6 d’élixirs et 7 de pièces

En quête de continuité? Envie de faire le point? Nécessaire de te débarrasser de ce qui te pèse?
Si tu ressens le besoin de faire le tri, suis ce qui pétille. Souviens-toi de ce qui t’enchantait! Renoue avec l’émerveillement que tu as mis de côté pour avancer. Il y a en toi une forme de toi qui sait ce qu’il faut poursuivre et quel est le lest à lâcher. Il y a en toi la trace de ce qui te fait rire, une zone qui ne demande qu’à être activée. Il y a en toi de la joie. Cette joie peut devenir le moteur de tes processus créatifs. Cette joie, elle te meut aussi vers ce mysticisme que tu t’empêches de ressentir pleinement.

Le 4 de bâtons pour Samhain

Dans mon tirage collectif de Samhain, le 4 de bâtons était la carte centrale, celle de l’Oracle. Qu’elle est touchante en cette saison! Elle suggère la célébration dans l’introspection.

Celle du Slow Holler tarot était ornée de fleurs dans lesquelles j’ai vu des chrysanthèmes. Si Samain est le sabbat pour honorer les mort.e.s, les ancêtres, les guides, il ne faut pas négliger que beaucoup d’entre nous ont une relation compliquée à nos ancêtres au sens strict. On ne les connaît pas. On ne les aime pas. Yels représentent tout ce dont on s’est extrait.e.s. Ou bien la connexion ne s’effectue pas en dépit de tous nos efforts, la ligne sonne dans le vide.

Le 4 de bâtons nous demande d’aller à la rencontre d’ancêtres avec qui c’est fluide, léger, joyeux ET de nous engager auprès d’eulles. Il propose de dire merde à l’adn et aux « racines » si ça nous chante. Il nous rappelle qu’on peut se tourner vers des gens qui nous inspirent, des plantes qui nous appellent, des lieux qui reviennent dans nos rêves. Lire la suite « Le 4 de bâtons pour Samhain »

9 de coupes: être ici

img_20191018_231358_8836307614246135775111.jpgÊtre ici
Embarquer ou se poser
Non, juste être ici
Sans plan
Sentir l’instant
Sentir le vent
Sentir ce qui se pourrait
Juste un peu
Assez doucement pour ne pas stresser
Toucher ce qui a été
Lui caresser la joue
La réconforter
La laisser s’appuyer
Être ici
Partager un thé
L’éclat d’une vague Lire la suite « 9 de coupes: être ici »

8 de bâtons. La transformation du papillon

Créer de l’espace pour changer. Pour se transformer. Prendre le large si on étouffe ici.
Dans le train, un papillon qui a décidé de changer d’air. Est-ce qu’il est monté à Eupen, à Liège, à Bruxelles, à Gand, à Bruges, à Ostende ? Où descendra-t-il ? A-t-il l’intention de faire des aller-retours sur une ligne qui traverse la Belgique ? Une vie de voyage, accroché à la fenêtre, admirant chaque scène, bercé par la clim, peut-être que c’est son kif ? Va-t-il s’adapter à la vie à 250 km de son point de départ ? Ou bien crèvera-t-il, épuisé mais heureux d’avoir changé de trajectoire?

img_20190928_221642_5923923243751427496730.jpgLe papillon du 8 de bâtons ne passe pas des jours à préméditer ses changements. Fini, le cocon ! En route pour une métamorphose d’un autre type. Il agit à l’instinct. Il n’anticipe pas, il y va. Il n’a pas de courage puisqu’il n’a pas conscience du risque, il se laisse porter. Il se laisse transporter. Parce que la vie l’appelle, il ne peut pas attendre. Il répond présent aux aventures qu’elle envoie.
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4 de pentacles + Jugement

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Avec infiniment de brumes à venir… Conserver ton énergie. Préserver tes ressources. Les temps sont durs. Défendre le peu de confort que tu es parvenu.e à instaurer. L'humidité pénétre ta peau, tes muscles, tes articulations, tes os. Tu te replies pour te protéger. Le corps encaisse davantage. Conservation. Préservation. Repli. Si tu enfiles 20 imperméables pour contrer le brouillard et cette fichue bruine, prends garde à ne plus voir que tes pieds. Etends ton énergie. Concentre, protége, retourne et puis libère. De ton cocon, observe les signes. Si tu préserves, peut-être est-ce pour mieux (re)bondir, les batteries rechargées, quand viendront l'apparition, la vision, la certitude, l'amplitude et le pardon pour tes dérives. Dans les brumes à venir, comme dans les vapeurs de ton chaudron, tu distingueras la forme d'une promesse. Suis-la ! #pagancatstarot #minipagancatstarot #trainsong #cartomancie #cartomancienne #tarotcollectif #cartedujour #tarot #trainsong

