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En chariot dans l'univers du tarot

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Journée internationale du tarot – 7 de pentacles – Tirage

Mes premières réflexions sur le 7 de pentacles pour la Journée Internationale du Tarot sont sur le blog depuis quelques semaines.

Le fameux jour est arrivé! En cadeau, pour compléter mon interprétation, j’ai concocté un schéma de tirage inspiré par le 7 de pentacles (et savamment mis en page dans la kitschitude totale):

JourneeTarot7dePentaclesTirage

A vos cartes! Les positions sont donc:

  1. Ce que tu as accompli
  2. Ce dont tu n’as plus besoin en ce moment
  3. Sur quoi prendre appui pour la suite
  4. Que faire des fruits que tu as choisi de récolter (deux cartes)
  5. Te connecter à ton corps.

Le plan de tirage existe aussi en version pdf.

Si vous avez envie de vous faire tirer les cartes avec ce tirage (IRL, skype, par mail), écrivez-moi à cathoutarot@gmail.com afin de définir ensemble un échange.

Si vous voulez vous préparer une tisane et vous entourer de quelques pierres pour ce moment d’introspection et d’évaluation, un petit conseil:

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Tirage pour le solstice d’été

Je vais tirer les cartes à un événement féministe pour le solstice d’été ce soir.
J’ai conçu un schéma detirage à 4 cartes pour des consultations rapides et légères (une dizaine de minutes).

1. Célébration
Ce dont tu peux profiter, ce que tu peux fêter, retour sur ce que tu as accomplis récemment.
Something to enjoy or to celebrate. Something you’ve achieved lately.

2. Force / strength
Cet endroit en toi où tu peux retourner en toute confiance et puiser de l’énergie. Tes ressources. Ce sur quoi tu peux compter.
This place within you you can come back to, where you’re safe. Your resources. Something you can rely on.

3. Pouvoir magique secret / secret magic power
Comment tu peux briller, irradier inspirer, guérir, enchanter, soigner. Une pensée à garder près du cœur.
How you can shine, radiate, be an inspiration, heal, enchant. Something sweet for your heart.

4. Expression et transformation
Comment tu peux exprimer, créer, partager avec tout ça.
How you can express something with all that by creating, sharing, planting.

La pendue, la prêtresse, le désir

Une combinaison de tarot et d’oracle qui fait du bien. Quand l’abondance et la sensualité prennent appui sur un mélange de patience et d’intuition. Si on n’a pas de prise sur le désir, il faut savoir lâcher, (s’)écouter et accueillir la volupté sous toutes ses formes, même les plus anodines. Les années m’ont appris que le désir ne vient pas sans l’observation et l’accueil de la tristesse. C’est une bonne chose selon, je crois. Ça le fait fleurir. Ça le rend précieux.

#SalutJeFaisUnComebackIciAvecUnMiniArticle

Equinoxe de printemps

Mini tirage / tarotscope pour l’équinoxe de printemps!

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joie de vivre tarot

Une carte pour l’équinoxe de printemps. le trois de pièces/pentacles. se rassembler, travailler ensemble, ne pas rester seul-e en cette période de mise en action des plans qu’on aura fait mûrir pendant l’hiver, demander conseil, s’entraider, reposer les un-e-s sur les autres pour construire des projets étincelants, être prêt-e à s’impliquer voire à travailler d’arrache-pied.

Un conseil. l’empereur. s’engager, s’organiser, structurer sa pensée et ses envies pour y donner vie, s’armer de pragmatisme et se lancer.

Comment briller. le page de coupes. s’émerveiller devant les rencontres ou apprendre à passer du bon temps seul-e avec soi-même, faire des choses qui nous font du bien et en découvrir des nouvelles, remplir sa coupe de douceur mêlée à la curiosité. Les deux premières cartes nous parlaient de dur labeur pour mettre en œuvre nos projets, celle-ci nous invite à en profiter aussi en saupoudrant nos plans de créativité, de rêves et de douceur.

Un joyeux équinoxe à tou-te-s!

Violences policières et patriarcales vs solidarité féministe (hiérophante et as de bâtons)

Vous savez comme je dis toujours que, dans ma pratique, le tarot ne sert pas à prédire l’avenir ? Ouais bon, j’avoue, parfois quand même, il est assez explicite.

Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris que je ne suis pas au top de ma forme ces jours-ci. Du coup, la semaine passée, une angoisse de la foule me travaillait un peu à l’idée de participer à une marche de nuit féministe qui avait pour objectif de revendiquer notre place dans l’espace public et de dénoncer les violences sexistes et transphobes, le tout en non-mixité sans hommes cis. J’ai donc tiré quelques cartes pendant que je préparais ma tenue histoire de sentir un peu mieux la soirée.

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Le hiérophante et l’as de bâton, croisés par le fils d’épées. D’abord, j’ai voulu voir le hiérophante (ou pape) sous son jour le plus sympathique : de la transmission d’expériences, des personnes qui partagent leurs savoirs. Ça n’a pas duré, mon intuition m’a vite orientée vers une conception plus traditionnelle de la carte : ordre établi, ordre moral, ensemble de règles et de lois qui paraissent figées, maîtres à penser. Shift dans mon esprit : la police sera sur place pour nous empêcher de marcher et ça ne sera pas franchement pacifiste de leur côté. Les gardiens de l’ordre établi et des institutions ne s’embarrassent généralement pas de non-violence. L’as de bâtons, incandescent, était un rappel de l’importance de cette marche aux flambeaux, de nos convictions, de nos contestations, de notre capacité d’agir pour donner forme à un monde meilleur. J’étais directement bien résolue à me déplacer, tout en prenant au sérieux le message du fils d’épées : ne pas m’emballer trop vite verbalement quand il s’agirait de se défendre. Lire la suite

Les Amoureuses + L’Etoile

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The Lovers + The Star (Thea’s Tarot) + Anger + Apathy (Oracle of Oddities)

Les amoureuses, les éternelles, les fabuleuses. Contre son corps, tout tout contre son corps. Dans la contrée des merveilles, tout tout contre son corps. Contre les dominants, contre ce qui oppriment. Notre refuge, tout tout contre nos corps. La dépression dessine des creux. Des sillons où se lovent les doutes, le temps d’un soupir, le temps d’un frisson, quand les dents claquent brièvement.

J’ai de l’espoir, j’ai des promesses. Tout contre toi, ma butch. Je ne m’étais pas figurée ce genre d’histoire. Je n’avais pas imaginé. Dans cette histoire, je suis sereine. Amoureusement sereine. Prête pour les épreuves. Armée pour les galères. Parfois à court de souffle. Souvent à court. Cours, cours, danse dans les champs qui s’étendent à perte de vue. Dans cette histoire, je suis confiante. Ça veut pas dire que j’ai pas peur de temps en temps; ça veut dire que j’en sais assez sur nous pour savoir qu’on brille à l’infini. Et notre amour se nourrit, se soigne, s’amplifie.

Notre passion nous jaillit du bout des doigts. Comme la magnétiseuse que tu es, la tireuse de cartes que je suis. Comme les sorcières qu’on était vouées à être. La magie nous jaillit du bout des doigts et notre amour se renouvelle. S’amplifie. Se développe. Fleurit. Notre amour gagne en envergure dans un écrin de verdure. Je patauge dans les images un peu cheap, mais c’est seulement parce que les mots c’est jamais assez pour tant de beauté. Je ferme les yeux tout contre toi et je vois défiler des couleurs, de la chaleur, de l’énergie ou des trucs comme ça. Notre engagement, c’est comme une guirlande de ressources. Tout contre toi, ça sent la vie.

Ça sent notre vie, notre engagement, nos convictions, notre extravagance et notre puissance. Tout contre toi, c’est l’infini qui se blottit. Puis s’étend. Qui palpite. Ça vibre comme un big bang. Tout contre toi, toutes les lignées des ancêtres qui nous protègent attisent notre révolte. Scellent des vœux de protection. Tu es plus que de multiples soleils. Les étoiles te garnissent les pores, t’agrandissent le corps. La volupté est vulnérable.

