Ancêtres et 8 d’épées. Retracer nos Constellations Queer.

Tu ne viens plus visiter le tumulus.
Tu as oublié le sens des signes.
Les traces de mon passage ne t’évoquent rien.
Elles n’illuminent rien sur ton visage.
La toponymie a enfoui le tumulus.
La mémoire a désappris à regarder le paysage.

Je suis sous les tonnes de pierre de l’oubli.
Entre toi et moi, les murs de ceulles qui veulent nous détruire.
Entre toi et moi, on a défait toutes les histoires.
On a enterré tous les trésors.
On a banni nos savoirs.
Entre toi et moi
                            la distance.

Je suis seule. Tu es seule.
Dans ton désarroi, tu gratouilles la surface.

Engage ton corps.
Engage ton désir.
En gage de confiance, je t’ai laissé les clés.
Use de tes pouvoirs ignorés.
Allume les torches auprès du tumulus des ancêtres.
Lève les yeux au ciel.
Je brille pour toi.
Cherche en toi les connexions qui nous relient.
Entre tes neurones.
Quand tes organes de plaisir se gonflent.
Entre tes respirations.
Quand ta peau touche la sienne.
Constellations lesbiennes.

Les ancêtres
le tissu conjonctif faisant tenir
notre ciel,
nos corps,
nos créations

Ne me laisse pas,
ne nous laisse pas,
dans les méandres de l’oubli où on nous a reléguées.

Si tu nous sens vivre en toi,
même si nous n’avons plus de nom,
nous avons des sensations.

Ces sensations communes nous unissent.

Ce texte est extrait des tirages pour la Planète des Ancêtres dans le ciel de nos constellations queer:

Chantiers. Retracer nos Constellations Queer.

Demain est un autre jour. Tu dis toujours ça et puis demain vient et tu agis juste pareil, comme si de rien n’était, comme si tu ne démolissais pas tout.

Avec ton fantasme de toute-puissance, tu me manipules à ta guise. Tu crois me perdre. Tu m’exploites comme si on pouvait me vider. Comme si je n’allais pas répondre.

Au point du jour, je dépose mon venin sur tes paupières. Je me défends puisque ma subsistance en dépend. Je me défends.

Demain est un autre jour, dis-tu ? Je réduirai tes jours en bouillie si tu continues à faire fi des miens.

Si demain est un autre jour… si, si, si vraiment… alors c’est dès à présent qu’il te faut changer.

Il faut changer. C’est un fameux chantier.

Tu ne peux plus piétiner les Esprits, humaine.

La ciguë comme avertissement. Prends garde à toi. Attelle-toi à l’ouvrage. Dès à présent.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de Chantiers, des anneaux de la Planète des Esprits.

Traumas. Retracer nos Constellations Queer.

« Garde-les pour toi. Ne les révèle pas. Emprisonne ce qui hurle pour l’étouffer. Couve ce qui te bouffe afin de le vider. Garde pour toi, tiens bon. Encaisse. »

Aaaaaaaaahhhhhhh !

Je suis épuisée d’obéir. Je suis lessivée par ce que j’ai subi. Je suis déformée sous le poids de l’emprise. Je ne suis plus que l’ombre…plus que l’ombre…

Ah !

Chouette chevêche triomphante déboule. Elle perce l’étau. Elle anéanti le sceau. Elle brise les emprises. Elle me venge. Elle abat les murs. Elle libère. La chevêche d’Athéna libère.

Je fouille mes poches à la recherche d’antidotes. Je croque les os à la recherche de ma moëlle, la substance que j’ai cru volée.

Mort. Ainsi, je n’ai jamais succombé. Ainsi, je n’ai pas disparu. Ainsi, je ne suis pas seule.

Je décharne les fruits toxiques. Je mâche la pulpe. Je reprends vigueur. Je trouverai les mien-ne-s. Nous serons à la croisée des chemins. Je sais que nous y serons.

Liens. Ainsi, nous nous réunirons. Ainsi, nous fomenterons. Ainsi, nous extrairons.

Comme nous brillons. La belladone dilate nos pupilles. On développe une vision de nuit. On traque les cris des nôtres. On se sauve, on se protège, on crache.

Ainsi, Atropa rattrapera les agresseurs. Ainsi, Atropos tranche irrémédiablement. Ainsi, rien n’échappe au regard d’Athena.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de Traumas, des anneaux de la Planète des Esprits.

