7 de coupes, l’Etoile, reine de coupes, as de coupes.

On dirait que tu n’es que sentiments, rêves, fantasmes. Ça coule de partout. Ça s’écoule par tous tes pores. Tu te sens humide de désirs. Débordant.e d’émotions. Tu dresses la liste de tout ce que cette vague qui remonte de ton bassin à ton crâne te pousse à faire. Puis, ça coince dans la tête. Tu cogites. Tu fous pas grand-chose de tout ça.

Faut dire que L’Etoile nous est apparue retournée en carte de blocage. T’arrives pas à te poser dans l’instant avec tes rêves. T’arrives pas à laisser l’espoir prendre possession de ton présent. Tu veux encore être au volant. Tu bidouilles sur le GPS de ta life. Au lieu de laisser l’étoile du soir t’attirer. Au lieu de profiter de tes émotions bouillonnantes qui scintillent comme des vérités et non des choix à poser, des routes à prendre, des limites à imposer. (samhain commence à dégouliner de la table au moment où j’écris ces mots… On pourrait en prendre de la graine ?)

wp-15869809336727945187652238528626.jpg
L’Etoile, c’est pas tellement la carte de la destination ici. C’est pas non plus la carte de « c’est le voyage qui compte plus que l’objectif ». C’est la carte du « maintenant, c’est bon, c’est absolu, c’est juste, ça résonne, c’est rassurant ». L’Etoile te permet de faire grandir ta confiance. Des émotions pures de l’As de coupes, elle peut créer la fontaine qui alimente ton lac cosmique, qui te connecte à toi-même et à l’univers. Elle t’invite à déverser au lieu de canaliser. Elle me fait penser au sentiment divin quand j’éjacule, quand je goutte pleinement aux délices de l’instant et que tout mon être vibre et que tout tout tout semble vibrer partout.
Lire la suite « 7 de coupes, l’Etoile, reine de coupes, as de coupes. »

Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs.

Un point sur la roue de l’année n’existe jamais sans sa connexion aux autres. C’est particulièrement le cas pour les polarités. Équinoxe de printemps, le jour et la nuit sont d’égale durée. La lumière du jour augmentera jusqu’au solstice d’été. Elle restera plus longue que les nuits jusqu’à Mabon, l’équinoxe d’automne. D’ailleurs, pendant qu’on célébrait Ostara, c’était Mabon dans l’hémisphère sud. Les concepts de cycles des saisons évoquent souvent l’interconnexion, finalement.

wp-15870223609597448441183314999237.jpgUn équinoxe de printemps en confinement me ramène le bruit des vagues, superposé à celui de ma respiration en méditation. J’étais à la Mer du Nord pour l’Equinoxe d’automne. J’y ai rencontré Nehalennia, la déesse de la Mer du Nord et des échanges. J’ai réalisé des rituels autour de figures de mères, en particulier Déméter. J’ai célébré l’autonomie de Perséphone autant que le dévouement de son entourage. Il paraît qu’elle revient des Enfers au printemps. Il paraît qu’Hékate accompagne ses voyages.

J’ai récolté des semences de roses trémières, des baies d’églantine, de rose sauvage et d’aubépine. Le vent balayait les peupliers noirs auprès des ruines de l’Abbaye de Notre-Dame des Dunes. Je récoltais les branches. Mabon, célébration de récolte. Le printemps suggère de ne pas amasser, d’utiliser, de rendre à la terre, d’offrir. Accumuler ne sert pas, paraît-il. Lire la suite « Relier les équinoxes d’automne et de printemps. Souvenirs. »

4 de coupes + Valet de coupes

Exténué.e. Vidé.e. Qu’on me laisse seul.e avec mes pensées. Ronchon.ne. Déprimé.e. Niveau d’inspiration: entre 0 et moins 1000. Énergie stagnante. Idées puantes. Cerveau embrumé. Contractures. Bugué.e. Au bout du rouleau.

Tellement de coupes que j’ai tellement mais tellement la flemme de voir aujourd’hui. Toutes ces coupes que j’ai pas envie de boire. J’suis à sec. Rivière asséchée. Vidé.e.

J’arpente ses sillons, souvenirs du flow, labyrinthe de tout ce qui me sape le moral. Au détour d’un coup de cafard, une note m’intrigue, abandonnée sur le trottoir. Un coup de vent à peine perceptible la soulève. Elle atterrit sur mes bottines. Elle déverse des mystères sur mes orteils. Elle s’agrippe. Lire la suite « 4 de coupes + Valet de coupes »

10 d’élixirs (coupes). Ecrire

Un ordinateur. des doigts qui courent sur le clavier. l’inspiration qui pousse sur la carapace.

La fluidité des images que je capte avec des mots, que je fige mais déjà elles filent.
Loin devant. Ou derrière. Ou tout en dessous. Ou au-delà.
Disparues. Saisies. Jamais capturées. Inoubliables. A jamais. Comme l’odeur des pois de senteur que je cueillais enfant à la ferme dans le Pays des Collines.

