Quand La Mort n’est pas au figuré

Dans certains jeux et à certains moments, La Mort n’est pas une carte métaphorique. Elle te tourne dans la tête avec insistance.
Tu penses aux gens qui te manquent. Tu penses à ce que tu aurais pu faire. Tu penses aux personnes que tu aimes et tu crèves (symboliquement mais ça te tort les viscères) de peur de les perdre. Tu penses à ta propre vie.

En tout cas, La Mort t’obsède. Tu n’arrives pas à t’en détacher.

Le 4 de Ciel et la Reine de Mer t’aident à reprendre contact avec la vie, dans l’instant présent, malgré l’ombre que La Mort jette sur tes pensées. Un peu de douceur pour claquer la porte au nez de tes angoisses, le temps de retrouver l’Arcane 13 de façon plus symbolique, moins littérale. Le temps d’apprécier que si, pour quelques secondes qui paraissent une éternité, l’eau semble se perdre au fond de la fontaine à jamais, elle rejaillit en réalité de plus belle, vigoureuse et pétillante. Lire la suite « Quand La Mort n’est pas au figuré »

Architecte/voyageuse de vases. La mer

Tous les ans, pour l’anniversaire de notre relation, on essaie d’aller à la mer. On avait rien prévu cette année parce que bon les finances. Mais hier matin j’étais bien physiquement, je voulais bouger, on s’est décidées.

Ça fait du bien la mer ! Ça fait du bien de bouger aussi quand on est des gouines casanières qui partageons presque chaque minute de nos vies puisque aucune de nous ne travaille à l’extérieur en ce moment.

Je vais à la mer pour des rituels ou juste pour chercher à mettre de l’ordre dans mon désarroi ou mes idées. Surtout quand elles sont dispersées.
Ça m’est apparu hier, au fil des petits signes. Si l’eau peut être un élément de purification pour moi, ce n’est pas le cas de la mer.

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3 de pentacles. Le premier pas

Non, dis, chou tu n’es pas seul.e. Mais tu ne vas pas recevoir l’aide dont tu as besoin si tu ne demandes pas.

Si tu veux compter sur le soutien de tes pair.e.s, faut aussi valoriser ce qu’on t’apporte. Faut reconnaître que tes compétences ne sont rien sans mise en commun avec d’autres.

Ce qui est difficile pour toi l’est aussi pour d’autres. Harassé.e.s, dans un état de burnout (militant), peinant à y croire encore ou mettant tant d’énergie à le faire qu’il n’en reste pour rien d’autre, ta team te comprendra mieux que tu ne t’y attends. Si seulement tu faisais le premier pas…

4 de bâtons estival

Nous entourer de ce qui compte pour nous, aller à la rencontre de ce qui nous manque, oser appeler, oser demander. Toucher. Célébrer. Voir et vivre en grand. Déborder. Rire. Rire aux éclats. Oublier l’amertume et le cynisme le temps de se rêver en 50 dimensions. Aller au devant de ceulles qui nous attendent. Profiter. L’été.

Mon chat, L’impératrice

Quand t’arrives pas à garder les pieds sur terre. Quand tu rumines. Quand les idées sombres s’entassent dans tous les coins de tes pensées.
❤️
Bein, y a toujours la divine Samhain, l’Impératrice, en phase avec ce qui s’agite, en elle et autour. Pourtant tellement généreuse, parfaitement dans l’instant, sublimement dans l’interaction. Curieuse, fofolle et éveillée, elle n’en est pas moins sage. Elle est bouillonnante de connaissances insoupçonnées. En effervescence et cependant posée.

Rituel avec le 2 de coupes. S’aimer

Self-love. S’aimer. 2 of cups. 2 de coupes.
Spirituality might be about answering the call. Committing with all your heart to what’s been calling you, sending signs. It’s about sharing the love. Diving in the cup the universe is presenting to us with an open mind and trust.
💖Répondre à l’appel. Ça pourrait bien être ça, la spiritualité. S’engager de tout son cœur envers ce qui nous appelle, ce qui envoie des signes. Déverser nos amours. Les partager. Répondre à l’univers en toute confiance, avec un esprit ouvert. Lire la suite « Rituel avec le 2 de coupes. S’aimer »

10 d’épées. Aller mal

J’ai survécu grâce au mode pilote automatique pendant des années. Jusqu’à ce que la machine se plante. Je ne me souviens plus comment on survit. On ne m’a jamais appris. J’ai enchaîné des plans pour donner le change. J’ai sorti toutes mes astuces.

Elles sont venues se planter dans mon dos. Dans ma fuite, j’ai reçu des coups et des coups et des coups. Je ne sais plus si c’était les miens ou les leurs. Je saigne.

Je crois que je saigne, mais, en réalité, je suis devenue une cyborg. Le sang ne s’écoule plus de mes blessures. C’est tout mon corps qui s’est déglingué. A trop donné le change, on oublie qui on est, comment avancer, comment faire face, comment entretenir.

On a beau savoir que certaines choses doivent disparaître de leur belle mort pour faire place au renouveau. On a beau savoir qu’il faut pouvoir aller mal afin de se relever de plus belle, plus informée. Lire la suite « 10 d’épées. Aller mal »

La Force en forêt

img_20190624_231549_9036169396659155635483.jpgJ’ai peur de la forêt. Je suis une enfant des plaines. J’ai peur en forêt. Quand je rentre dans le bois, j’ai le cœur qui palpite. Et les poignets. J’ai le souffle court. Je marche vite. Je cherche la solitude. Je la redoute. Je hâte encore le pas. Je cherche une route qui aurait dû sens. Ce sont toutes les mêmes. (mes doigts ont tapé « toutes les mains », comme celles suspendues aux arbres des forêt dans mes crises d’angoisse avant…).

Seuls les sureaux semblent différents. Chaque arche. Chaque fleur. Comme un passage autant qu’un sanctuaire. Alors je me hâte, espérant trouver celui auprès duquel je pourrai me poser. J’ai peur. Je maudis les gens que je croise de ne pas me laisser profiter de la quiétude. Je panique dès que je me sens trop isolée. La forêt est menaçante. Je ne parle pas son langage. Je ne la laisse pas me l’apprendre. Les musaraignes me guettent. Je sursaute au moindre froissement de feuille. Je suis sur le qui-vive. Lire la suite « La Force en forêt »

3 d’épées. Il est temps de déballer

Il y a des blessures auxquelles tu ne prêtes plus attention. Des blessures qui sont là depuis si longtemps que tu ne t’en occupes plus. Elles ont malgré tout plus d’impact que cette évaluation sommaire de leur état. Elles requièrent ton attention et tes soins afin d’éviter les infections et leur propagation.
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Je trouve ça terrible. J’ai passé tellement d’années à aller VRAIMENT mal. J’ai peur de m’occuper des blessures que je connais désormais. J’ai peur de passer trop de temps avec elles. J’ai peur de les confier à des psys ou d’autres personnes extérieures. J’ai peur qu’on me confronte à mes limites, à mes excuses, au chemin à parcourir, aux schémas qui sont encore en place. Lire la suite « 3 d’épées. Il est temps de déballer »

L’Ermite et ses cuillères

Comme beaucoup de malades chroniques, je considère l’été comme mes mois d’ermite. Ce rythme plus lent et ce retirement peuvent nous apprendre à suivre notre lanterne à travers les méandres de nos angoisses, de nos aspirations et de notre soif de sens. C’est dur. La douleur et l’épuisement nous vident. Mais cette canne est solide.