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As de cailloux. La peau fine

img_20190927_154616_0597084096669633368790.jpgJe n’ai pas la peau dure pour encaisser les coups.
No thick skin.
J’ai la peau fine qui laisse passer le vent. Elle s’arrache. Elle se fend. Elle brûle. Elle cède.
Paper-thin skin that tears open or bruises.
On dit qu’elle est la défense, l’interface entre le soi et le monde.
Elle est mon moi, mon monde, le monde.
Par endroits, elle est si sensible qu’une caresse l’agresse. Elle aime les caresses, ma peau. Elle ne les filtre pas. Elle amplifie.
Elle ne se fie pas aux on-dit. Elle expérimente. Elle invente langages, sensations, saturations, ruptures, textures, volumes, volutes, utopies, ses pires et ses brumes, et ses brûlures.
On dit qu’elle abrite. On dit qu’elle est cabane. On la voit en écailles.
Elle clame qu’elle est vulnérable et qu’il n’est nul besoin de carapaces pour se défendre. Elle fend. Elle fond. Elle laisse s’échapper. Elle offre. Diaphane, elle est carte au trésors.
Elle bleuit de plaisir.
Cette peau, c’est mon corps, c’est moi, c’est l’as de cailloux.

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5 de pentacles face à un système oppressif

Tes besoins ne sont pas rencontrés. Pas remplis. Même pas vus. Ou bien on feint de ne pas les voir. Le résultat est le même. Avec un sol aussi boueux, chaque pas, chaque tentative devient plus glissante. Les pentes deviennent plus ardues. Les pavés sont infranchissables. Tu ne peux même pas les arracher au ciment pour les envoyer là où ils mériteraient d’atterrir.

Tu rencontres des fausses promesses. Des sourires lisses pas assez remplis pour atteindre les yeux. De l’hypocrisie qui ne paiera pas le loyer. Des feintes dont tu ne peux te dépêtrer dans l’enfer administratif. Des agent.e.s du système qui en déplore l’arbitraire et l’injustice comme une excuse de façade tout en exécutant le clic qui envoie ton dossier dans leurs archives, des gens qui sont le système.

Remarques méprisantes.
Te balancer la porte à la gueule.
Contrôler ton sac, appeler la sécurité. Sans raison. Les exécutant.e.s peuvent s’en passer.
Croche-pieds discriminants et structures excluantes.
Décréter que tu n’as pas démontrer les aptitudes. T’as pas justifié ta hargne d’intégration. T’as pas baissé les yeux devant l’autorité. T’as pas la tête de quelqu’un.e qui va se faire une place sagement. T’as pas démontré tes capacités de résilience.
Toutes les secondes. Des murs. Des impasses. Des pièges. Des bugs. Des erreurs. Enfin, c’est ce qu’on te dit. En réalité, c’est le fonctionnement même du système. Des sourires condescendants qui restent figés aux dents blanchies: quand on veut on peut. Lire la suite « 5 de pentacles face à un système oppressif »

3 de vases. Communautés, solitude, transition (La Mort)

Ça fait quelques mois que je ressens la pleine lune comme un appel à la communauté, criant puissamment depuis les tréfonds de ma psyché.
Je collecte des indications sur ce que la communauté n’est pas (et surtout n’est plus) à mes yeux, ce qu’elle pourrait d’être, ce dont je crève d’envie, là où je crève de trouille.
C’est bizarre de traverser ce processus en solitaire. J’appelle d’abord les parties de moi éparpillées, qui n’ont pas voulu faire communauté. Je réponds à l’appel d’Hékate. Je tends vers une sorte de communauté cosmique.
Hier, pendant qu’on marchait dans les bois, j’ai parlé et parlé de communauté, en particulier de communauté imposée: grandir dans une petite communauté rurale qui rend claustrophobe, ne pas avoir le choix de ses ami.e.s, devoir rester quand rien ne nous connecte. J’ai expliqué la solitude intense, plus tard, dans un monde plus élargi, quand il m’était impossible d’interagir avec quiconque à part les figures qui peuplaient mon esprit, mon monde, ce que j’appelais ma folie.
Et puis, avant d’aller dormir hier soir, j’ai parcouru des mails d’il y a 8 ans. Je me suis souvenue ce que ça m’avait fait de savoir que je perdais tout, inexorablement, en termes de communauté et de repères, tout en ayant cette sensation forte, baignée dans la lumière de l’automne, arpentant les rues et les parcs, livres et carnets sous le bras, que je me libérais pour retrouver enfin ma vraie communauté (queer !). La carte de la Mort dans toute sa splendeur en somme ! Lire la suite « 3 de vases. Communautés, solitude, transition (La Mort) »