10 de Pentacles & l’Impératrice – Cycle menstruel et cycle lunaire

Ok, ça fait affreusement délire new age mais c’est arrivé.

En orientant davantage mes pratiques de sorcières sur les cycles lunaires, mon rythme a changé. Je ne sentais pas particulièrement ses effets a priori. Il m’ait avant tout apparu comme un bon modèle, un repère temporel pour organiser des rituels et des tirages. Il me permettait d’organiser ma pratique. Puis, j’ai réalisé que j’avais vraiment une baisse de motivation, plus de fatigue et une absence de (le mot horrible) productivité à la fin de la lune décroissante avant d’embrayer sur un regain d’énergie et une créativité accrue après la nouvelle lune. Sans vouloir décider d’un effet incontestable du cycle lunaire, force était de constater des avantages: ancrer dans le temps + conscientiser les processus. Il m’incite à être attentive aux cycles en général. Il m’invite à suivre les évolutions de ma santé et de mon humeur. Lire la suite « 10 de Pentacles & l’Impératrice – Cycle menstruel et cycle lunaire »

7 d’épées – choisir tes combats?

Le 7 d’épées. Une des cartes les plus riches en possibilités d’interprétations selon les contextes, vous ne trouvez pas?
Aujourd’hui, je la lis comme une interrogation du concept « choisir ses combats ».
Elle est là, magistralement fière, somptueusement arrogante, laissant la ville, ses luttes, ses querelles, derrière elle. Pour prendre un peu l’air? Du temps pour elle? Lire la suite « 7 d’épées – choisir tes combats? »

Deux de coupes

Cette carte, ma parole, c’est celle du grand amour. On est biberonné-e-s aux contes de fées à la sauce Disney. C’est vrai qu’ils reposent sur des mythes sexistes, cishétéronormés, racistes, âgistes, classistes et fervemment monogames. Mais, on a beau le savoir, ça nous trotte souvent dans un coin de l’esprit. Rassure-toi, le deux de coupes n’est pas le grand amour version le pervers qui poursuit l’héroïne pendant quatre saisons parce que, consentement ou pas, c’est elle, la seule et l’unique. C’est pas le big love version gamin-e-s, maison et labrador. C’est l’amour authentique tel que toi, tu le définis, pour la life toute entière ou pour une nuit, en mode exclusif, asexuel, aromantique ou polyamoureux. La forme importe peu. Lire la suite « Deux de coupes »

Tirage artiviste pour le Nouvel An

Quelques cartes (ok, une tartine, accrochez-vous!) pour dégager un message militant pour 2018.

Introduction : une carte d’oracle pour donner le ton

DSC_7891

Equality (jeu: Creatures of the Moon, a story-telling oracle). Oups, on commence par un mot que je n’aime pas beaucoup dans le contexte du militantisme. Les registres de l’ « égalité », des droits, de l’égalité des chances/des droits reflètent une approche réformiste ou assimilationniste. Ils demandent une place dans le système (judiciaire entre autres) ou une égalité avec les dominant-e-s. Ils ne remettent pas en cause la structure profondément injuste et inégalitaire de ce système. Des registres à manier avec précaution car, s’ils peuvent déboucher sur des acquis nécessaires pour améliorer la (sur)vie de certain-e-s, ils cautionnent aussi les pouvoirs en place. (il y a des choses intéressantes là-dessus dans le dernier livre de Sam Bourcier, Homo Inc.orporated)

La carte est tirée pourtant. L’égalité… Qu’est-ce qu’on met dans ce concept ? Est-ce un souhait ou un outil à mobiliser ? En version constat « Nous sommes tou-te-s égaux-ales » : n’est-ce pas là une phrase toute faite, un vœu (pieu) qu’on fait passer pour une réalité dans un tour de force qui sert à masquer l’ensemble des inégalités qui, quant à elles, sont bien présentes ? Dans l’idéal, l’égalité, c’est super. Dans les faits, « nous sommes tou-te-s égaux-ales » masque la réalité des systèmes d’oppression.
Et puis, cette phrase exprime le confort des privilèges. Lire la suite « Tirage artiviste pour le Nouvel An »

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