Tout contre ma chère et tendre, mon inénarrable. Ma très fabuleuse. Notre relation est œuvre de création. Continuelle. Nos cons à nu, nos ailes. Notre relation donne vie à des autres lieux. Chez nous. Autour. Partout. Elle défie les attentes. Elle tente des ponts. Elle enlace la seule souveraine preuve: l’amour est à écrire. L’amour est à foutre à la poubelle. L’amour est ce que le patriarcat en a fait. L’amour est ancré dans le capitalisme. L’amour s’achète, l’amour leur achète une place dans le système. Re-boot.

On reprend depuis le début. Notre relation met à mal l’hétéropatriarcat. Sa reproduction en sera le coup de grâce. On se reproduit. Gouines, trans et queers qui recrutent. On écrit nos histoires sur les cendres de leurs normes. A l’encre de. On tatoue nos histoires sur nos corps triomphants. Couverts de bleus et triomphants.

Dénoncer et dégommer l’hétéronorme. Peut-être qu’yels ne le choisissent pas, mais le constat demeure : être cishétéro, c’est être complice. J’ai de l’espoir pour ce monde en raison des gouines/trans/queers qui résistent. Qui écrivent. Qui protestent. Dénoncent et énoncent les sentences : à la poubelle ce qui a été fait de l’amour. Des étincelles pour une autre façon de le faire: la sorcellerie.
On n’en a pas assez fait. Yels n’ont pas fini de nous entendre. Bourdonnant-e-s et rebelles.

IX d’épées + VI de pentacles

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The Wild Unknown Tarot + Oracle of Oddities

Cette angoisse s’est emparée de moi assez brusquement. Incapacitante. Elle a quelque chose qui relève du syndrome de l’imposteuse. Comme si toute ma vie – toute ma renaissance de ces cinq dernières années – était construite sur un miroir aux alouettes. Et si les gens se trompaient sur mon compte ? Et si je jouissais d’une réputation qui ne serait que le reflet de ma capacité à bien parler et non à construire ou à vraiment aider ? Et si cet ego démesuré et cette confiance en moi sans faille faisaient de moi une personne imbue d’elle-même mais incapable d’interagir et de donner sur une base sincère ? Et puis, si je me dispute avec les gens ou si j’ai autant de facilité à les rayer de ma vie, c’est sans doute que je ne m’attache pas réellement ? Angoisses… bruits et tensions du corps qui se crispe au milieu de la nuit… panique à l’idée que celle qui dort à mes côtés se détourne, pas dupe.

Le 6 de pentacles, c’est aussi la terreur face à la dépression d’une autre. Terreur de penser trop bien savoir et de s’y arrêter. La tentation de se reposer sur la certitude de comprendre les rouages au lieu de faire de l’espace et de laisser s’exprimer la déprime de l’autre. Ou trop inciter, trop stimuler. Ou pas assez et s’engluer, se laisser contaminer, alimenter la spirale infernale de l’apathie. Plus encore, et c’est toute l’essence du 6 de pentacles, la crainte de se sacrifier à la dépression et à ses exigences. Jusqu’à ce qu’elle devienne un monstre. Jusqu’à ce que j’implose. Jusqu’à ce que la relation se termine ou en pâtisse pour de bon. Schéma maintes fois rejoué dans de multiples amitiés, ne pas réussir à exister face à la dépression d’un-e autre. Peur de m’imposer, de ne pas respecter, de ne pas m’adapter au tempo de la maladie, peur de faire culpabiliser, de brusquer le rythme aléatoire du aller-mieux.

J’angoisse et je suis terrorisée parce que j’ai le sentiment que les gens pensent que je dis des choses intelligentes et que je comprends vraiment bien les autres alors qu’en fait je suis paumée, toujours paumée. J’essaie d’être intuitive. Je puise dans mes expériences. Je parcours encore les traces que les psychoses ont laissées sur moi. Mais je suis paumée. Tiraillée entre l’envie de me dévouer et celle de cultiver mon propre espace et mes ressources bien méritées.

La carte d’oracle qui m’invite à observer se trace un chemin dans le tournoiement de l’angoisse du 9 d’épées et les dynamiques d’échange et de don du 6 de pentacles. Elle me dit : Lève les yeux, regarde ce qui se passe et agit en conséquence au fur et à mesure au lieu d’anticiper et de chercher à bien faire. A trop bien faire. Au risque de t’enfermer dans des réponses toutes faites. Ecoute plutôt. Sois attentive. La magie opère. Pas besoin de se mettre la pression. Parfois on foire et parfois on gère comme une pro. Mais n’essaie pas d’être superwoman. Sois juste présente et ouverte aux signes, aux appels, à la temporalité. Tout doux, petit poney.