3 planètes, 3 de branches. Constellations Queer.

Les sphères s’emboîtent
D’hier et d’aujourd’hui
De terre et de labeur
D’air et de chantiers
De feu et de passions
D’eau et d’émotions
Les sphères s’emboîtent, éléments d’une même histoire

Les sphères s’articulent
Les récits diffèrent
Les testaments dérivent
Les conceptions divergent
Les liens se déchirent
D’ici et de là-bas
Les sphères désarticulent nos histoires trop répétées

Les sphères vibrent
Les mémoires résonnent
Les visions se réveillent
Nos corps se soulèvent
Nos outils frissonnent
Les astres s’appellent
Les sphères vivent, on s’aligne, on s’estime, on se soutient, on vit

Je sais où je désire aller

Pour me guider: ancêtres, esprits, adelphes

J’y vais!


Dans le voyage divinatoire dans les constellations queer pour l’expo virtuelle « retracer notre ciel » , ce tirage de tarot nous présente les 3 planètes principales: ancêtres, esprits, adelphes

Ce texte est extrait du point de rassemblement du voyage:

Le Feu Cosmique. Retracer nos Constellations Queer.

Qu’est-ce qui anime nos constellations queers? Qu’est-ce qui habite nos interstices? Qu’est-ce qui nous relie?
Traveller of vessels. Voyageuse de vaisseaux, voyageur de vases.

Yel s’exclame:

« Monte à mes côtés. En quête! En selle! Nos élans habillent les cieux que nous composons.
Nos pulsations habitent chaque particule de cet univers.
Nous sommes éparpillées mais reliées.
On se dissout. On s’immisce partout.
On recompose les constellations. »

Yel dit:

« Je parcours des siècles pour toi. Ça va sonner cliché mais écoute ça: c’est l’amour qui ne meut. L’amour nous met en mouvement. L’amour bouge nos constellations. Voyageurses de galaxies en reconfiguration. Mues par l’amour, nous nous retrouvons.

On refuse la solitude.
On refuse ce qui nous dissocie. On rejette ce qui nous isole. On déjoue ce qui brise notre fougue.
On se cherche.
Plus on se perd et plus on se cherche. Plus on se trouve et plus on cherche à s’étendre.
A toucher.
A s’aimer.
A visibiliser.
Connexions.

On crée du lien en arpentant nos galaxies.
En voyageant dans notre ciel méconnu mais profondément ressenti, on met au jour des bouts de nous. »

Voyageuses de vaisseaux. En visitant notre univers, on le crée, on donne vie, on fait sens, on défie.

On retrace notre ciel par nos voyages sans temps ni distances.

Voyageurses du cosmos
mues par l’amour queer.


canalisation avec le slow holler tarot. L’occasion de vous rappeler la publication d’un voyage divinatoire dans les constellations queer pour l’expo virtuelle « retracer notre ciel » de @atelier.corps.genre.arts

Ce texte est extrait du point de rassemblement du voyage:

Création. Retracer nos Constellations Queer.

Penchée sur le vase de divination, j’observe la magie. Des comètes surgies de nulle part se précipitent dans le liquide. Ces boules de feu illuminent brièvement l’obscurité de la caverne. Leurs traînées sont faites de paillettes. Si tôt atterries, les comètes fusionnent avec la matière. Dans mon récipient sacré, l’alchimie opère. Des sphères dorées se dessinent. Des spirales de leur traînées dansent.

Mais déjà, d’autres comètes. Déjà, plus de feu, plus de force, plus de créations.

Comme là-haut, de même ici-bas, dans les souterrains, dans les entrailles. Comme dans le ciel étoilé, comme dans l’univers, de même dans mon bol.

Je n’ai pas la compréhension de tous les mystères. Mais je suis sur le rebord de la bassine. Mes yeux plongent dans l’immensité. Je n’ai pas la compréhension, mais j’ai l’intuition. Je verse les précieux liquides. Les explosions dans les cieux viennent à moi. Ma grotte, la régénération. Je perpétue la régénération.

Au mur, sur les parois, les trainées des comètes laissent des œuvres. Des horloges aux mécanismes alambiquées. Les trajectoires des planètes. Diverses manières de calculer ou d’inventer le temps. Des manières de se raconter. C’est joli.