Le soulagement. Les envies.

Je réalise seulement à quel point ça me manquait, un ordi, en particulier un ordi suffisamment compatible avec mon handicap.
Je respire.

wp-15811675009165316150826575273076.jpg

Reines de Floraison (coupes) et de Plumes (épées). Souvenir de la nouvelle lune en verseau

Un pont au-dessus du fossé entre les émotions et les mots
Point de rencontre pour les capacités à déchiffrer et les messages obscurs de l’inconscient
Point de fusion entre les sensations et l’organisation narrative

6 d’élixirs et 7 de pièces

En quête de continuité? Envie de faire le point? Nécessaire de te débarrasser de ce qui te pèse?
Si tu ressens le besoin de faire le tri, suis ce qui pétille. Souviens-toi de ce qui t’enchantait! Renoue avec l’émerveillement que tu as mis de côté pour avancer. Il y a en toi une forme de toi qui sait ce qu’il faut poursuivre et quel est le lest à lâcher. Il y a en toi la trace de ce qui te fait rire, une zone qui ne demande qu’à être activée. Il y a en toi de la joie. Cette joie peut devenir le moteur de tes processus créatifs. Cette joie, elle te meut aussi vers ce mysticisme que tu t’empêches de ressentir pleinement.

9 de coupes: être ici

img_20191018_231358_8836307614246135775111.jpgÊtre ici
Embarquer ou se poser
Non, juste être ici
Sans plan
Sentir l’instant
Sentir le vent
Sentir ce qui se pourrait
Juste un peu
Assez doucement pour ne pas stresser
Toucher ce qui a été
Lui caresser la joue
La réconforter
La laisser s’appuyer
Être ici
Partager un thé
L’éclat d’une vague Lire la suite « 9 de coupes: être ici »

3 de vases. Communautés, solitude, transition (La Mort)

Ça fait quelques mois que je ressens la pleine lune comme un appel à la communauté, criant puissamment depuis les tréfonds de ma psyché.
Je collecte des indications sur ce que la communauté n’est pas (et surtout n’est plus) à mes yeux, ce qu’elle pourrait d’être, ce dont je crève d’envie, là où je crève de trouille.
C’est bizarre de traverser ce processus en solitaire. J’appelle d’abord les parties de moi éparpillées, qui n’ont pas voulu faire communauté. Je réponds à l’appel d’Hékate. Je tends vers une sorte de communauté cosmique.
Hier, pendant qu’on marchait dans les bois, j’ai parlé et parlé de communauté, en particulier de communauté imposée: grandir dans une petite communauté rurale qui rend claustrophobe, ne pas avoir le choix de ses ami.e.s, devoir rester quand rien ne nous connecte. J’ai expliqué la solitude intense, plus tard, dans un monde plus élargi, quand il m’était impossible d’interagir avec quiconque à part les figures qui peuplaient mon esprit, mon monde, ce que j’appelais ma folie.
Et puis, avant d’aller dormir hier soir, j’ai parcouru des mails d’il y a 8 ans. Je me suis souvenue ce que ça m’avait fait de savoir que je perdais tout, inexorablement, en termes de communauté et de repères, tout en ayant cette sensation forte, baignée dans la lumière de l’automne, arpentant les rues et les parcs, livres et carnets sous le bras, que je me libérais pour retrouver enfin ma vraie communauté (queer !). La carte de la Mort dans toute sa splendeur en somme ! Lire la suite « 3 de vases. Communautés, solitude, transition (La Mort) »

La Prêtresse, lae Gardien.ne de mer, le 10 de ciel

C’est la saison ! L’automne ! Samhain/Halloween! La saison dont on aime dire qu’elle nous rend plus sensibles à l’invisible. Plus à même de mettre sur pause le brouhaha d’un quotidien trépidant pour se brancher sur une autre fréquence. Davantage capable d’observer et d’interagir avec les autres mondes partout autour et en nous.
Malgré l’envie de nous y plonger et de batifoler dans le mysticisme, cet état peut aussi nous mettre en contact avec des contenus difficiles, jusque là sous contrôle. Cela peut se traduire par des cauchemars, des crises d’angoisse, des vieilles peurs qu’on croyait disparues plutôt que par un afflux d’informations limpides et rassurantes.
La Prêtresse nous soutient dans tout ça. Yel a l’expérience de cette complexité, enracinée dans des siècles de transmission. Yel peut gérer les facettes de cette saison aussi glaciale que nourrie par le feu qui crépite. Yel guide dans les eaux troubles.
Encore quelques ajustements pour trouver un équilibre dans les prochains jours et le calme qu’elle nous inspire prendra peut-être le dessus.

img_20191011_190320_9117455090955294575288.jpg