Solstice d’hiver

J’ai tiré quelques cartes à partager pour le solstice d’hiver.
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Six de coupes. Le moment est venu de remonter en arrière, de chercher à comprendre où on s’est éparpillé.e.s et où l’énergie a été dispersée. Plus loin encore, quand a-t-on cessé d’être en contact avec ce qui nous épanouissait? Avec ce qui était bon pour nous… Pourquoi a-t-on oublié comment y revenir? Comment renouer avec ce qui nous fait du bien et qui nous épanouit?

Demande-toi… Quand tu étais enfant ou ado, quelles étaient tes passions? Sur quelles convictions refusais-tu de transiger? Qu’est-ce qui te rendait purement et absolument heureuse.x? Tu sais… sincèrement… d’une façon non polluée par les attentes de tes proches ou par les aspirations sociales qu’on te vendait. Renoue avec cette force teintée d’insouciance. Prends appui sur elle.

Et puis, collectivement, retrouvons l’énergie que l’on croit brisée par les épreuves. Qu’est-ce qui a rompu? Est-on aussi déconnecté.e.s des luttes passées et de la force contestataire qu’on le croit? Ou bien cette énergie de ne pas accepter les injustices est-elle intacte et prête à être partagée dans un élan transformateur? L’anarchiste Emma Goldman disait « si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à cette révolution ».

Le 4 de bâtons nous rappelle aussi de profiter de la puissance de notre union. Ainsi que de la joie qu’on éprouve à se rassembler. Le soulagement également. Alors qu’on se sent isolé.e et impuissant.e, le soulagement de se rassembler. Se (re)trouver. Faire communauté malgré nos divergences. Découvrir un moteur dans nos engagements communs. Et aussi et surtout, le combat ne sera pas tout. Sachons nous réjouir de ce qui nous fait du bien, simplement. Célébrer ce qui fonctionne. Ce qui se transforme déjà peu à peu. Prendre le temps de le voir. Et danser. Tourbillonner.

Au-delà de ça, la mère de coupes nous lance un appel à prendre soin de nous-mêmes et les un.e.s des autres. Yel nous suggère d’écouter et de respecter les limites de nos implications. Yel nous invite à mettre au cœur de nos luttes et de nos fêtes un souci réel pour chacun.e et de l’estime pour soi-même.

Cajoler son corps, comprendre pourquoi il lâche parfois, pourquoi il arrive qu’on ne parvienne pas à l’aimer. Se faire des infusions avec des plantes récoltées l’été. Des bains au romarin. Prendre le temps d’écouter les blessures qui nous viennent de loin. Elles nous en apprennent sur le monde qu’on veut quitter et sur celui qu’on veut construire. Donner une existence aux traumatismes réduits au silence pour, d’une part, apaiser leurs impacts, et de l’autre, sortir de l’ombre les violences (hétérocispatriarcales, racistes, coloniales, capitalistes,…). Faire prendre conscience de leur caractère systématique et oppressif. Puis s’activer.

La mère de coupe est une invitation à soigner, non pas pour reléguer aux oubliettes, mais pour donner sens, ou du moins résonance. Et quand on ne peut soigner ni guérir : écouter, accueillir, adapter l’environnement ou le fonctionnement, faire une place, bousculer l’organisation, interroger les normes.
Elle nous invite à l’indulgence vis-à-vis de nous-mêmes et à la confiance en nos potentiels.

Un bon solstice d’hiver! Revigorant et fortifiant!

II de pentacles et IV de pentacles

Se connecter à plus de flexibilité, une capacité à rebondir dans les limites de ce qui t’es donné. Ne pas être trop rigide ni trop dans le contrôle comme les liens du 4 de pentacles, mais plutôt capable de jongler, de faire preuve de spontanéité, d’élan.
Le vol du papillon. Plus de souplesse. Moins compter les énergies et ressources existantes, davantage de prise de risques pour voler au devant de nouvelles.

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The Wild Unknown Tarot

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