Sur mes doigts, les paillettes dorées que m’ont offertes les comètes. Les messagères. Je dessine des traînées sous mes yeux. Je les étire sur mes joues. En frôlant Vénus, les messagères ont reçu des ornements. La beauté dans les yeux, je salue l’étoile du soir. Conjonction. Cazimi. L’étoile du matin. L’étoile du soir. L’étoile du matin.

Lire la suite « Création. Retracer nos Constellations Queer. »

Espoirs. Retracer nos Constellations Queer.

Débordements. Révolutions. Désistements. Oppressions.

Ici s’étalent mes espoirs
Sous l’impact de la foudre, ils volent en éclat
Le vent les éparpille sur le sol
Les lambeaux de ma fierté jonchent la terre
La jachère de débris, les cendres de l’hubris

Soulèvements. Interruptions. Acharnements. Désillusions.

Ici s’effondrent mes rêves
Sous les coups, ils battent en retraite
Un tas de ruines pour dernier rempart
Les barricades s’embrasent dans un feu de terreur
L’autocombustion gagne mon cœur
Je pars en fumée, je m’égare en volutes

Attroupements. Obsessions. Discernement. Intuition.

Je m’accroupis. Quand il ne reste rien, que peux m’enseigner la boue ? L’eau croupie répond : beaucoup de bactéries.

Je pars de micro-organismes s’il le faut. Le macrocosme se révèlera en temps voulu.

Je m’assieds face à toi, mon adelphe. Que disent les espoirs quand il n’en reste que des morceaux ? Tu jettes les pierres. Ainsi mes espoirs s’étalent. Mes coups de foudre éclatent. Un vent de promesses nous fait frémir. Tu fixes les flambeaux dans la terre. Tu dis que le chemin est sinueux, mais que les guides sont auspicieuses.

Je traduis tes rêves, mon adelphe. Que révèlent tes tréfonds ? Je bats les cartes, je coupe le tas. Tes rêves sont les fondations qui ont résisté. L’incendie prépare le terrain de nos victoires à venir. On s’embrasse. On rit. On bouge. Dans les volutes de fumée, je vois que nous serons.

Que pensez-vous de votre voyage dans les Constellations Queer?

Vous venez de lire le message de l’Astéroïde Espoirs.

Nos constellations queer 🌌

Ma balade divinatoire en (22!) vidéos se trouve sur le carnet de recherche de l’Atelier Corps, Genre, Arts ce samedi 23 janvier 2021! 🔮

Le point de rassemblement pour l’embarquement, c’est ici:

Bienheureuses sous La Lune

Enlacer langoureusement ce qui fait que nous sommes « nous »
Toucher le dégoûtant, le sublime, l’épatant
Étreindre l’inavoué
Ce qui était honteux,
Le couvrir d’amour
Le sentir tout entier
Ressentir le soulagement
Pressentir l’embarras
Craindre le retour de bâton
Tomber sous le charme
Frémir quand l’hésitation s’évapore
Ce corps qui rampe hors de l’eau
Tous ces corps, tous ces traumatismes
Toutes ces transformations, toutes ces histoires
Émotion
Oh, nous sommes entièr.e.s
Nous sommes entièr.e.s
S’enlacer tout.e(s) entièr.e(s)
Il en a fallu du temps
S’enlacer pour 10 générations
Et des centaines de relations

Embracing what makes us ‘us’
The wonderful, the terrible and the ugly
Hugging what we used to consider shameful
Feeling it all
Relief in reconciliation
Embarassement
Unease and fear of retaliation
Our body crawls out of the water
Many bodies, many traumas,
Many changes, many stories
We’re whole we’re whole
Damn scared but oh so whole
How come we hadn’t realised it before?

Le 7 de coupes. Sous ton grand chapeau

Tata yoyo, qu’est-ce qu’il y a sous ton grand chapeau
Dans ma tête y a des tas d’oiseaux

Que tu l’affiche
Ou que tu caches
Dans ta tête, ça décale, ça défie
Ça défile, ça s’entasse
Ça jacasse ça jacasse ça jacasse

Ça se déchire
Mais ça danse aussi
Farfelu.e fille du vent
Furies Furies Furies

Sous le chapeau,
Ça chamboule, ça perd la boule
C’est pas glamour, égarer son Nord
Mordre aux baves des Sirènes
Harponné.e par les Harpies et les pies et les pies

Lire la suite « Le 7 de coupes. Sous ton grand chapeau »