Tirages combinant des oracles & un tarot. Des suggestions.

J’intègre de plus en plus d’oracles dans ma pratique perso des cartes. Grâce à la parution ces dernières années de nombreux oracles s’éloignant de la ligne new age/développement personnel/affirmation, j’ai découvert des jeux qui me correspondaient. Jusqu’à la révélation! Je peux être complètement créative dans mes tirages oraculaires.

Je développe ce sujet en 3 vidéos. La première est consacrée à des recensions de jeux avec lesquels j’aime travailler pour cet usage. La deuxième balaie diverses questions soulevées par cette pratique. Enfin, la troisième s’attarde sur les types de tirages que je réalise avec ces combinaisons. Elle se clôture sur un tirage collectif. Petite note: sur youtube, le sous-titrage automatique en français devient plus satisfaisant, n’hésite pas à utiliser cette fonction.

Voici les positions de cartes dans mes étalements dont je discute dans cette dernière vidéo.

1. Cartes du jour

le matin (et/ou le soir), avant un projet créatif, avant une rencontre, avant/pendant une promenade ou une médiation, …

Dans ces groupes de questions, je choisis ce qui est approprié ce jour-là afin de tirer entre 2 et 6 cartes.

Lire la suite « Tirages combinant des oracles & un tarot. Des suggestions. »

Se préparer au voyage divinatoire dans nos Constellations Queer: Méditation

Si tu souhaites méditer avant de regarder mes tirages de « Retracer notre ciel« , voici le sentier méditatif que j’ai emprunté avant mes propres sessions de lectures de cartes pour ce voyage. Je recommande d’y consacrer 10 à 20 minutes.

Adopte une position qui est confortable pour toi et dans laquelle tu ne risques pas de t’endormir. Assure-toi d’être dans une pièce où tu ne seras pas dérangé-e.

3 respirations profondes. Si c’est possible pour toi, ferme les yeux.

Tu es dans une grotte. La salle est ronde. Les parois sont humides. Tu leur fais face.

Avant de visiter, tu déposes tes soucis, ton quotidien, les pensées parasites dans des creux dans les parois. Nomme les différentes choses susceptibles d’encombrer ton esprit pour ce voyage avant de les confier à la grotte pour le temps de l’expérience. Il s’agit de se départir du profane pour entrer dans le sacré. Tes pensées et tes problèmes seront en sécurité dans la caverne le temps de l’exercice. Expire avec chaque élément dont tu te débarrasses momentanément.

Une fois que c’est fait, prends le temps d’observer ta respiration. Ne force pas. Laisse-la être confortable, naturelle. Tu es présent-e, dans cette grotte, serein-e, ouvert-e.

Si tu le souhaites, utilise tous tes sens pour apprivoiser ton environnement: touche les parois de la caverne, sens les odeurs, observe ce qui t’entoure.

Au milieu de la caverne, il y a un feu magique qui réchauffe sans brûler et qui éclaire sans menacer. Observe-le. Contourne-le.

De l’autre côté du feu, à l’opposé de l’endroit où tu as déposé le superflu, il y a un grand bol de divination sur un trépied. Tu t’en approches. Arrives-tu à te mettre à sa hauteur ? Que vois-tu ? Quelles sont les couleurs ? La substance ? Les apparitions ? Est-ce que des plantes, des animaux, des pierres sont évoquées ? Si tu ne parviens pas à t’en approcher, relève l’ambiance de la salle, vois si tu peux l’observer à distance.

Prends le temps. Quels messages reçois-tu et comment ? Quelles sont les analogies, les symboles, les correspondances ?

Il est possible que le feu ou le bol te demandent une offrande. L’as-tu à disposition ? Lui donnes-tu ?

Reçois-tu un objet de la part de la grotte ?

Il ne s’agit que d’une étape ici. Lorsque tu as obtenu quelques informations, remercie le bol divinatoire (ou le feu ou l’esprit de la caverne ou les apparitions que tu as vues).

Quelques mètres à gauche du trépied, tu aperçois une ouverture dans la pierre. Un escalier mène au dehors. Tu remontes. Même si tu quittes la lumière du feu de la grotte sombre, ton cheminement est éclairé par une lumière provenant de l’extérieur.

Au sommet des escaliers, tu marques un temps d’arrêt. Tu es dans la nature, dans les montages, dans un grand pré. Fait-il jour ou nuit ? Comment est la météo ? Observe particulièrement le ciel. Sa texture présente-t-elle des similitudes avec ce que tu as aperçu dans le bol ? Attarde-toi sur les éventuels nuages, étoiles ou vols d’oiseaux. Y a-t-il des statues, des fleurs, des sentiers, des animaux qui retiennent directement ton attention ? Est-ce qu’il y a des fruits que tu es invité-e à cueillir, des plantes à toucher, des plumes à recueillir ? Profite de cet espace. Emmène ce qui te semble utile pour le reste de ta route. Ou laisse des allié-e-s t’accompagner.

Tu te diriges maintenant à travers la prairie vers un lac. Comment te déplaces-tu ? Quel est ton état d’esprit ? Perçois-tu des changements autour de toi ?

