait faux en fait. Tu t’acharnais à gommer toute trace de doute. Tu faisais la sourde oreille. Tu enfouissais ton malaise. Il en résultait un sentiment d’inconfort persistant. Ta partie rationnelle combattait ton ambition dévorante. Tu saturais. Tu saturais toujours plus. Tu savais pas pourquoi, à part tout tout au fond.
✨🌺✨
Ça fait longtemps que tu prends, à tort, un petit goût acidulé pour de l’amertume. Tu t’es obstiné-e à voir des contrastes là où se déployaient des nuances. C’était pas raccord.
🌺✨🌺
Tu as fait taire ton inconfort pendant si longtemps. Lire la suite « Lust for dust »

SexMagick astrale avec Hécate

Mes cuisses moites de sueur se frottent à chaque pas. Ça commence à brûler. L’excitation que je ressens en montant la colline, progressivement plus proche du lieu de rendez-vous contrebalance la douleur. Je suis moiteur : ma bouche qui salive de trépidation, mes intestins qui papillonnent, mes genoux qui flanchent comme animés de vagues, mes doigts qui vibrent, mes vaisseaux qui se dilatent, ma chatte qui se gorge et mes cuisses qui se frottent.

La lueur de la lune. La pénombre de l’éclipse.
Celle des croisements. Celle des chemins. Celle du mysticisme. Celle de la transe. Hécate.

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Hiérophante. Tu vas peut-être pas changer le monde, mais t’as changé ma vie

J’avais une vingtaine d’années. J’étais mal dans ma peau, mal dans la transition vers l’âge adulte, mal dans mon genre, mal dans ma graisse, mal avec ma santé mentale et les figures tyranniques qui hantaient mon imaginaire, mal avec les effets secondaires des anti-dépresseurs et neuroleptiques (le cercle vicieux des adolescentes qui ont une estime d’elles-mêmes ravagée et se voient prescrire des médocs, peut-être nécessaire, mais qui ne manqueront pas de bousculer encore l’image de soi par ajout de quinze kilos à chaque changement de traitement), mal avec ma trichotillomanie et mal avec le crâne imberbe qu’elle dessinait. J’ai eu une révélation un jour. Elle continue d’affecter ma vie. Elle agit comme Lae Hiérophant-e. Je vous raconte… Lire la suite « Hiérophante. Tu vas peut-être pas changer le monde, mais t’as changé ma vie »

La Tempérance. Périr, resplendir. (ou juste, j’ai mes règles)

Nous périssons!
D’aucun-e-s crient au péril
Certain-e-s se parent pour des péripéties
On se prépare

Nous resplendissons!
Le corps évacue
Le flux débarrasse
Les fluides laissent des traces

La Tempérance.
Nous périssons.
Nous resplendissons.
Nous évacuons.
Nous mélangeons.
Nous suspendons.

La Tempérance
Des rances histoires
La grenade rassise
Il en va
De ce qu’on évacue
Et de ce qui se tient en équilibre
Ce qui resplendit
Quand les fluides s’embrasent

La Tempérance
Ou la confiance
En ce qui flétrit
En ce qui périt
La renaissance
C’est la pleine lune à part ça