Tirage | Déclin (offre Samhain 2025)

Voici le premier des tirages de tarot de Samhain. Il répond à un mot-clé (et quelques infos complémentaires) soumis par une personne. C’est un tirage personnalisé pour elle, que je partage comme prévu dans l’offre de tirages communautaires dans l’espoir qu’il trouve écho chez d’autres.

Petite info pratique pour les abonné·es au blog qui reçoivent des mails à chaque parution d’articles. J’ai reçu 12 participations jusqu’ici; il est donc possible que le volume de posts augmente dans les jours à venir. Je rassemblerai tous les tirages sous un tag pour celleux qui ne voudraient rien louper!

Place au premier tirage!

Avec le Fifth Spirit Tarot (ici, la version autopubliée / existe en FR: le tarot inclusif)

Etalement et cartes tirées

  • D’où tu viens: La Lune
  • Franchir le seuil / passage / dire au revoir: As de pentacles
  • Où tu en es: 7 de pentacles et cavalière de bâtons
  • Ce qui coince: 2 de pentacles
  • Ce que tu peux apporter/changer: La Pendue
  • Vision / entrevoir une ou des directions: L’Hiérophante

Interprétation

La lune. Des tréfonds des pensées sombres. Des labyrinthes de la psyché. Des boucles de la destruction. De la mollesse d’un apparent confort particulièrement inconfortable, gluant, marécageux, dans lequel on s’enfonce. De l’incertitude. Du doute de soi. Du spleen qu’on ne s’explique pas toujours. 

De tout cela, tu t’extirpes. Et pour ça: bravo. Et si tu ne te le répètes pas assez, écoute la luciole près de ton cœur: ce n’était pas de ta faute, tu n’es pas responsable de tes errances dans les marais de l’esprit. 

Doucement, tu reprends de la substance. Moins fantasmagorique. Plus décidée à être humaine – parmi les humain·es – en appartenance. Plus impliquée et moins en pilote automatique. 

As de pentacles. Viens te planter dans la terre. Ou pose un bulbe de jacinthe sur ton appui de fenêtre: un rappel de ta capacité à fleurir, à t’épanouir, même au cœur de l’hiver, même lorsque tu te crois éteinte. Rappel que la dormance touche à sa fin. 

Touche le sol. Au potager ou dans un pot. Retrouve le contact avec la matière. La céramique. Ou un bouquin. Du tricot. Ou la fabrication d’un meuble. Rappelle-toi que tu es capable d’émerger. De créer. De fleurir


Maintenant. On s’imagine parfois que le changement doit être étincelant. Que pour s’engager dans une voie, il faut un coup de foudre, une fougue du tonnerre, une énergie mirobolante. Mais, à trop attendre ce changement transcendant, épatant ou fulgurant, on passe à côté des changements qui se sont opérés sur la durée. On ne voit plus les parts de nous qui ont maturé. On scrute celles qui ne poussent pas (alors qu’en fait c’est juste ok qu’elles ne poussent pas, c’est que notre énergie de croissance est passée ailleurs). 

Pour Samhain, la célébration des dernières récoltes, tu peux faire le bilan sur les pans de ta vie dans lesquels tu as placé des espoirs qui ne se sont pas concrétisés. Est-ce qu’il y a des dossiers à clôturer et comment? Est-ce qu’il y a des changements progressifs que tu n’as pas remarqués qui commencent à porter leurs fruits? Des compétences que tu as développées sans avoir l’air d’y toucher? Des connaissances qui ont éveillé ton intérêt pour certains sujets? Quels ont été tes nouveaux centres d’intérêt cette dernière année? Est-ce qu’ils te satisfont? Est-ce qu’il y a des endroits où tu es retournée plusieurs fois, des lieux ou des gens qui bougent quelque chose en toi?

Tu as peut-être l’impression de devoir faire des choix, d’avoir à poser des grandes décisions pour donner la priorité à de nouvelles choses. Peut-être même que ça t’angoisse. Peux-tu être plus douce avec toi-même? Est-il envisageable que les choses changent subtilement sans qu’il faille tout bousculer? Avec Samhain, c’est l’heure des dernières récoltes (la noix sur le 2 de pentacles), mais aussi les semences (de frêne, d’érable?) qui tombent avec les feuilles. 

Est-ce que tu peux te porter témoin de ce qui mûrit et te tenir au côté de ce que tu plantes? Ne pas forcer… Garder des noix pour l’hiver (ce qui fonctionne déjà dans ta vie) et faire de la place pour la possibilité d’autre chose (la graine remplie de potentiel, mais pour l’instant encore indécise).

Avec la Pendue, la patience est de mise. Ne pas forcer. Laisser venir. Laisser circuler dans les rêves. Attendre la fin de la dormance. Laisser s’installer l’espoir. Porter ton attention vers ce qui est subtil ou caché. Patienter et observer sans forcer. Laisser le temps au temps. 


Entrevoir une ou des directions. 
Via l’apprentissage. Un nouveau livre? Un nouveau cours de yoga? Une formation?
Orientation vers de nouvelles connaissances.
Exploration progressive de nouveaux horizons 
au niveau 
du savoir (académique), 
de ton rapport au corps, 
de compétences techniques,…

T’ancrer progressivement dans la matière. 

Un peu plus de terre (pour compenser les domaines aquatiques de La Lune et de La Pendue, une énergie très poissons qui peut manquer de structure et encourager à flotter plutôt qu’à construire, à deviner/diviner plutôt qu’à récolter). Doucement, revenir à la terre, au corps, à la matière. 

Tout doucement. 

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