Arrivé-e au lac, que remarques-tu dans ton environnement ? Tu te poses sur la berge. Dans quelle position ? As-tu des envies particulières ? Scrute le ciel. Si tu es inspiré-e, lis-le ? Scrute la surface de l’eau. Reflète-t-elle le ciel ? Observe encore les ressemblances. Si tu as apporté des choses, es-tu appelé-e à créer un mandala ou un petit autel ou encore à laisser des offrandes quelque part ?

Tu profites de cet instant. Tu en fais une expérience sensorielle et sensuelle qui te plaît, qui te fait du bien. Tous tes sens sont en éveil, même ceux que tu ignorais. Si tu en ressens l’envie, n’hésite pas à te baigner, à te masturber, à te rouler dans l’herbe. Tu t’ouvres à l’infini : les cieux, l’eau, la terre. Tu fais l’expérience de ce qui t’entoure. Quand tu as terminé, même s’il est difficile de partir, remercie à ta façon le lieu pour son accueil. Tu rebrousses chemin sans te retourner vers l’entrée de la grotte. Tu t’arrêtes sur le seuil, dos à la caverne. Tu respires profondément en appréciant la beauté de ce qui t’entoures. Tu es sur le seuil. Tu es dans cet espace liminal. Tu es à la croisée des mondes.

Tu reprends progressivement conscience de la pièce dans laquelle tu es, de ton corps, des bruits autour de toi. Tu reviens lentement à ton quotidien dans un état de proximité avec le sacré accru. Enregistre ou note les éléments de ton parcours que tu ne veux pas oublier. Bois ou mange un peu pour te remettre de ce voyage.

Et voilà, c’est le moment de regarder les vidéos.

Tarot collectif: monologue à 100 voix. Des larmes aux armes

J’ai rangé mes larmes par ordre d’importance.
J’ai prétendu faire du classement dans mes chagrins.

Les larmes de frustration, les larmes de désespoir, les larmes de composition, les larmes de manque, les larmes de rejet, les larmes des portes fermées, les larmes des portes que j’ai pas su fermer, les larmes des ports, des océans qu’on met entre des corps, les larmes de douleur, les larmes d’angoisse, les larmes de pas être pas à la hauteur, les larmes abyssales, les larmes que personne ne t’aimera, ne te désirera, ne t’admirera jamais.
Exercice périlleux, j’ai voulu catégoriser.

Tout ce qu’il reste, c’est être là.
Tenir envers et contre tout.
Tenir parce que je viens de loin.
Tenir parce que je suis pas tout à fait seule.
Tenir parce que si j’erre depuis mille ans qu’est-ce que c’est mille de plus?

De mes os, j’ai façonné des armes.
J’ai rangé mes armes par ordre d’importance.
J’ai procédé au classement de mes exploits.
De mes larmes, j’ai recueilli la substance
Téméraire et vulnérable, incontrôlable.

Lire la suite « Tarot collectif: monologue à 100 voix. Des larmes aux armes »

Cailloux, pentacles… dégager des chemins

Laisser des cailloux derrière moi 
Afin de retrouver le chemin du retour
Murmures remontant depuis la vase de la rivière :
Il n’y a pas de retour en arrière
Tu dégages ta route désormais
Tu n’auras pas besoin d’indications pour revenir
Les cailloux symbolisent ce que tu quittes

Les étoiles et le soleil pour unique boussole
Pas de GPS élaboré, pas de communication satellite
Je suis en route vers la nouvelle moi
J’ai peur qu’elle ne brille pas autant 
J’ai peur que ma mue précédente était plus éclatante
Je suis en route
J’aperçois mes reflets

Lire la suite « Cailloux, pentacles… dégager des chemins »

5 de coupes. Pleurer et s’ancrer avec Freyja

Un texte canalisé lors d’un espace sacré polythéiste de Valiel Elentari sur le deuil avec la présence de la déesse Freyja.

Dans les méandres
Dans les déserts
Terres arides
Ruisseaux desséchés

Je cherche mes larmes
J’appelle mes larmes
Je cherche comment pleurer

Dans les sillons laissés par le souvenir de l’eau
Les traces du courant
Les pierres polies
Je cherche

Il faut creuser, creuser
Il faut creuser pour que jaillisse la source

Des torrents
Des larmes, des sanglots
Des tourments

Ainsi, je ne suis pas desséchée
Ainsi, je prospère
Féconde
Des larmes
De pluie pour que poussent les récoltes

Ainsi je suis en vie

Je m’arrête là
Je me pose sur la berge

Lire la suite « 5 de coupes. Pleurer et s’ancrer avec Freyja »

La Révérence

La révérence… ça fait plusieurs fois que je tire cette carte du tarot de la dévotion pour des tirages collectifs. Sauf qu’elle me dérange alors je la range et je nie le tirage ! 😊 Cette fois, je n’y échapperai pas !

