Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou…

Il n’y aura pas de dénouement facile. Une entreprise de démêlement laborieuse, par contre. Il y aura un retour aux sources. Là d’où s’écoule la  tristesse intarissable. Le flot de larmes. Il y aura des inondations.

La matrice démolie. Les repères lacérés. Il y aura – il y a déjà – le goût du sang dans la bouche. Se mordre la langue pour ne pas hurler. Ronronner pour ne pas se démanteler. Toutes les nuits.
J’ai la mâchoire serrée. Démontée. La douleur s’étend à l’ensemble du corps.
Comment font les gens qui ne ronronnent pas. Ce bruit de moteur assourdissant, cette vibration qui vient d’aussi loin que mon corps peut puiser. Comment font les gens ? Quand j’avais 3 ans, j’ai commencé à humer cette musique pour m’endormir. En tournant mes cheveux dans la main. Lire la suite « Le 10 de couteaux comme solution ou conseil ou… »

Les Amoureuses + L’Etoile

Les amoureuses, les éternelles, les fabuleuses. Contre son corps, tout tout contre son corps. Dans la contrée des merveilles, tout tout contre son corps. Contre les dominants, contre ce qui oppriment. Notre refuge, tout tout contre nos corps. La dépression dessine des creux. Des sillons où se lovent les doutes, le temps d’un soupir, le temps d’un frisson, quand les dents claquent brièvement.

J’ai de l’espoir, j’ai des promesses. Tout contre toi, ma butch. Je ne m’étais pas figurée ce genre d’histoire. Je n’avais pas imaginé. Dans cette histoire, je suis sereine. Amoureusement sereine. Prête pour les épreuves. Armée pour les galères. Parfois à court de souffle. Souvent à court. Cours, cours, danse dans les champs qui s’étendent à perte de vue. Dans cette histoire, je suis confiante. Ça veut pas dire que j’ai pas peur de temps en temps; ça veut dire que j’en sais assez sur nous pour savoir qu’on brille à l’infini. Et notre amour se nourrit, se soigne, s’amplifie. Lire la suite « Les Amoureuses + L’Etoile »

La Lune + 2 de bâtons 

Se concentrer sur le travail des ombres. Épouser l’occulte.

Pouvoir aller là-bas. Faire ce travail-là. Comme quand je peins intuitivement, automatiquement pour déterrer les souvenirs enfouis par la dissociation. Je fais un travail long. Sur le long terme. Que j’oublie parfois car je ne sais pas comment intégrer tout cela dans ma vie. S’y pencher, c’est faire face à la nécessité de choix dont l’impact sera irrémédiable. La carte de la Justice dans un coin de l’esprit. La cour des épées.
La Lune. Dans la nuit. Sous un autre jour.

Dans les forêts qui ont peuplé des années de ma vie. Les mains coupées des enfants sont suspendues aux arbres comme autant de réjouissances de Noël. Je suis coupée. La nuit, je hurle encore. Lire la suite « La Lune + 2 de bâtons « 

L’Etoile

Se faire confiance. Se (re)construire et aller quelque part. Sans savoir où. En suivant son instinct. Son cœur. Son étoile.
Sur l’illu, une personne en contemplation/méditation/béatitude/communion avec l’univers. Sur sa robe, une partie du cycle de la lune. Sur elle, un bout de ciel. Dans ses cheveux et au creux de ses mains, des étoiles. Comme un buisson ardent. L’instinct. La sexualité. Elle a marqué ses lèvres d’un rouge profond. Elle ne sera pas de celles qui restent dans les chemins bien tracés de la normalité. Elle s’imprègne de la force de son étoile avant de la lancer dans les airs. Tel sera son chemin. L’inconnu. Auréolé d’espoir. L’étoile de la bergère.

                                         Son imagination n’a plus de barrière Lire la suite « L’Etoile »