C’est que la Révérence semble demander de nous une abnégation face au divin. Un état de dévotion qui en appelle aussi à notre dévouement. Qu’acceptons-nous d’offrir ou de sacrifier à nos dieux et déesses (si on croit en un/des dieux) ou au divin en nous et en tout (si on prend le concept sous un aspect plus métaphorique) ? Sacrifions-nous (des parts de nous, des objets qui nous sont chers, le fruit de notre labeur) ou laissons-nous les offrandes qui nous arrangent ? Ou bien le faisons-nous « à la demande de » ? Si nos offrandes répondent à des appels, où se place notre libre-arbitre ? C’est que les déités peuvent se montrer exigeantes !

Quand j’étais enfant -je devais avoir 7 ou 8 ans- j’ai fait don d’une de mes barbies pour une organisation. J’ai bien écouté les cours de catéchisme : pour que notre don gagne en valeur, il faut qu’il soit désintéressé, ou mieux encore, qu’il nous affecte, qu’il nous transforme. Il fallait aussi, pour preuve de notre respect pour les bénéficiaires du don, un objet de valeur à nos yeux. J’ai choisi ma Barbie préférée. Elle avait une robe de princesse irisée avec un bustier rose et des manches courtes bouffantes. Elle ressemblait à une déesse, irréelle. Elle m’a manquée, mais je ne l’ai pas regrettée.

Presque 20 ans plus tard, je suis fièrement débaptisée. La charité chrétienne me pose problème. La religion n’est pas ma tasse de thé. Mais je suis polythéiste.

Ce polythéisme ne me donne pas toutes les réponses. Il me pousse dans mes retranchements. Il m’amène à considérer et reconsidérer et déconsidérer les notions d’offrandes, de sacrifices, de don, de dévotion, de révérence. L’enfant que j’étais se montrait plus intuitive. Elle admirait Bernadette Soubirous qui était tombée à genoux, avant de creuser et de manger de la boue pour fusionner avec la Grande Dame, la divinité lumineuse, face à elle.

Lire la suite « La Révérence »

La Grande Prêtresse et La Lune. Raz-de-marée

Dans ma tête, cette publi ressemblerait à quelque chose de subtil sur les inondations qui viennent en rêve. Les raz-de-marée qui déferlent. Le vent qui mugit. Se sentir toute petite face à l’univers. Rester sidérée. Ou courir pour en échapper.

Ce serait à propos des rêves où le flot de l’eau recouvre tout et comment au fil des années ils se sont avérés annonciateurs d’un épisode au mieux dépressif au pire psychotique. Ma santé mentale emportée par le courant.

Cette publi parlerait du passe-droit que m’a accordé la Grande Prêtresse au fil des ans : je peux soulever le voile et tremper le bout des orteils dans ses eaux profondes.

wp-15870240699968926095050711686493.jpg

J’articulerai un truc complexe sur le fait que La Lune, c’est pas forcément savoir nager. Juste plonger avec la peur. Et revenir. Je dirais quelque chose de très sensé sur toutes ces années durant lesquels j’ai cru ne jamais revenir de la folie. J’ai voulu crever, je l’ai tenté souvent, pour lui échapper. Lire la suite « La Grande Prêtresse et La Lune. Raz-de-marée »

Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs.

Un point sur la roue de l’année n’existe jamais sans sa connexion aux autres. C’est particulièrement le cas pour les polarités. Équinoxe de printemps, le jour et la nuit sont d’égale durée. La lumière du jour augmentera jusqu’au solstice d’été. Elle restera plus longue que les nuits jusqu’à Mabon, l’équinoxe d’automne. D’ailleurs, pendant qu’on célébrait Ostara, c’était Mabon dans l’hémisphère sud. Les concepts de cycles des saisons évoquent souvent l’interconnexion, finalement.

wp-15870223609597448441183314999237.jpgUn équinoxe de printemps en confinement me ramène le bruit des vagues, superposé à celui de ma respiration en méditation. J’étais à la Mer du Nord pour l’Equinoxe d’automne. J’y ai rencontré Nehalennia, la déesse de la Mer du Nord et des échanges. J’ai réalisé des rituels autour de figures de mères, en particulier Déméter. J’ai célébré l’autonomie de Perséphone autant que le dévouement de son entourage. Il paraît qu’elle revient des Enfers au printemps. Il paraît qu’Hékate accompagne ses voyages.

J’ai récolté des semences de roses trémières, des baies d’églantine, de rose sauvage et d’aubépine. Le vent balayait les peupliers noirs auprès des ruines de l’Abbaye de Notre-Dame des Dunes. Je récoltais les branches. Mabon, célébration de récolte. Le printemps suggère de ne pas amasser, d’utiliser, de rendre à la terre, d’offrir. Accumuler ne sert pas, paraît-il. Lire la suite « Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs. »

Dernier quartier de lune

Troisième quartier.
Vision du dedans.
Entrailles éparpillés.
Disséquer les tourments.
🌗
Dernier quartier.
Offrir ses tripes aux trois voies.
Bientôt.
Débarrasser, offrir.
Qu’Elle s’en régale. Lire la suite « Dernier quartier de lune »